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DVDEF

Samba

Critique
Synopsis/présentation
Adaptation du roman Samba pour la France de Delphine Coulin, Samba est le cinquième long métrage du tandem composé d’Éric Toledano et d’Olivier Nakache. Faisant suite au succès record d’Intouchables (plus de 19 millions d’entrées dans les salles en France), le film marque aussi une cinquième collaboration entre les deux cinéastes et l’acteur Omar Sy. Bien que l’on pourrait croire que Samba veut capitaliser sur le succès de l’œuvre précédente du duo, il porte pourtant sa marque. Le long métrage souffre cependant d’inévitables et d’ingrates comparaisons avec le film qui le précède.

Depuis 10 ans, Samba (Omar Sy), un Sénégalais en France, tente de survivre et d’obtenir ses papiers tout en enchaînant les boulots. Il fait la rencontre d’Alice (Charlotte Gainsbourg), cadre supérieure dans une importante entreprise, épuisée par son travail qui tente de donner un nouveau sens à sa vie en épaulant une travailleuse sociale bénévolement. Dès les premiers instants, une attirance mutuelle se développe. Au contact l’un de l’autre, Samba et Alice apprendront à se connaître, puis, à s’épanouir un peu plus.

Reprenant leur formule de comédie légère sous fond de sujet grave, Toledano et Nakache captent avec beaucoup d’humour et de tendresse le destin de Samba. Sa situation de sans-papier est présentée avec un réalisme certain et la douceur de sa relation avec Alice apporte un peu de lumière à ses sombres journées où il tente de subsister. Le film flirte ainsi entre le drame social et la comédie romantique avec un bel enthousiasme, mais aussi avec un étonnant manque d’assurance de la part des deux cinéastes. Moins mordant, moins touchant, le duo nous a habitués à des œuvres avec plus de saveur et de panache. Par exemple, les personnages incarnés par Tahar Rahim, un compagnon de travail de Samba, et Izia Higelin manquent cruellement de profondeur et ne sont en fin de compte que de simples faire-valoir, alors que leur potentiel comique (et dramatique) est palpable à chacune de leur apparition.

On préfère plutôt s’attarder aux drames des deux principaux protagonistes qui demeurent néanmoins brûlants. La situation irrégulière de l’un et la dépression de l’autre risquent de résonner chez bon nombre de spectateurs en plus d’être une alternative originale et intéressante pour le genre. Ce cinquième long métrage d’Éric Toledano et d’Olivier Nakache n’a d’yeux que pour son héros. Mais comme le principal intéressé aime l’affirmer, son nom est aussi symbole de danse.


Image
Le film est offert au format d’image respectée de 1.85:1 d’après un transfert 16:9.

La définition générale de l’image est d'un bon niveau. Le matériel source est impeccablement reproduit puisqu’aucune anomalie n’est perceptible. L’image affiche ainsi netteté, précision et finesse, tant dans le rendu des détails que des textures. Les couleurs sont parfaitement reproduites. Les tons quelque peu monotones des rues de Paris, mais aussi les couleurs plus vives, tout demeure riche et précis. Les effets de surbrillance sont évités grâce à des contrastes parfaitement gérés. Quant aux parties sombres, elles sont superbement reproduites. La fluidité des dégradés est à remarquer de même que l’intensité et la profondeur des noirs. Vraiment, très peu à reprocher à ce transfert.

La partie numérique se sauve de tout défaut majeur apparent.


Son
Une seule bande son au format Dolby Digital 5.1 en version originale française est offerte.

Malgré le genre de film présenté, le mixage propose un étonnant dynamisme et une solide présence. Bien que rien ne soit à tout casser, le champ sonore se déploie surtout à travers les ouvertures frontale et latérale pour la majorité des éléments sonores, mais les enceintes arrière appuient judicieusement les ambiances en plus de contribuer à plusieurs effets d’ambiophonie, particulièrement lors des nombreuses séquences se déroulant dans les rues de Paris. Les dialogues demeurent constamment et parfaitement intelligibles alors que la trame sonore s’intègre parfaitement à la bande son. Les basses fréquences sont sollicitées à quelques occasions, notamment pour appuyer certaines séquences plus mouvementées, alors que les extrêmes graves se manifestent de façon plutôt négligeable.

Des sous-titres français sont disponibles.


Suppléments/menus
On ne retrouve aucun supplément avec cette édition.



Conclusion
Souffrant immanquablement de la comparaison avec Intouchables, Samba est un long métrage certes moins pétillant et moins mémorable que le film précédent d’Éric Toledano et d’Olivier Nakache, mais qui demeure malgré tout un agréable visionnement où le duo de cinéastes perpétuent sa signature de comédie légère sous fond de sujet plus grave en plus de consolider leur collaboration avec Omar Sy comme étant très prolifique.

L’édition est techniquement excellente. Le transfert vidéo est juste et a très peu à se reprocher tandis que le mixage reproduit avec un certain dynamisme l’environnement sonore du film. On regrettera naturellement l’absence de suppléments, mais l’œuvre devrait suffire pour motiver l’achat de cette édition.


Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
3,9/5

Suppléments:
0,0/5

Rapport qualité/prix:
3,3/5

Note finale:
3,2/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2015-07-16

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Samba

Année de sortie:
2014

Pays:

Genre:

Durée:
120 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
E one Entertainment

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Français

Suppéments:
-

Date de parution:
2015-05-19

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