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DVDEF

Last Exile (Vol.1, Vol.2, Vol.3, Vol.4)

Critique
Synopsis/présentation
Dans la lignée des séries d’animation Japonaises de très haute qualité qui nous arrivent en ce moment (Haibane Renmei, MSA Abenobashi ou des courts comme Dead Leaves), Last Exile s’impose presque comme la réalisation la plus « parfaite ».
Issue des Studios Gonzo, à qui l’on doit aussi les excellents Blue Submarines n6, Hellsing, Full metal Panic ou bien Kiddy Grade pour les plus anciens, ce studio est en train de redéfinir (tout comme les studios IG) une certaine approche de l’anime. Si Dead Leaves des studios IG (qui doit être disponible au courant novembre 2004) est certainement le court métrage qui a le plus de potentiel a orienter une industrie au complet (par sa spontanéité débridée), Last Exile et le plus récent Gantz des studios Gonzo sont très certainement ceux qui sont sur la meilleure tangeante d’ancien et de nouveau.

Gonzo est né dans les jeux vidéos, travaillant beaucoup pour les séquences CG de Playstation et de Saturn. C’est fort de cette expertise, et de leurs expériences en animation traditionnelle (publicitaire entre autre) qu’ils ont abordé la création de ces séries. Une attention vraiment particulière a été apportée au design et à l’animation.
Dès le générique, on est immédiatement submergé par la qualité inhabituelle de l’ensemble. Une musique très originale avec des sons acoustiques, et surtout un mélange d’imageries traditionnelles et CG très cohérent. Les plans ont une dimension rarement atteinte dans les dessins animés, passant d’un plan plus que large à un détail plus que délicat, et cela via une animation parfaite. Cette approche, popularisée surtout par les épisodes de la série Star Wars (les vrais épisodes naturellement, et non les insultes récentes), était un jeu auquel les studios se prétaient rarement, car techniquement très compliqués à monter et photographier.

La force des studios Gonzo est d’avoir réussi de manière presque parfaite le mélange de 2D et de 3D. Ils se sont ainsi offert une latitude de réalisation que l’on ne connaissait pas jusqu’à présent, pouvant monter des plans très larges avec des couches (layers) très nombreuses, mais supportant seulement un nombre gérable de plans 2D au milieu. Si on avait déjà vu ce genre d’approche, depuis Ghost In The Shell ou les Cowboy Bebop, l’intégration de l’imagerie informatisée faisait plus office de bonbon graphique que de réel support à la réalisation ou à l’histoire. On a ici et pour la première fois à notre connaissance un mélange homogène qui s’offre les extravagances d’un cinéma plus traditionnel. Ceci est d’autant plus vrai pour les scènes d’actions. Le cinéma traditionnel a perfectionné depuis longtemps le timing et la forme de ce genre de scènes. L’animation a du pour sa part s’inventer une autre méthode, plus adaptée à ses contraintes. On pense particulièrement à Ghost in the Shell, référence en ce domaine, qui a su montrer l’action dans l’arrêt, préférant multiplier les plans fixes à haute valeur esthétique plutôt que des plans séquences. Le cinéma traditionnel a d’ailleurs fait le travail de se réapproprier cette approche, les frères Wachowsky en tête dans le premier Opus de leur trilogie Matrix.
Last Exile bénéficie de cette immense liberté : Pouvoir utiliser un mode de réalisation « japanimation » testé, utilisé et approuvé, mais avec en sus, toutes les approches cinématographiques traditionnelles qui étaient jusque là interdites pour des raisons techniques.

Autant le dire de suite, cette liberté est utilisée de manière fort intelligente, et sert de surcroît à supporter un scénario et des personnages aussi riches qu’originiaux. Last Exile est dans la mouvance de science fiction que l’on a appelle « Steampunk ». Cette branche de la science-fiction, qui est un genre de mise en scène de romances scientifiques de l’époque Victorienne telle qu’elle aurait pu l’être… Ce genre récemment nommé a pourtant une très vieille histoire, et un catalogue bien remplis. On peut démarrer cette tradition avant même l’époque Victorienne anglaise ou de la renaissance europèenne historique. Les premiers romans abordant ce concept, et là certainement bien malgré eux furent certainement les romans de Jules Vernes. Depuis ce genre a été très souvent mis en image. Walt Disney en mettant en image 20.00 lieux sous les mers, Retour vers le futur (surtout le troisième volet), mais plus avant, la série Wild Wild West, qui a fait le lien vers le déluge de film de ce genre que l’on a récemment vu. Du Vidocq de Pitof, à Atlantis : The Lost Empire ; du Pacte des loups de Christoph Gans à la ligue des Gentlemen extraordinaires… et la liste s’allonge encore et toujours, et sous toutes formes de médias.

Le film qui nous semble faire le meilleur lien entre l’univers Steampunk et cette nouvelle série reste incontestablement Laputa : Castle in the sky de Myazaki. Si l’univers de Last Exile est plutôt sombre et baroque, par opposition à l’innocence et aux cieux azurs de Laputa. Néanmoins ces deux œuvres traitent de technologies étranges, servant à un seul objectif… Voler.
Last Exile se passe entre ciel et terre, dans le monde de « Prester », ou l’eau est une denrée précieuse, et la guerre permanente entre les différents royaumes technologiquement plus ou moins avancés. On découvre ce monde en accompagnant le tout jeune pilote Klaus et sa co-pilote Lavie. Mais point de Jet ou de vaisseaux spatiaux… Les appareils appelés des VanShips ressemblent plus à des bateaux ou auto aérodynamiques des années 20 qu’à des avions. Il en est de même pour les vaisseaux plus imposant qui sauront rappeler les grandes heures du Capitaine Herlock. Les combats se déroulent entre la bataille navale (canons prêt à tirer et éperonnage appréciés), et le combat napoléonien, lorsque des soldats en tenues d’époque se trouvent sur de larges plateformes afin de s’entretuer gaiement. C’est, tout autant que pour l’habillage général, ce qui donne vraiment sa couleur steampunk, un arrière-goût de révolution industrielle avec des concepts vraiment victoriens. À noter aussi les très nombreuses références à l’Allemagne de l’entre-deux-guerres (Les uniformes des Anatoray sont des répliques presque conformes des uniformes nazis), ainsi que les nombreux clins d’oeils à l’écriture grecque (les traductions sont disponibles en ligne).
Prester souffre d’une grande tempête, appelée «The grand stream » et c’est dans cet univers que se déroulent les combats entre les différentes factions. Klaus et Lavie, sont des coursiers en Vanship, et un de leur contrat qui était d’accompagner une petite fille à bord du vaisseau Silvana, les implique définitivement dans cette guerre qui oppose les Anatoray aux Disith. Au dessus de ces deux nations en guerre, La Guilde, une espèce de super-race technologiquement très en avance semble dominer et diriger la situation.
Cette toile de fond supporte de nombreuses autres histoires, dont celle du capitaine du Silvana afin voir revenir les « exiles ». N’ayant vu que les trois premiers des 6 éditions attendues de nombreuses intrigues sont encore à démêler, et leur multiplication à la fin de cette troisième édition (épisode 12) permet d’entrevoir des dénouements très intéressants et de nombreuses surprises. Cette série développée pour la télévision fait partie de la grande famille des 26*26 (26 épisodes de 26 minutes).

Vol.4 : Breakthrough
Ce quatrième volume se compose de 4 épisodes qui, bien qu'introduisant des intrigues sentimentales entre les personnages, font réellement avancer l'histoire et introduisent de très nombreuses intrigues secondaires. C'est en fait le moment clé dans le développement de cette intrigue. La quasi totalité des personnages et l'univers supportant l'intrigue ont été présentés et développé, à partir de l'épisode 15, c'est réellement les rebondissements et l'action qui prennent le pas. Pour ceux qui ont eu la patience de regarder les trois premiers volumes, Breakthrough sera l'ouverture vers uyne progression beaucoup plus rapide.
Du côté du son et de l'image, on reste dans la stricte même qualité, se reporter aux sections concernées.

Comme d'habitude, le nom des épisodes sont basés sur du vocabulaire des jeux d'échecs :

13: Isolated Pawn
Cet épisode démarre lors de l'attaque massive et très bien planifiée du Silvana par les Anatoray. Lavie ne désire plus voler, Claus se retrouve donc comme coéquipier de Tatiana qui à cause d'une erreur les précipite dans un désert isolé. C'est dans cette situation de détresse que les deux vont commencer à réellement se parler. le personnage de Tatiana est réellement au centre de cet épisode.

14: Etude Lavie
Cet Épisode est presqu'entièrement un flashback. Suite au rapprochement entre Claus et Tatiana, Lavie se remémore leur jeunesse, et comment du bonheur de leur vie ils sont passés au désir de vaincre le "grand stream" suite à la mort de leurs pères respectif.

15: Fairy Chess
Cet épisode apparait comme le pivot de l'histoire. En effet, les personnages sont presque tous développés, l'intrigue est maintenant solide, et c'est maintenant le temps de rendre l'histoire aussi intéressante que les design. Difficile de parler de cet épisode sans vendre l'intrigue, nous en resterons donc là.

16: Breakthrough :
Alors que la guerre entre les Dysis et les Anatore atteind de nouveaux sommets, et l'on perçoit un peu mieux le rôle grandissant de la guilde, non comme arbitre, mais comme manipulateur. Cet épisode est certainement le plus orienté action, les scènes de combats (réellement impressionnantes) se multiplient mettant en scène des prouesses de pilotage, de même que le premier décès d'un des personnages.


Geneon/pioneer nous offre donc la encore une série d’une très grande qualité, et si le prix reste encore un obstacle (voir la critique de Haïbane Renmeï) c’est certainement le seul qui devrait vous retenir de vous précipiter vers elle. Peut-on parler d’une série parfaite, certainement pas, mais néanmoins on atteint avec Last Exile un niveau de qualité de divertissement rarement vu pour de l’animation. L’imagerie magnifique et dans un style très personnel, une animation sans faille supportant avec brio un scénario et des personnages à la hauteur, sont là des éléments dont la combinaison est habituellement rare.
Dernier point, le premier opus peu (tout comme Haïbane) s’acheter avec ou sans le coffret. Nous ne saurions que trop recommander l’achat du boitier qui contiendra tous les épisodes. Tout comme les jaquettes des éditions DVD, il est tout simplement magnifique. Comme pour Haibane, c’est encore des éditions d’une qualité exemplaire qui nous sont ici offertes par Geneon, qui prouve encore une fois son savoir faire dans le monde de l’animé Japonais en DVD.


Image
Last Exile est présenté d’une manière fort convaincante au format respecté de 1.78:1 (transfert 16:9)

Série créée en 2003, la définition générale est naturellement excellente, l’image toujours nette et précise, capable de restituer toutes les subtilités des séquences présentées. Les textures sont très bien rendues, et ne souffrent jamais (même dans des situations d’images compliquées) d’aucune baisse de qualité. Cette précision de l’image convient parfaitement au soin attentif que les designers ont apportés, tant dans les dessins traditionnels que dans la 3D qui est admirablement rendue.
Où cette édition brille réellement c’est dans la gestion de la palette de couleur utilisée. Cette palette qui tire sur la sépia la plupart sait par contre virer dans l’utilisation de couleurs très saturées, notamment pour certains Vanships dont les rouges vibrants contrastent violemment avec le gris permanent des nuages de « The Grand Stream » . À l’intérieur de cette palette, les couleurs sont toujours très justes, ne débordant jamais même sur des aplats très saturés. L’étalonnage est de très bonne qualité, a aucun moment de ces 12 épisodes il n’a été constaté de modifications dans les teintes utilisées.
Tout comme la gestion des couleurs, la brillance et les contrastes sont très bien équilibrés, offrant aux parties sombres des dégradés très satisfaisant et regorgeant de détails tout en liimitant une luminosité des blancs qui serait dommageable. Les noirs sont profonds et purs et viennent compléter une image qui est somme toute d’une qualité plus que conforme aux exigences actuelles. Le transfert a lui aussi été réussi, aucun artefact de compression n’a été constaté, hormis dans de rares passages une légère accentuation des contours qui ne gêne absolument pas le visionnement.
Geneon nous offre ici un traitement royal. Plus que de nous offrir un 26*26 au format 1,78:1 (qui en soit est déjà une formidable expérience), cela est restitué d’une manière très convaincante, et met superbement en valeur l’excellente vision artistique qui constitue fait la base de cette série.



Son
Exactement comme Haibane Renmei, Last Exile nous époustoufle par ses qualités au niveau de l’image, qui est dans les plus haut standard, mais coupe un peu court au niveau des formats audio.

Deux bandes sonores sont offertes au format Dolby 2.0 Surround, la première en Anglais, la seconde en Japonais. La bande sonore Japonaise sera ici critiquée, mais les différences entre ces deux bandes sons se situent principalement dans les dialogues doublés, et généralement par un son un peu plus fort sur la bande anglaise.
Malgré les limitations du format, le dynamisme de cette bande son est de très bon niveau, offrant de bons moments d’amplitude sonore. L’espace avant est utilisé sur toute la largeur dans un environnement qui naturellement sans atteindre les qualités d’une bonne bande son 5.1 sait être respectable. Les différents éléments sonores sont parfaitement intégrés dans un mixage de très bonne qualité. Les placements entre les deux enceintes avant se fait très précisemment, offrant en plus d’une belle image centrale (ghost image) des effets de transitions très satisfaisant (lorsque les rugissements des vanships sont là pour appuyer l’image par exemple). On regrette à cet effet de ne pouvoir bénéficier d’une bande son multipiste, les batailles aériennes sont particulièrement propices à des déploiements multicanaux spectaculaires.

Les dialogues sont très bien intégrés, toujours parfaitement en avant, et très bien joués. Tout comme pour Haibane, on doit saluer l’excellent travail des acteurs anglophones pour ce film, hormis deux ou trois voix un peu énervante (encore et toujours les personnages de petites filles, jouées par des adultes sans aucune conviction).
Les basses sont soutenues et naturelles, mais savent se faire présente lorsque cela devient nécessaire. Le format ne faisant pas appel au caisson d’infrabasse de manière discrète (sur un canal) un impact supplémentaire sera apprécié en passant ses avants surle mode « small » à la hauteur recommandée de 80hz. Ce petit tour permettra aux usager d’enceintes en mode « grand » de bénéficier de deux trois belles explosions en dessous des 50 herz.

On regrette une fois de plus l’absence totale de Français, que ce soit au niveau du son ou des sous-titres (seulement disponibles en Anglais), qui prive la population unilingue francophone d’une série capable de réellement porter un genre tout entier. Nous espérons que ce choix, en continuité avec Haibane ne sera pas permanent, et que Geneon saura offrir ses magnifiques produits dans un format accessible à tous.



Suppléments/menus
Là encore on retrouve le même schéma que pour les Haibane Renmei, chaque volume se compose d’un disque unique où se trouvent 4 épisodes et quelques suppléments. Les suppléments sont en version originale avec des sous titres en anglais (là encore pas de français disponible).

Le premier volume, intitulé « First Move » est certainement le plus intéressant des trois, notamment car il contient une interview de Mahiro Mada, styliste de production pour la série qui explique la vision mise en œuvre. On découvre surtout que cette série est dans la continuité de Submarine n?6 (dont il était réalisateur) tout en ayant une magnifique opportunité de voir la mécanique de production d’un de ces dessins animés. Cela permet surtout de voir dans les yeux le réalisateur d’un des meilleurs segments de Animatrix, « The Second Renaissance » qui utilisait aussi un très beau mélange de 2 et 3D (sans oublier d’être la pièce maîtresse dans l’univers des Matrix). Suite à cette très intéressante entrevue de 12 minutes, on peut voir une bande-annonce (vraiment belle et mettant en scène des éléments que l’on ne voit pas dans les 12 premiers épisodes), le générique d’ouverture Japonais original ainsi que ce même générique sans les textes (et profiter ainsi d’un des plus beaux génériques jamais réalisé pour une série animée). Quelques segments promotionnels pour d’autres productions distribuées par Geneon sont disponibles ainsi qu’une gallerie d’image.
Les deux volumes suivant sont un peu moins bien achalandés. Le second volume « Positional Play » nous offre le générique de fin, là encore en japonais et sans les titres. En plus de la série d’image statique, une collection des publicités-télés japonaises nous est offerte (moins impressionnantes réunies que le teaser du premier disque) ainsi que de nouveaux segments promotionnels pour des éditions de Généon.
Le troisième opus tombe dans la misère, n’offrant qu’une galerie d’image afin d’accompagner les publicités présentes sur tous les disques.

Vol4: Breakthrough :
Encore une fois, on reste à la limite de l'insulte si l'on compare le prix de l'édition face aux suppléments offerts. Il serait temps que Geneon réalise qu'une personne prette à mettre 40$ dans une édition animée, est à la base un passionné et que les suppléments ne sont pas à laisser de côté.
En plus de 14 planches dessinées, on retrouve 17 photos de qualité plutôt médiocre prises lors d'une exposition Last Exile à Tokyo. Les trois bandes annonces Généon ne sont évidemment pas suffisantes pour compléter le tout. Généon perpétue sa rtadition d'excellence des programmes, supporté par une misère extrême du côté des suppléments.

Dans l’ensemble, les suppléments sont assez décevants, on espère sincèrement que les 4 prochains titres incluront d’autres segments de la qualité de ceux du premier disque.




Conclusion
Découvrir Last Exile est certainement la meilleure porte d’entrée vers le monde de l’anime. Un scénario absolument passionnant et à multiples intrigues est supporté par un design et une imagerie hors du commun. Geneon dans ces éditions nous permet de profiter pleinement de ces qualités.
En attendant de découvrir les 4 prochains opus, afin de valider que les amorces scénaristiques sauront continuer à se développer, on ne peut que recommander le visionnement immédiat de cette série qui se démarque réellement par sa qualité.


Qualité vidéo:
4,2/5

Qualité audio:
3,5/5

Suppléments:
3,0/5

Rapport qualité/prix:
3,0/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Thomas Geffroyd

Date de publication: 2005-06-28

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Sony KV34XBR910; Préampli Audio Refinement par YBA Pre-2; Ampli Audio refinement par YBA Multi-5; Enceintes JmLabs; Sub REL Strata III; Lecteur DVD Denon DVD-1600; cables et interconnects Cardas/Audioquest.

Le film

Titre original:
Last Exile

Année de sortie:
2003

Pays:

Genre:

Durée:
minutes

Réalisateur (s):
-

Acteur (s):
-

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Pioneer Entertainment

Produit:
DVD

Nombre de disque:
DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Japonaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Entrevues, générique, bandes-annonces

Date de parution:
2003-11-18

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