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DVDEF

Unité 9 (Saison 1)

Critique
Synopsis/présentation
Succès monstre de la télévision québécoise en 2012, Unité 9 a réussi l’exploit de réunir chaque semaine 2 millions de téléspectateurs sur les ondes de Radio-Canada. S’étiquetant comme téléroman, la série écrite par Danielle Trottier (La promesse) possède tous les atouts et surtout les moyens pour rivaliser contre n’importe quelle autre télésérie. Se déroulant dans un établissement carcéral pour femmes, Unité 9 met en scène le personnage de Marie Lamontagne (Guylaine Tremblay) accusée de tentative de meurtre sur son père. Faisant son entrée à la prison de Lietteville, elle fait la connaissance de Shandy (Suzanne Clément), Élise (Micheline Lanctot), Suzanne (Céline Bonnier), Michèle (Catherine Proulx-Lemay), Laurence (Sarah-Jeanne Labrosse) et Jeanne (Ève Landry), d’autres détenues. Marie doit rapidement faire sa place et se faire respecter auprès de ses colocataires avec qui elle partage la fameuse Unité 9.

Le succès de la série peut-être attribué à plusieurs facteurs. Tout d’abord l’impressionnante et irréprochable distribution qui réunit quelques-unes des actrices les plus talentueuses du Québec. Les circonstances nébuleuses entourant la condamnation de Marie agrémentent également la curiosité et l’intérêt en plus de contribuer à un suspense qui demeure soutenu. Ce sont cependant les personnages de cette prison de Lietteville qui ramènent les spectateurs à chaque épisode. Nuancées, complexes, meurtries, fortes et attachantes, ces femmes-prisonnières présentent une humanité qui permet de créer un lien particulièrement fort entre elles et le public.

Outre sa réussite absolue à titre de divertissement, Unité 9 propose plus subtilement un commentaire social plutôt accusateur. Même si la série met en scène un univers féminin très riche, c’est la domination du système patriarcal qui est durement dénoncé ici. Par l’entremise du personnage de Normand Despins (François Papineau), le directeur de la prison, qui demeure souvent impassible, intraitable et surtout en pleine position de supériorité envers ses détenues. Mais aussi à travers le personnage du père de Marie (Pierre Collin) dont on apprend le ténébreux passé au compte-gouttes. En fait, le seul personnage masculin dépeint de façon positive est Georges Ste-Marie (Paul Doucet), l’aumônier de l’établissement. Cela est sans compter sur la systématique victimisation de chacune des détenues. Sans rien révéler de la raison de leur présence à Lietteville, elles ont toutes commis leur crime en réaction à une autorité masculine.

Au fil des épisodes, Unité 9 pose néanmoins quelques questions fortes intéressantes, dont celle du traitement des détenues dans un établissement carcéral pour femmes. En s’interrogeant sur la nuance à faire ou non à l’égard des prisonnières et de leurs comparses masculins, la télésérie aborde la douloureuse question de la différence des sexes. Sans jamais véritablement plonger au cœur du débat, Unité 9 esquisse néanmoins quelques pistes de réflexions suffisamment intéressantes pour stimuler quelques discussions auprès du spectateur.

Malgré une finale plutôt décevante et le départ récent de Suzanne Clément qui risque d’attirer les foudres de plusieurs fans, la première saison d’Unité 9 a campé la série comme une incontournable de la télévision québécoise. Grâce à des personnages humains et touchants joués par des actrices au sommet de leur art, la télésérie a su attirer et garder un vaste public. Espérons que la cadence soit au rendez-vous pour la deuxième saison très attendue.


Image
Les 25 épisodes sont offerts au format d’image respectée de 1:78:1 d’après un transfert 16:9.

La définition générale de l’image est excellente. Un grain relativement prononcé et non déplaisant pour l’œil est perceptible, sinon les détails et les textures sont reproduits avec précision. Les couleurs sont parfaitement saturées et, même si leurs tonalités ne sont pas toujours des plus vives (on parle ici d’un établissement carcéral qui sert de décor), elles se distinguent par leur nuances et leur richesses. Les effets de surbrillance sont complètement évités. Les dégradés sont fluides et détaillés ainsi que des noirs intenses contribuent à offrir de superbes parties sombres.

La partie numérique se sauve de tout défaut majeur apparent.


Son
Une seule bande son est disponible sur cette édition et elle l’est au format Dolby Digital 5.1 et en version originale française.

Principalement composée de dialogues, la bande son reproduit parfaitement l’environnement sonore de la série. Le déploiement du champ sonore s’effectue de façon conventionnelle : les ouvertures frontale et latérale servent aux éléments sonores principaux tandis que les enceintes arrière collaborent de façon subtile. Les dialogues sont toujours parfaitement intelligibles et les (nombreuses) séquences où les comédiennes s’époumonent ne pausent aucun problème. La trame sonore profite du support des basses séquences qui, elles, servent à quelques reprises à appuyer des séquences plus intenses. Le canal d’extrêmes graves se fait, dans son cas, un peu plus discret.

Il y a option de sous-titrage en anglais.


Suppléments/menus
Malheureusement, aucun supplément n’est offert avec cette édition...



Conclusion
Malgré quelques invraisemblances et un commentaire social plutôt accusateur, Unité 9 est un téléroman d’une désarmante efficacité. Grâce à des personnages riches, humains et une intrigue soutenue, cette première saison de 25 épisodes n’a pas du tout volé son succès. Après cette entrée fracassante dans le paysage télévisuel et le cœur des québécois, il ne reste plus qu’à espérer que la cadence soit maintenue pour les prochaines saisons.

L’édition est techniquement très bien. Sans faire d’éclat, le transfert vidéo est dans les normes du marché et le mixage reproduit avec fidélité et profondeur l’environnement sonore du film. L’absence de suppléments déçoit quelque peu étant donné l’envergure et la popularité du projet, mais ce qui laisse beaucoup plus perplexe est l’inexistence d’une édition Blu-ray alors que la série a bel et bien été diffusée en haute définition sur les ondes de Radio-Canada…


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,5/5

Suppléments:
0,0/5

Rapport qualité/prix:
3,2/5

Note finale:
3,4/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2013-06-02

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur LG 37LG30, Lecteur Blu-Ray Sony (BDPS350), Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Unité 9

Année de sortie:
2012

Pays:

Genre:

Durée:
1075 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Distribution Sélect

Produit:
DVD

Nombre de disque:
6 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
-

Date de parution:
2013-04-23

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