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DVDEF

Ramdam (Coffret Saison 1)

Critique
Synopsis/présentation
Ramdam est une télésérie qui a vu le jour en 2001 sur les ondes de Télé-Québec. À la grande surprise de tous ou presque, cette série a redonné un nouveau souffle à la chaîne québécoise puisque depuis Passe-Partout, aucune série pour enfants n’avait eu autant de succès que Ramdam. Elle est devenue l’émission jeunesse la plus regardée en attirant plus de quatre cents mille spectateurs chaque jour (la série est diffusée du lundi au jeudi à compter de 18h30). Mais en plus de tout cela, elle est devenue la série la plus regardée de la chaîne, toutes catégories d’âges confondues. De quoi réjouir et convaincre la station pour produire encore huit années d’émissions hebdomadaires avec, naturellement, une pause durant la saison estivale.

Bien sûr on pourrait donner le crédit du succès de la série au fait qu’elle était probablement la seule à être présente sur les ondes télévisuelles en 2001. Mais ce serait évidemment nier les qualités de Ramdam à commencer par sa prémisse extrêmement rafraîchissante : une famille reconstituée qui emménage sous le même toit. D’un côté les L’espérance, famille composée de Magalie l’aînée écolo qui ne manque une occasion de trimballer sa caméra, Marianne la pré-ado matérialiste et passionnée de mode, Simon le sportif, Nathan le cadet et enfin Claude, leur père veuf qui veut refaire sa vie avec Victoria Laporte séparée et mère de Sélina une scientifique passionnée de l’école et de Manolo un anti-social qui adore la musique. Évidemment, dès le premier épisode ces personnages nous sont présentés comme des êtres caricaturaux et stéréotypés au possible. Chacun d’entre eux à énormément de difficulté à vivre dans une nouvelle famille et surtout avec ses nouveaux membres. Mais éventuellement, ils apprennent à se connaître de même que nous aussi et les personnages nous deviennent ainsi extrêmement attachants.

Ce qui frappe également d’emblée dès le premier épisode c’est le concept appliqué à l’émission, soit celui de la mise en abîme. Plusieurs ont notamment reproché aux créateurs d’avoir volé le concept à la série américaine Malcolm in the Middle. Or, même s’il est vrai que Ramdam emprunte directement le même concept, reste qu’elle l’applique d’une façon assez différente. D’abord, par le fait que le pouvoir de mise en abîme est attribué à trois personnages (du moins dans cette première saison) : Simon, Manolo et Sélina. Et puis, par le fait que ces mises en abîmes sont souvent suivies d’incursions dans l’imagination du personnage qui s’est adressé à la caméra.

Cette première saison pose donc les bases de cette série en nous présentant très clairement les personnages et leurs façons de vivre dans cette nouvelle famille. Et c’est d’abord et avant tout ce que nous rappelle cette première saison, que Ramdam est une série sur la famille. La plupart des épisodes ou presque réunissent la grande majorité des personnages qui constituent cette famille recomposée alors que dans les épisodes qui sont présentés en ondes en 2008, un seul d’entre eux est souvent présent dans un épisode. C’est d’ailleurs un des éléments qui fait en sorte qu’aujourd’hui Ramdam n’est plus que l’ombre d’elle-même, c’est-à-dire la surabondance de personnages. Un peu comme Watatatow l’avait fait aussi, les auteurs ont introduit une bonne cinquantaine de personnages mis à part la famille L’espérance-Laporte-Carpentier, ce qui a pour principal effet d’amener la série dans des directions se rapprochant souvent du n’importe quoi. Les conflits des personnages en début d’émission sont souvent superficiels et grotesques (qui a oublié l’épisode dans lequel le personnage de Shandy tente de dire à Simon, son copain, qu’il pue des pieds ?).

Mais évidemment tout cela est très loin lorsque nous (re)visionnons ce coffret qui comprend les 20 meilleurs épisodes de la première saison de Ramdam. La famille est la thématique qui est au cœur de ces épisodes et donne rapidement le ton de la série. Puisqu’il s’agit d’une série qui s’adresse aux 9 à 12 ans, les épisodes sont drôles, touchants et moralisateurs (on voit cette morale venir dès le début de l’épisode). Mais heureusement, Ramdam a su vieillir avec son public et présenté des problèmes qui rejoignaient des jeunes plus âgés (ex. la première relation sexuelle, le diabète, etc.). Dans cette saison-ci, on rencontre également l’entourage de la famille L’espérance-Laporte-Carpentier : Antonin, l’ennemi de Simon, Pénélope l’amie réservée de Sélina, Thomas le meilleur ami de Simon, Annabelle la meilleure amie de Marianne et André Mongeau, l’entraîneur tyrannique de Simon et père d’Antonin, qui n’est malheureusement pas encore à la hauteur du personnage culte qu’il deviendra plus tard. À ce titre, nous nous devons de mentionner la qualité du jeu des interprètes surtout lorsqu’on pense que Mariloup Wolfe, alias Marianne, a pratiquement réussit à s’imposer au panthéon des acteurs pour les émissions jeunesse.

Ramdam est une émission jeunesse qui a su s’imposer dans le décor télévisuel québécois et avec raison. C’est une série honnête, rafraîchissante qui, bien que moralisatrice, ne force pas les choses, du moins durant cette première saison. Car rappelons-le, huit ans c’est peut-être trop long pour une série jeunesse.



Image
La série est offerte au format d’image respectée de 1.33:1 d’après un transfert 4:3.

La définition générale de l’image est correcte. Même si Ramdam est une série tournée en numérique, le transfert n’est pas d’un grand éclat. Le tout est dû à un défaut majeur et de taille, soit celui du fait qu’il s’agisse de quatre DVD-5 (simple face, simple couche). Il va donc s’en dire que les transferts souffrent de problèmes de compression absolument atroces. Ce sont principalement des macroblocs et un fourmillement peu subtil qui trahissent ce problème de talle. L’effet principal de ce défaut est de rendre l’image pas toujours précise et quelque peu floue à certains moments.

Par contre, les détails et les textures sont correctement reproduits alors que l’image affiche une netteté relativement acceptable, comme mentionné précédemment. Par contre, le rendu des couleurs est impeccable. Sans servir un quelconque travail de direction photo (excepté peut-être durant les « flashs » des mises en abîme des personnages), ces couleurs sont brillamment reproduites. Elles sont donc riches, pleinement saturées et ne débordent pas. Les contrastes sont relativement bien gérés et les effets de surbrillance sont souvent évités. Les parties sombres sont très bien reproduites et présentent des dégradés fluides et des noirs qui demeurent purs et intenses en tout temps.




Son
Une seule bande son est offerte sur cette édition et elle est disponible au format Dolby Stéréo 2.0.

Tout comme le transfert sonore, la bande son demeure ici limitée. En effet, on devine assez rapidement que Ramdam n’est pas une série qui est axée sur les effets sonores, encore moins sur les ambiances, mais bien sur les dialogues. Le dynamisme est donc adapté pour la chose de même que la présence très satisfaisante. Ces dialogues, qui composent la grande majorité de la bande son, sont captés et surtout reproduits avec fidélité et avec une clarté constante. On réussit à éviter aussi les distorsions sonores dans les voix lorsque le volume est élevé à un niveau raisonnable. Par contre, vous vous en douterez, l’immersion du spectateur demeure limitée même si elle demeure acceptable pour un mixage stéréo. La trame sonore s’intègre correctement au mixage formant ainsi, avec les dialogues, la quasi-totalité de ce qui constitue ce mixage. Les basses sont employées de façon complètement anecdotique alors que l’utilisation du canal d’extrêmes graves se veut naturellement inexistante. On peut donc conclure que le mixage répond ici correctement aux moyens de la série et reproduit adéquatement les principaux enjeux de cette bande son à savoir les dialogues et la trame sonore.

Il n’y a aucune option de sous-titrage disponible.



Suppléments/menus
-



Conclusion
Alors que Télé-Québec a annoncé la dernière saison de Ramdam pour cet hiver, on ne peut que se réjouir d’une aussi sage décision. Non pas parce que Ramdam est une mauvaise série. Bien au contraire, il s’agit sûrement de la meilleure série jeunesse québécoise depuis bien longtemps. Elle n’est par contre plus ce qu’elle était c’est-à-dire drôle, touchante, rafraîchissante et par moments complètement hilarante. Et ce coffret regroupant les 20 meilleurs épisodes de la première saison est heureusement là pour nous le rappeler.

Techniquement, cette édition donne l’impression d’avoir été limité dans le budget du tournage et du transfert numérique. Le transfert vidéo souffre de problèmes de compression souvent atroces dû à l’emploi de DVD-5 pour le transcodage alors que la bande son se veut en retrait et se contente d’être fonctionnelle. L’absence de suppléments est aussi à signaler de par la déception qu’elle cause. Une série de ce calibre aurait mérité meilleur traitement. En somme, un achat à encourager pour quiconque veut découvrir ou redécouvrir cette incontournable de la télévision jeunesse québécoise, mais cela doit évidemment être la seule et unique raison de l'achat.



Qualité vidéo:
2,5/5

Qualité audio:
3,0/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
2,8/5

Note finale:
2,8/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2008-07-01

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Toshiba 27A43C, Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Ramdam

Année de sortie:
2001

Pays:

Genre:

Durée:
480 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
DEP

Produit:
DVD

Nombre de disque:
4 DVD-5 (simple face, simple couche)

Format d'image:
1.33:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Française Dolby 2.0 stéréo

Sous-titres:
-

Suppéments:
-

Date de parution:
2008-03-04

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