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DVDEF

Beijing Bicycle

Critique
Synopsis/présentation
Cinquième film du réalisateur chinois Xiaoshuai Wang, Beijing bicycle fait son apparition en format DVD chez Séville. La version évaluée ici est la version Canadienne, une version américaine est aussi disponible.
Ce réalisateur est considéré de la 6eme vague des cinéastes Chinois, faisant suite à la vague de réalisateurs tels Chen Kaige (Farewell My Concubine) ou Zhang Yimou (Raise the Red Lantern). Ce film a remporté les honneurs au festival du film de Berlin 2001 (Ours d'argent, prix des nouveaux talents pour les deux acteurs principaux, Li Bin et Cui Lin), et à bénéficié d'une excellente critique internationale. Beijing bicycle rappelle sans aucun doute le classique de Vitorio de Sica, El ladron de bicicleta (1948) mais nous parlerions plus d'hommage que de plagiat, à part la base de l'histoire (un vol de vélo), la comparaison s'arrête là.
Le film nous transporte dans un pékin contemporain, urbain et en développement. Un jeune des campagnes, Guei (Cui Lin) arrive et trouve un emploi comme coursier à vélo. On lui donne donc un vélo neuf et un uniforme, afin de représenter la compagnie. Le vélo n'est pas réellement donné, mais payé à la compagnie sur un pourcentage des travaux effectués. Le dernier jour de ses paiements, le vélo se fait voler lors d'une course, précipitant le personnage un peu simple de Guei dans une série d'infortunes.
Afin de retrouver son emploi, il se doit de retrouver son précieux vélo dans ce Pékin ou justement la bicyclette est omniprésente. Il le retrouvera entre les mains de Jian (Li bin), qui l'a acheté au marché noir avec de l'argente volé à ses parents. Tant pour l'un que pour l'autre, cette bicyclette à une valeur très forte, pour Guei son gagne pain, pour Jian un outil de valorisationsociale.
Le film s'articule donc ensuite entre ces deux extrêmes, comment l'un et l'autre vont tenter de s'accaparer cet objet et ce qu'il représente.
Si l'histoire paraît un peu simpliste, de nombreuses aventures parrallèles viennent dynamiser le récit, introduisant tout aussi bien le phénomène de groupe que celui de l'amour (entre Jian et Qin, interprétée par Zhou Xun). Ce film est très intéressant à différents niveaux. Tout d'abord, comme à l'habitude pour le cinéma chinois, la mise en scène et la photograpie sont impécable, nous offrant des plans très astucieux et visuellements très riches. La présentation de ce Pékin urbain en plein développement est aussi un des facteurs qui rendent se film particulièrement attachant. On y voit une ville en plein essort (mise en valeur par des " joutes " de virtuosité à vélo dans des édifices en constructions) qui se débat entre ses valeurs traditionnelles/politiques et l'explosion de l'économie. Cette antinomie est palpable dans l'architecture environnante, mais aussi dans l'opposition des deux protagonistes l'urbain "fourbe" qui rêve de statut social, et le rural "tétu" que rien ne peut arréter.
Loin des stéréotypes habituels du cinéma chinois (pas une fois on ne voit la cité interdite ou d'autres symboles de la "vieille" Chine), on découvre un cinéma proche de la réalité des villes chinoises, et par là même, un peu plus proche de nous. Si le film n'a pas été censuré (comme l'avait été Frozen du même réalisateur en 1996), c'est évidemment grâce au message sous jacent de ce film. Une critique des valeurs occidentales est palpable en tous temps, que ce soit à travers un patron un peu futile ou dans la présence du "mauvais garçon" (Un genre de Brando dans Un tramway nommé désir, habillé avec des vêtements à logos, cigarette et zippo, et naturellement l'idole des autres).
Un film très attachant donc qui permet de découvrir une Chine moderne qui se démarque des production Hong-Kong afin de nous offrir une vision réaliste mais politiquement correcte d'une ville en pleine expansion.


Image
Cette édition DVD présente le film au format respecté (1:85:1) d'après un transfert anamorphosé. L'interpositif devait être de bonne qualité car l'image ne présente pas de points blancs ou de défauts apparents.
La définition est adéquate, l'image offrant un bon niveau de détail. La saturation des couleurs semble, à prime abord, un peu en retrait, mais il s'agit là d'un choix stylistiques du réalisateur et directeur photo. Néanmoins celles-ci sont constantes, sans fluctuation. Le niveau des noirs (la brillance) est bien ajusté offrant du même coup des dégradés justement étalés. Les noirs sont profonds et purs.
Le principal problème de ce transfert vient de la compression; un fourmillement particulièrement évident dans les arrières-plan agace. De plus, une sur-définition des contours plus qu'appuyée tend créer des halos dans les hauts contrastes.


Son
Seule la bande sonore originale en mandarin est proposée avec cette édition, et ce au format Dolby 2.0 Stéréo.
Ce mixage n'est pas d'un dynamisme éxacerbé mais a le mérite d'offrir une image stéréophonique est ample et bien articulé. Les dialogues sont très bien rendus et jamais noyés dans l'ambiance. Si ce mixage est plutôt sâge, on remarque cependant une bonne profondeur et une intégration des différents éléments sonores (sons d'ambiance) faite proprement.
La trame musicale très discrète souffre quant à elle d'un réel manque d'amplitude. Si les instruments accoustiques utilisés sont adéquatement restitués, le champ de présentation reste à l'étroit par rapport aux sons d'ambiance.
Il y a option de sous-titrage en anglais et français. disponibles.


Suppléments/menus
Aucun supplément n'est disponible avec cette édition, sinon la présentation de trois bandes annonces de films distribués par Séville.
À noter que la version évaluée n'avait même pas de livret (menu des chapitres) à l'intérieur. Si il est compréhensible qu'il n'y ait eu de contenus visuels pour augmenter cette édition et que les biographies tant des acteurs que du réalisateur soient absentes, il est tout de même regrettable que nous n'ayons pu avoir à disposition des entrevues manuscrites (livret). Il aurait été pertinent de lire les commentaires réalisateur sur le climat dans lequel ce film a été tourné, de la censure et des moyens de la détourner pour un réalisateur au cachet jusque là "indépendant" (à noter que le cinéma indépendant est interdit en Chine populaire).



Conclusion
Beijing Bicycle est typique d'un nouveau cinéma Chinois, tranchant avec celui de ses ainés, novateur et interessant. Malheureusement cette édition, n'est techniquement pas toujours à la hauteur alors que du côté des suppléments nous déplorons l'absence de quelquonques notes de production (pourtant si facile à intégrer).



Qualité vidéo:
3,0/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
0,5/5

Rapport qualité/prix:
2,5/5

Note finale:
2,5/5
Auteur:

Date de publication: 2002-08-14

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Sony Wega KV27; Préampli Audio refinement par YBA Pre-2; Ampli Audio refinement par YBA Multi-5; Enceintes JmLabs; Sub REL Strata III; Lecteur DVD Toshiba Sd1200; cables et interconnects Cardas/Audioquest.

Le film

Titre original:
Beijing Bicycle

Année de sortie:
2001

Pays:

Genre:

Durée:
111 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Films Séville

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Mandarin Dolby 2.0 stéréo

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
Aucun

Date de parution:
2002-08-13

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