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DVDEF

Chien, le général et les oiseaux, Le

Critique
Synopsis/présentation
Film d’animation très artistique, Le chien le général et les oiseaux de Francis Nielsen plante son action lors de la retraite de Russie par les armées napoléoniennes. Basé sur un scénario de Tonino Guerra et mis en image sur l’inspiration et la participation de Andreï Khrajanovski, Le chien le général et les oiseaux raconte l’histoire du Général, qui défit Napoléon aux portes de Moscou.

Ce général maintenant à la retraite vit de ses vieux souvenirs et de ses faits d’armes. Un de ces souvenirs, la tactique utilisée pour prévenir l’entrée de Napoléon le hante plus particulièrement. Afin d’incendier la Ville et de continuer sur la stratégie de « terre brûlée », le général décide de mettre le feu aux oiseaux, qui en s’envolant mettent le feu à la ville. Cette victoire se paie donc du prix de la vie de nombreux oiseaux, qui par vengeance hantent la vie de ce maintenant vieillard en l’obligeant à se promener avec un parapluie sous peine de voir ses vêtements souillés.

C’est en croisant un chien, et en se liant d’amitié avec lui que cette malédiction va se régler. Le chien baptisé Napoléon va réussir à mobiliser tous les chiens de la ville afin qu’ils manifestent debout sur la glace du Fleuve afin de demander la libération de tous les oiseaux… Le dégel ainsi que le courage mit dans cette prise de position vont faire fléchir le Tsar, qui en ordonnant la libération des oiseaux met fin à la malédiction du Général.

Ce film pour enfant, à la poésie évidente et efficace se décline à l’écran par un design très particulier, et des choix artistiques qui surprennent. Soutenu par la voix d’arrière-plan de Philippe Noiret et par des voix convaincantes, Le chien le général et les oiseaux est un film original qui par ses options artistiques est loin du grand publique, mais qui par un thème plutôt poétique et original saura lui plaire à la plupart.



Image
Cette édition proposée par Seville offre une image au format respecté de 1.85 :1 dans un transfert optimisé 16:9.

Il est très difficile de faire une critique réellement objective de la qualité de l’image sur les référents traditionnels. En effet, la direction artistique est telle que les critères normalement utilisés afin valider objectivement la qualité de l’image sont difficilement déchiffrable. Le programme au complet est décliné comme s’il s’agissait de toiles de Van Gogh ou de Marc Chagal. En résultent des traits forts, des couleurs très vives et mélangées, en fait, une succession de toiles artistiques qui ont été animées.

On constate néanmoins que l’image est d’une bonne qualité, et qu’aucun parasite incongrus ne viennent s’ajouter aux multiples détails des traits ou des textures. Ces dernières, là encore très artistiques (les chevaux ont des fleurs dans leur couleur), sont rendu avec une notion de relief très bien rendue et proche de ce qu’une œuvre en peinture pourrait être réellement. Par contre, est-ce par faute de moyen ou bien par choix, mais les textures sont immobiles, et ne suivent pas les mouvements des personnages. Ce choix nous a paru plutôt étrange et était même plutôt dérangeant sur certaines scènes. Mais là encore, c’était peut être une volonté artistique forte.
Les couleurs par contre sont d’une qualité sans faille, toujours parfaitement saturées et dont l’étalonnage ne saurait être mis en cause. Vu les orientations prises par la direction artistique, il aurait été dommage de ne pas voir ces tableaux animés dans leurs plus beaux atours. Les contrastes et la brillance ont toujours été d’un niveau convenable, ce qui semble plutôt normal car aucune scène poussant réellement les hautes-lumières ou les sombres ne sont au programme. Les noirs sont ainsi plutôt purs, mais étant donnée la complexité des textures (même foncées), leur profondeur a été quelque peu sacrifiée au profit des détails.
La compression ne présente aucun défaut apparent, et ce malgré la complexité des textures et des transitions présentent à l’écran. La sur définition est indécelable, et ce certainement à cause de la nature même du matériel, les traits bougeant sans arrêt, et les transitions toutes en douceurs plutôt que sur un contraste net. Aucun défaut de compression n’a donc été constaté.
Cette édition tient ses promesses : présenter une série de tableaux animés. En cela, l’excellente gestion des couleurs et la richesse des détails permettent à Le chien, le général et les oiseaux d’être une très belle expérience sur le format DVD.



Son
Une seule bande son est disponible, à savoir Français Dolby Digital 2.0. Ce format stéréo est, malgré ses limites évidentes d’un niveau qui saura satisfaire les mélomanes.

La musique de ce film composée par Andrea Guerra est tout simplement magnifique, et sait accompagner avec luxe les images très travaillées. Souvent basée sur de grands ensembles classiques, la reproduction de cette trame sonore est d’un niveau excellent et sait retransmettre la grandeur de ce genre de musique.
Le dynamisme de la trame sonore est quelque peu mis de côté par une bande son un peu limitée au niveau des dialogues et des effets. Choix très étrange, si l’image est manifestement très artistique, les effets sonores sont d’une naturalité peu commune, très proche du son réel. Ce choix, inhabituel pour le cinéma qui cherche justement à dynamiser et grandir l’image par son accompagnement audio. Du coup la spatialisation s’en trouve un peu réduite, et toujours centrée entre les enceintes avants. Les effets de transitions, peu nombreux sont néanmoins convenablement reproduits et savent à certains moments utiliser tout l’avant.
Les dialogues sont d’un niveau convenable, pas toujours parfaitement mis en situation, mais ils savent rester cohérents avec les choix des effets, donc très réalistes (les effets de situations sont donc limités).
Mais comme nous le disions précédemment, c’est réellement dans la trame sonore que cette bande son se démarque. Toujours appropriée et bien intégrée, elle saura satisfaire les amateurs de musique. On ne peut que se féliciter de ces intrusions classiques dans les films d’animation, cette forme musicale sait surprendre par sa rareté, et donner une profondeur très palpable à certaines scènes (tout comme la scène du pédalo dans les triplettes de Belleville, qui utilisait Mozart de façon très efficace).

Les basses musicales sont d’une tenue très convenable, et d’une extension appropriée. Le canal d’extrêmes-graves est tenu au silence dans ces formats, mais le contenu ne justifierait de toute façon que peu son utilisation.

À noter la présence de sous titre en Anglais.



Suppléments/menus
Cette édition est offerte sur un seul disque, et souffre d’un manque au niveau des suppléments. Seul élément disponible, la bande-annonce originale (non optimisée pour les écrans 16:9) nous est présentée.

Il est dommage que nous n’ayons pas plus d’information sur les artisans de ce film. Tout semble converger pour montrer que c’est une collection de personnalités artistiques fortes, que nous aurions aimé voir mieux présenter. Le site Internet donne quelques informations qui auraient mérité d’être illustrées un peu mieux, et certainement mieux faire comprendre les choix audacieux qui ont été fait.






Conclusion
Le chien le général et les oiseaux est un film à part. Son scénario capable de séduire les plus jeunes est mis à l’écran avec des choix artistiques quant à eux très adultes (ou plutôt loin des canons habituels servis aux têtes blondes). Ce mélange plutôt détonnant donne un film qui sort réellement de l’ordinaire, avc des visuels très inhabituels desservi par une musique de fort blle qualité.
Seville nous offre une édition qui sait mettre en valeur les choix artistiques, néanmoins le manque de supplément nous a réellement gêné. La personnalité forte de ce film justifiait une exploration plus en profondeur.



Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
1,0/5

Rapport qualité/prix:
3,0/5

Note finale:
3,2/5
Auteur: Thomas Geffroyd

Date de publication: 2004-06-21

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Sony KV34XBR910; Préampli Audio Refinement par YBA Pre-2; Ampli Audio refinement par YBA Multi-5; Enceintes JmLabs; Sub REL Strata III; Lecteur DVD Denon DVD-1600; cables et interconnects Cardas/Audioquest.

Le film

Titre original:
Chien, le général et les oiseaux, Le

Année de sortie:
2003

Pays:

Genre:

Durée:
92 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):
-

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Films Séville

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:

Date de parution:
2004-06-08

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