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DVDEF

Terminator 2: Judgment Day (Ultimate Edition Metal Case)

Critique
Synopsis/présentation
Difficile de parler du désormais célèbre Terminator 2 sans être redondant. En effet, virtuellement tout à été dit au sujet de ce film. Et cette nouvelle sortie (qui fut entourée de quelques difficultés techniques dont nous reparlerons) et l'annonce officielle récente de la création d'un troisième et quatrième opus dans la série du célèbre cyborgue ne risquent pas de faire taire cette saga pour au moins une autre décennie… et dire que le jour du jugement dernier devait avoir lieu le 29 Août 1997…
L'histoire, tout le monde la connaît. En fait, elle est sommairement identique à celle du premier épisode. C'est en fait cela le problème principal du film. Bien que très stimulant au niveau visuel et sonore, le scénario, en sommes, s'avère presque être une reprise du premier épisode, avec un plus gros budget évidemment. Les péripéties s'avère en général être presque les mêmes, de la poursuite sur l'autoroute jusqu'à la fin dans une usine. Le père que John Connor n'a jamais eu est remplacé par le terminator, qui saura lui prodiguer assez de sagesse et de confiance en soi pour le placer à la tête de cette fameuse résistance qui, ironiquement, n'aura peut-être jamais lieu. Mais le tout est suffisamment bien mené, avec assez d'entrain et d'interactions entre ses personnages (en particulier dans le director's cut, qui contient approximativement 15 min. de scènes rajoutées) pour maintenir notre intérêt pendant plus de deux heures trente. Pour un scénario qui sent le déjà vu, c'est un exploit dont il faut attribuer les mérites au réalisateur James Cameron.
Difficile aussi de parler de cette version ultime sans glisser un mot sur les difficultés qu'ont encourues Artisan dans la mise en marché du DVD. À l'origine prévue dans une format DVD-18 (un disque double face, double couche), l'ambition du studio à nous fournir 6 heures d'informations sur un simple disque en a pris pour son rhume quand le studio s'est vu dans l'impossibilité de fournir à la demande du marché, vu le délais plus long à produire de tels disques de qualité. Pour cette raison, Artisan a du remédier à la situation en produisant illico la même version, mais cette fois sur deux DVD-9, format qui est norme dans la production d'éditions exigeant plus d'espaces. Il n'est pas sans dire que cette décision de dernière minute entraîna une série de retard dans la distribution du film, qui s'est fait au compte goûte… Au Canada, c'est dix jours passés la date officielle de sortie que le film est finalement apparue sur nos tablettes, dans sa version à deux disques uniquement. Et finalement, on vient à se demander si tout ce brouhaha en valait vraiment la peine.


Image
C'est ici que les bonnes nouvelles commencent. De tous les films de James Cameron déjà distribués en DVD, cette version de Terminator 2 est en fait le premier de ses films à paraître en format widescreen optimisé pour les écrans 16:9. Fox avait manqué sa chance au début de l'année avec The Abyss (dans une version assez similaire), erreur que n'ont pas répétés Artisan. Les résultats ? Excellents… Bien que les versions antérieures du film n'avaient rien à envier à l'époque (qu'on pense à l'excellente version Laserdisc ou la précédente édition DVD…), cette version les éclipses toutes. La compression est en général excellente, ne laissant entrevoir que quelques grains dans certaines scènes sombres seulement. Sinon, la copie présenté est exempte de défauts et d'artéfacts, dévoilant une image claire et contrastée. Fait intéressant, les couleurs chaudes dans le film sont éclatées et sur-saturées, contrastants avec les couleurs froides, qui sont beaucoup plus contrasté et non-saturés. Les noirs y sont profonds et solides.
Quant aux différents montages offerts sur le film (trois en tout), votre lecteur devrait lire l'une ou l'autre de ces versions sans aucun problème. La transition entre les séquences ajoutées est fluide et ne laisse entrevoir aucune pause visible, gracieuseté de l'aiguillage automatique (seamless branching).



Son
Là encore, le DVD ne déçoit pas. Déjà une des bandes sons les plus appréciés du marché, cette version offre maintenant le format 5.1 EX, pour ceux qui ont ce décodeur, ainsi qu'une bande DTS 5.1 ES, qui nécessite elle aussi un décodeur pour profiter de l'effet central du haut-parleur arrière. Déjà, plusieurs d'entre vous ont un faible pour les bandes DTS, et pour cause. Mais dans le cas présent, la différence entre les deux bandes est si minime qu'il est difficile de décerner une médaille au vainqueur. Dans les deux versions, l'effet directionnel est à son meilleur, jouant aisément de l'effet ambiophonique, sans pour autant négliger les dialogues et la musique industriel de Brad Fiedel. Les basses sont puissantes et profondes, et c'est peut-être là qu'intervient la plus grande différence entre les deux bandes son. La DTS, aussi précise soit-elle, affiche plus d'agressivité dans ses basses, ce qui peut devenir un tantinet dérangeant pour ceux qui ont l'oreille plus sensible. Dans ce cas, la version Dolby Digital offre un son tout aussi dynamique, sans pour autant nous casser les oreilles. Mais une chose reste certaine, qu'importe le choix que vous ferai, vous serai définitivement immergé dans l'action. Une bande son Dolby Digital 2.0 est aussi offerte, sur laquelle nous ne nous attarderons pas, celle-ci offrant définitivement moins de dynamisme que ses comparses.


Suppléments/menus
Encore une fois, nous sommes gâté ! Rassemblant la plupart des suppléments déjà offerts en Laserdisc, Artisan y a ajouté quelques nouveautés pour constituer ce qu'ils ont eux-mêmes baptisé l'édition ultime du film. Tout d'abord, la décision de séparer les suppléments sur un deuxième disque reste toujours la bienvenue. Cela permet une meilleure navigation de ces bonus, tout en permettant évidemment d'en offrir beaucoup plus que ce qu'un simple disque pouvait offrir. Dans le cas présent, il nous est permis de regarder, sur le premier disque, non pas une, ni deux, mais bien trois versions du film. Il y a bien sur la version cinéma, mais aussi la version longue qui comporte près de 15 minutes de scènes additionnelles. Et une autre version, inédite celle là, nous présente la même version avec deux scènes supplémentaires, dont une nouvelle fin, que James Cameron refusait d'inclure au montage. Elle constitue surtout une curiosité puisque la nouvelle fin est totalement risible et inutile. Vous ne l'écouterez qu'une fois. Il est aussi à noter qu'un commentaire audio mettant en vedette 26 membres (!) de l'équipe technique est disponible pour les trois versions. Ce commentaire représente essentiellement une montage de différentes entrevues des comédiens et techniciens et n'a rien de spontané, mais pour cette raison, l'information donné est toujours de propos et intéressantes. Finalement, des biographies sont aussi disponibles sur ce disque.
Sur le deuxième DVD vous trouverez l'essentiel des suppléments, réparties en plusieurs catégories. Il n'y a pas moins de trois documentaires sur le disque, d'une durée variant de 22 minutes à 30 minutes chacuns. Le premier est un documentaire datant de la sortie du film en 1991 sur sa création. Celui-ci tient d'avantage du documentaire informatif que du matériel promotionnel auquel nous avons malheureusement souvent droit. Cependant, beaucoup des informations dites dans ce documentaires sont répétés dans le commentaire audio, et peuvent sembler redondantes. Le deuxième documentaire, intitulé " T2, more than meets the eye " est d'avantage une discussion relatant des scènes rajoutés dans la version longue qu'un documentaire. Les commentaires recueillis y sont toutefois intéressants, mais assurez vous d'avoir écouter le film avant de visionner ce document. Le dernier documentaire, et une des nouveautés de cette version, en est un sur la création de l'attraction " T2- 3D " créé par les studios Universal, en floride. Bien que n'ayant rien à voir au film lui même, ce documentaire offre une curiosité intéressante pour les fans du film qui n'ont pu voir cette attraction.
En plus des documentaires, vous retrouverez sur le disque une série de bande-annonces, domestiques et japonaises (!), ce qui constitue également une nouveauté. Mais là s'arrête les nouveautés. Le restant du matériel n'est pratiquement que de l'information écrite qui datent de la version Laserdisc. Vous pourrez y regarder le scénario en entier, plus de 700 scénarimages, et toute l'histoire de la création du film, de l'acquisition des droits cinématographiques au montage du film, répartis en 50 chapitres. Heureusement, plusieurs de ces chapitres comportes des éléments vidéos qu'il est possible de consulter sans vous lancer dans toute cette paperasse, via un menu détaillé. C'est une excellente idée d'avoir créé ce menu, parce que lire autant d'informations sur un écran de téléviseur constitue une tache pénible pour les yeux. De plus, comme les pages ne sont pas numérotés, vous devrez toujours les traverser une à une pour vous rendre à un endroit en particulier. Ce qui veut dire que vous devrez environ une centaine de fois sur votre télécommande pour vous rendre à la moitié du scénario…
Une portion DVD-Rom est aussi disponible, mais celle-ci n'offre que des liens internet et l'option d'écouter le film en visualisant le scénario et les scénarimages. Mais si la lecture du scénario vous intéresse, c'est à cet endroit que nous vous conseillons de le faire, puisque vous pouvez y défiler les pages comme bon vous semble.
Par ailleurs, pour un temps limité dit-on, le film est disponible dans une splendide pochette en métal, et comprends un livret d'information qui doit être le plus intéressant et le plus complet qu'il nous ait été donné de voir.




Conclusion
Pour les fans du film, la question ne se pose même pas. Il vous faut cette version. Elle contient assez d'informations pour vous tenir éveiller pendant des jours et des jours. Pour ceux qui ne veulent que passer un bon moment cinéma, la présentation audio et vidéo du film est assez spectaculaire pour faire de cette écoute un événement spécial. Par contre, doit-on parler de version ultime ? Difficile à dire. Le trop grand nombre de suppléments écrits, et la difficulté de naviguer parmi ceux-ci pourrait en décourager plusieurs. Après tout, on ne navigue pas sur un DVD aussi aisément que sur internet. De plus, l'inclusion d'un commentaire audio enregistré par James Cameron ajouterait une touche personnelle intéressante à son œuvre.
Pour conclure, une version fascinante, superbement mise sur pied par Artisan. Une version qui s'élève aisément au-dessus de la moyenne de ce qui nous est offert actuellement. Mais une version ultime ? Disons simplement que de qualifié une version d'ultime serait comme de lui attribuer une note parfaite. Et une note parfaite, ça n'existe pas…




Qualité vidéo:
4,4/5

Qualité audio:
4,7/5

Suppléments:
4,0/5

Rapport qualité/prix:
4,5/5

Note finale:
4,4/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2000-09-17

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Terminator 2: Judgment Day

Année de sortie:
1991

Pays:

Genre:

Durée:
136 / 152 (dir. cut) / 154 (extended sp. ed.)
minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Artisan

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-18 (double face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Oui

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1 EX
Anglaise DTS ES*
Anglaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais (CC)

Suppéments:
Édition spéciale du film avec plus de 16 minutes ajoutées au montage, commentaires audio, documentaires, scénario, scénarimages, notes de production

Date de parution:
2000-08-29

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