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DVDEF

Gungrave Vol2: The Sweeper; Vol3: Undead War

Critique
Synopsis/présentation
Deuxième édition d’une série de 7, Gungrave est basé sur le scénario d’un jeu éponyme. Cette série de 26*26 a été diffusée au japon en octobre 2003, et une animation du studio Madhouse (Vampire hunter D, Trigun, Texhnolyze…), créée par le père de Trigun : Yasuhri Nightow. Gungrave est une série plutôt hybride, puisque connaissant le jeu et ayant lu le synopsis complet, on passe des deux premiers volumes qui sont de très bons scénarios de type « gangster/mafia » à un déluge d’armement avec Zombie et autres créatures. Ce second volume termine la mise en place de l’histoire de fond qui permettra au 5 prochaines édition de réellement installer l’ambiance que le jeu favorise. Brandon, trainant son propre cercueil remplit d’armement, visant à tuer son ancien ami, Harry, devenu par force de trahison chef du plus gros gang mafieux. On est réellement à ce moment ci de l’aventure dans du clacissisme de genre. Les clichés mafieux sont nombreux, et très bien mis en scènes. C’est une série pour adulte, qui traite des thèmes et le mets en scène de façon très convaincante. En attendant de voir la suite, qui semble t-il tranchera de façon quasi radicale, c’est un début très prometteur.


Le troisième volume (Undead War) propose lui aussi 4 épisodes (9: Dispute; 10:Conflict; 11:Heat; 12:Kind), et ce dans la même qualité technique que pour les autres volumes.

Dès le premier épisode de cette édition, un nouvel adversaire est amené sous le nom de Blood War qui servira la cause du clan "lightning" pour tenter de renverser le clan Millenion. En suivant ces deux personnages, on découvre la technologie qui fera l'essence du reste de cette série, à savoir la necrolise qui permet de créer des zombies. La guerre entre les deux clans démarre et Harry s'enfonce de plus en plus profondemment dans la corruption du pouvoir afin de satisfaire une ambition qui parait sans fin.
De son côté, Brandon et son groupe de tueurs professionnels (Les True Graves) prennent de plus en plus de place, et gagnent le respect des autres entités de Millenion. Brandon se rendant compte de l'impossibilité de vivre son amour avec Maria à cause de son engagement envers Millenion se rapproche néanmoins de BigDaddy avec qui il devient de plus en plus proche. La trahison de Harry n'en sera que plus douloureuse.
En attendant la mort de Brandon dans la prochaine édition (et sa renaissance comme Zombie) ce troisième volume finalise la mise en place de l'univers et confirme les personnalités des différents personnages.




Image
Cette édition de Geneon Entertainment nous est présenté dans le format respecté de 1.85:1 d'après un transfert 16:9.

Il est intéressante de noter que le format 1:85:1 favorisé par les séries japonaises nous semble porteur du renouveau qui semble voir jours en ce moment. En effet, les œuvres d’animation ambitieuses étaient soit faites pour le cinéma dans un format «rectangulaire». Les séries aux animations plus simples et au scénario plus léger se voyant toujours faire au format télé de 1.33:1. Les séries en 1.85:1 donnent automatiquement une impression de sérieux à ces séries en les éloignant de nos souvenirs en 4:3.

Datant d’à peine une année, aucun problème n’a été constaté relativement au matériel original. Les détails sont nombreux et bien rendus, et les couleurs, d’une saturation convenable, sont correctement étalonnées sur toute la durée des épisodes. On constate néanmoins par moment des fluctuations un peu nette dans des aplats dégradés, comme si une ligne net démarquait les niveaux de nuance. Cela ne nuit néanmoins pas au visionnement.
Le contraste et la brillance sont constants et ne présentent aucune variation dans les différentes conditions d’éclairage. Les parties sombres offrent un niveau de détail satisfaisant ainsi que des noirs purs.

Des petits défauts au niveau de la compression viennent atténué un tableau qui est néanmoins d’un ensemble très satisfaisant. On peut voir une sur définition des contours à différents moments, et quelques macroblocs réussissent à se faire voir si on y prête une solide attention. Malgré ces petits problèmes, il convient de noter que cette édition offre une image néanmoins très satisfaisante, et que ses limitations ne se font pas réellement sentir lors d’un visionnement passif.


Son
Geneon nous gatte avec une bande anglaise en Dolby Digital 5.1, ainsi que deux autres bandes sonore en Japopnais, une au format DTS, et l’autre en Dolby Stéréo 2.0. Si les versions multicanales ne présentent pas de différences notoires (ce qui est étonnant), on se doit ici de souligner une fois de plus l’excellent travail des acteurs/doubleurs anglophone. Le doublage est d’une grande qualité technique, tout autant qu’artistique. La version originale japonaise sera celle critiquée ici.

Malgré un format multicanal, le mixage se déploie principalement de l’avant, les enceintes arrières restant assez peu sollicitées même dans les scènes ou leur présence se fait habiltuellement sentir (foule, combat à plusieurs etc…). Le champ sonore avant est néanmoins vaste et convaincant, les éléments sonores capables d’être situés d’une manière assez précise dans cet axe.
Les dialogues sont bien mis en avant, toujours parfaitement audible. Le mixage est d’ailleurs d’un très bon niveau, tous les éléments sonores sont convenablement placés, la trame-sonore sachant rester doucement en arrière tandis que les effets et scènes d’action savent se faire une place de choix lorsque nécessaire. Les quelques effets de transitions gauche-droites qui ont été constatés ont montré de beaux efforts au niveau du placement. Ces efforts sont malheureusement un peu trop restreint, car tout en étant efficace, ce mixage n’arrive vraiment pas à se montrer immersif, les arrières étant bien trop peu sollicités. De la même manière quoi que d’un niveau très satisfaisant, il manque aux basses le petit plus que certaines scènes d’actions requérraient. L'uitlisation du canal .1 (LFE) est anecdotique.

Après les exploits sonores de Last Exile, on s’attendait aux mêmes prouesses qui ne sont malheureusement pas ici retrouvées. Mais tout comme pour Last Exile, Geneon omet encore sa clientèle unilingue francophone en ne proposant pas un minimum qui serait des sous-titres en français.



Suppléments/menus








Conclusion
Gungrave s'annonce comme une très belle série, tant pour ces quelques épisodes que pour la promesse de l'évolution de cette série vers quelque chose de plus noir. Les contenus, réellement cinématiques sont présentés une fois de plus par Geneon Pioneer dans une édition qui malgré quelques accroches remplie très bien son rôle.
Par contre, comme il semble être l'habitude, les amateurs d'Anime japonais devront encore une fois payer le prix fort, ces éditions se détaillant encore 30% plus cher que des éditions standards... Cette situation, déjà dénoncée à de nombreuses reprises ne cesse de jouer en défaveur de ce genre d'animation, qui devient tranquillement un indispensable. Les prix en Europes sont similaires aux éditions d'un cinéma plus conventionnel, cela signifie-t'il que l'amérique du Nord doive prendre du retard sur un genre novateur?



Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,5/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
2,5/5

Note finale:
3,7/5
Auteur: Thomas Geffroyd

Date de publication: 2005-06-27

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Sony KV34XBR910; Préampli Audio Refinement par YBA Pre-2; Ampli Audio refinement par YBA Multi-5; Enceintes JmLabs; Sub REL Strata III; Lecteur DVD Denon DVD-1600; cables et interconnects Cardas/Audioquest.

Le film

Titre original:
Gungrave Vol2: The Sweeper

Année de sortie:
2003

Pays:

Genre:

Durée:
100 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):
-

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Geneon/Pioneer

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Japonaise DTS
Japonaise Dolby 2.0 stéréo

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Scénarimages, bandes-annonces

Date de parution:
2004-09-28

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