Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Winter Sleep

Critique
Synopsis/présentation
En plus d’avoir remporté la Palme d’or au Festival de Cannes de 2014, Winter Sleep a reçu la même année le prix FIPRESCI attribué par la critique internationale. Adaptation de la nouvelle « The Wife » d’Anton Chekhov, le septième film du cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan a été célébré avec enthousiasme à l’échelle internationale. Le long métrage met en scène les déchirements entre Aydin (Haluk Bilginer), un acteur à la retraite propriétaire d’un hôtel en Anatolie, sa jeune femme Nihal (Melisa Sözen) et sa sœur Nekla (Demet Akbag), récemment divorcée.

L’œuvre très théâtrale, divisée en longues séquences de discussions philosophiques, n’est clairement pas pour tous les publics. Avec son interminable durée et la lenteur parfois insoutenable du récit, le film de Ceylan teste la patience du spectateur avec un visionnement qui peut devenir extrêmement éprouvant. D’autant plus que sa mise en scène n’a rien de bien inventif. Malgré quelques plans plus poétiques et plus chargés, la plupart des séquences, verbeuses, et consistant de discussions entre les différents personnages, sont simplement constituées de champ / contrechamp.

En revanche, ces scènes de confrontations sont dramatiquement bouleversantes. La densité des propos, la cruauté des échanges, l’évocation causée par ces dialogues dérangent tout autant qu’elles touchent et émeuvent. Les personnages qui se dessinent au fil de ces rencontres sont peut-être antipathiques, surtout Aydin dont le cœur se refroidit à mesure que l’hiver s’installe, mais au final, la lente découverte de leurs démons crée un effet dévastateur.

En dépit de l’expérience périlleuse qu’elle peut représenter Winter Sleep demeure une œuvre chargée, mais magnifique, où la richesse réside dans le scénario et le jeu des acteurs, mais aussi dans les lectures qu’il est possible d’en faire. Au fil des visionnements, le long métrage se révèle davantage, atteignant sans équivoque de très grands sommets.


Image
L’image est offerte au format d’image respectée de 2:35:1 à une résolution de 1080p.

La définition générale de l’image est absolument magnifique. Netteté et clarté qualifient également le transfert en plus d’un rendu précis des détails et des textures. Ainsi, les pièces de l’hôtel tenu par Aydin et les paysages d’hiver de l’Anatolie sont superbement reproduits. Il en va de même pour les couleurs qui font preuve de richesse et de précision. Le transfert rend sublimement justice à l’impressionnante direction photo. Tout effet de surbrillance est évité grâce à des contrastes parfaitement contrôlés. Quant aux parties sombres – qui sont très nombreuses - , elles sont aussi parfaitement reproduites. Les noirs purs et intenses et ainsi que les dégradés fluides et précis permettent d’apprécier des plans sombres nuancés.

Le transfert se sauve de tout défaut numérique majeur apparent.


Son
Une seule bande son au format DTS-HD Master Audio 5.1 en version originale turque est disponible.

Étonnamment, malgré la nature du long métrage, le mixage offert ici est à la fois dynamique et subtil. Le déploiement du champ sonore s’effectue de manière plutôt conventionnelle, laissant la majorité des éléments sonores se faire entendre à travers les ouvertures frontale et latérale. Les enceintes arrière appuient subtilement les ambiances et offrent quelques effets d’ambiophonie intéressants, surtout lors des quelques moments en extérieur. Ce sont plutôt les basses fréquences, grondant avec une intense profondeur (lors de bruits de véhicules dans la première partie du film, notamment), qui apportent une force apprécié au mixage. Le canal d’extrêmes graves se fait beaucoup plus discret cependant. Enfin, les dialogues, évidemment l’élément prédominant de ce mixage, sont constamment et parfaitement intelligibles tandis que la trame sonore, un morceau de Schubert entendu lors du générique, s’intègre adéquatement à l’ensemble.

Il y a option de sous-titrage en anglais et en français.


Suppléments/menus
Malheureusement, on ne retrouve aucun supplément pour cette édition...



Conclusion
Œuvre encensée, Winter Sleep n’est pas pour tous les publics. Verbeux et lent, mais bouleversant, le film de Nuri Bilge Ceyran pourra sembler prétentieux et lassant pour certains spectateurs. Mais derrière ces dialogues lourds et chargés se cache un long métrage qui révèle une puissante réflexion sur le couple, les relations familiales et l’existence.

L’édition est techniquement superbe. Le transfert vidéo reproduit avec beauté les images sombres prises à l’intérieur de l’hôtel tout comme les somptueux paysages extérieurs. Le mixage DTS-HD est étonnamment assez dynamique pour une production axée sur les dialogues. Seule ombre au tableau : nous ne retrouvons aucun supplément.


Qualité vidéo:
4,7/5

Qualité audio:
4,3/5

Suppléments:
0,0/5

Rapport qualité/prix:
3,5/5

Note finale:
3,9/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2015-04-12

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Kis uykusu

Année de sortie:
2014

Pays:

Genre:

Durée:
196 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Mongrel Media

Produit:
Blu-ray

Nombre de disque:
1 BD-50

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
-

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Turque DTS-HD Master Audio 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
-

Date de parution:
2015-04-07

Si vous avez aimé...