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DVDEF

Filles de Caleb, Les

Critique
Synopsis/présentation
Il y a des séries télévisées qui ont marqué l'imaginaire québécois; Les Belles Histoires des Pays d'en Haut, Les Plouffes et Lance et Compte. Les Filles de Caleb peut sans aucun doute être ajouté à cette liste. Lors de la première diffusion de cette série, à l'automne 1990, c'est une large tranche de la population qui se passionna pour cette réalisation. On établit même des records d'écoutes lors de la présentation du dernier épisode avec 3,200,000 spectateurs (plus de la moitié du Québec!). La série de déroule au début des années 1900. Émilie Bordeleau est une jeune institutrice très appréciée des enfants de St-Tite. Elle prend à coeur son travail malgré des conditions parfois difficiles. Parmi ces élèves il y a Ovila Pronovost, un adolescent fougeux qui aura tôt fait de quitter l'école pour mieux faire la cour à l'institutrice. Mais Ovila Pronovost aime l'aventure et les bois, ce qui l'éloigne de celle qu'il aime. Au fil des années les passions amoureuses d'Ovila et Émilie ne font qu'amplifer; après quelques tergiversations les deux jeunes tourtereaux convolent finalement en juste noce. Ovila Pronovost fait maintenant face à de nouvelles responsabilités, celle d'un homme qui doit nourrir une famille. Malgré bien des tentatives la terre ne l'attire pas, il quitte sa femme pour les chantiers et l'alcool. A l'occasion Ovila revient auprès de sa femme, lui fait un enfant puis retourne aux chantiers. Plusieurs années plus tard Émilie, accompagnée de ses enfants, suit Ovila à Shawinigan là où il travaille. Mais même loin de la terre il est incapable de faire face à ces responsabilités... La dernière séquence nous montre Émilie quittant Shawinigan (et Ovila) seule avec ces enfants vers St-Tite.
Les Filles de Caleb est avant tout un roman en deux tomes écrit par Arlette Cousture. Son style littéraire n'a rien révolutionné, cependant ses talents de conteuse sont indéniable. On a confié la réalisation de cette série à Jean Beaudin, cinéaste à qui l'on doit Le Matou, Cordélia mais surtout J.A. Martin Photographe (ouevre récompensée à Cannes). Avoir confié la réalisation des Filles de Caleb à ce réalisateur est sûrement un des grands mérites des producteurs de cette série. Jean Beaudin, habilement secondé par Fernand Dansereau (scénariste chargé de l'adaptation) a su insuffler une intensité dramatique à l'oeuvre peu commune aux productions télévisées. Jean Beaudin c'est approprié l'oeuvre pour en faire une production quasi filmique qui va au-delà de ce qui est trop souvent vu à la télévision, il brosse avec habileté et sans caricature un portrait du Québec des années 1900 (le réalisateur avait déjà exploré cette période dans Cordélia et J.A. Martin Photographe). Jean Beaudin nous montre encore une fois ces talents dans la direction d'acteur; les interprétations de Roy Dupuis et Marina Orsini qui sont absolument éblouissantes, ont sans aucun doute marquées l'imaginaire québécois.
Soulignons enfin la photographie très soignée que nous propose Thomas Vámos et la qualité de la musique Richard Grégoire. Les Filles de Caleb fut récompensé de 13 prix Gémeaux (Montréal 1992), de deux FIPA d'OR (Roy Dupuis et Marina Orsini (Cannes 1992)) et d'un Rocky Award (meilleure série dramatique, Banff Television Festival 1991).
Les 20 épisodes (45 minutes chaques) des Filles de Caleb sont réparties sur 5 disques.


Image
Les Filles de Caleb est présenté en format original 1.33:1. Cette série a fort probablement été tournée en Super 16 puis transférée sur bande vidéo 1 pouce. Si ce téléciné, analogique, peut produire une image passable sur un support VHS le résultat final en format DVD lui, laisse paraître tous les défauts d'un transfert analogique.
On observe en premier lieu une image qui manque nettement de définition, les détails sont rendus grossièrement et sans subtilité. Les parties sombres ont un dégradé déficient et bloquent trop rapidement. De plus les noirs manquent nettement de profondeur et sont parfois empreints d'une légère dominante. Heureusement la palette subtile des couleurs employées par Thomas Vámos (directeur photo) est correctement rendue, les tons de peau paraîssent naturels. On ne remarque aucune fluctuations agacantes du contraste et de la brillance.
Les bandes vidéo utilisées pour le transfert en DVD ne sont malheuresement exempte de problèmes. A l'occasion des lignes blanches horizontales sont visibles et s'accompagnent d'un léger sautillement de l'image.


Son
La seule et unique bande sonore de cette édition est Dolby Digital stéréo, le son ne se déploie évidemment que des enceintes avant. Malgré un dynamisme très limité le son est reproduit de façon naturelle. L'espace sonore est crédible et présente une certaine profondeur. La trame-sonore de Richard Grégoire sans être d'une ouverture remarquable est reproduite avec fidélité.
Les dialogues sont nets et les timbres de voix naturels. Par contre il arrive parfois que ceux-ci soient à peine audible, cela oblige à réajuster le volume pour bien saisir l'essence des propos.
Les basses fréquences sont pratiquement inexistente par contre on ne perçoit aucune distorsion dans les fréquences médianes et supérieures.


Suppléments/menus
Les suppléments de ce coffret sont, malheureusement, peu nombreux.
On retrouve sur le disque 1 (épisodes 1 à 4) et sur le disque 3 (épisodes 10 à 14) des jeux questionnaires sur la série. Ces jeux sont composés d'une douzaine de questions chaque, on vous donne à la fin de chacun le nombre de bonnes réponses que vous avez trouvées. Suit sur le disque 5 (épisodes 18 à 20) une galerie de photographies des acteurs (trices) se limitant à une dizaine d'images.
Il est évident que les éditeurs québécois n'ont pas un marché permettant de rentabiliser les coûts associés au développement d'édition spéciale et au suppléments accompagnant de telles éditions. Toutefois certains suppléments coûtent peu à produire; c'est le cas notamment de notes de productions que l'on aurait pu facilement inclure ici. Au mieux on aurait offert les commentaires audio du réalisateur pour un ou deux épisodes. Lors de la diffusion de cette série en 1990 Radio-Canada avait produit un documentaire sur la réalisation, celui-ci était-il disponible? On aurait pu aussi inclure un livret colligeant les propos des artisans de cette série.



Conclusion
Il est heureux qu'un éditeur comme ImaVision prenne la peine d'offrir en format DVD des séries qui font partie du patrimoine télévisuel québécois. Malheureusement la qualité de l'image n'est pas au rendez-vous ce qui déçoit un peu. Les suppléments auraient gagné à être étoffés, ne serait-ce que pour que le spectateur puisse mieux connaître les créateurs de talent qui oeuvrent en sol Québécois.


Qualité vidéo:
2,0/5

Qualité audio:
2,8/5

Suppléments:
2,0/5

Rapport qualité/prix:
3,0/5

Note finale:
2,9/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2001-09-15

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Les Filles de Caleb

Année de sortie:
1990

Pays:

Genre:

Durée:
900 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
ImaVision

Produit:
DVD

Nombre de disque:
5 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.33:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Française Dolby 2.0 stéréo

Sous-titres:
-

Suppéments:
Galerie d'images, jeu questionnaire (2)

Date de parution:
2001-09-21

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