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DVDEF

Time After Time

Critique
Synopsis/présentation
Nicholas Meyer s'est d'abord fait connaître en tant qu'écrivain avec l'excellent The 7% Solution(1973) où déja il s'amuse à confronter des mythes (en l'occurence, et aussi farfelu que cela puisse paraître, celui de Freud et de Sherlock Holmes). Il continuera avec succès cette série de romans confrontant Sherlock Holmes à d'autres célébrités (The West End Horror 1976). Il cumule également les fonctions de producteur exécutif (Colateral Damage d'Andrew Davis, 2001) et de scénariste (Fatal Attraction d'Adrian Lyne, 1987, co-scénariste ; The 7% Solution d'Herbert Ross, 1976 où il adapte son propre roman pour le cinéma). Il commence sa carrière de réalisateur avec le film qui nous interesse aujourd'hui : Time After Time (1979).
Le succès de celui-ci lui ouvrira les portes des studios. Il signera ainsi en 1982 un film très attendu, la suite du premier Star Trek de Robert Wise : Star Trek 2, The Wrath of Kahn. Il signe avec ce film l'un des préférés des amateurs de la série et pour tout dire, l'un des seuls regardables. Son attention se porte plus sur les personnages et leurs implications tout en conservant le côté spectaculaire et distrayant d'un film de science fiction.
Ensuite il signera une oeuvre d'abord prevue pour le petit écran et qui sortira finalement au cinéma : The Day After (1983). Ce film, au scénario prometteur (une bombe thermonucléaire russe tombe sur le Kansas), est pourtant trop plat et conventionnel pour susciter un intérêt équivalent à ceux de ses autres oeuvres. Viendra en suite une sympathique comédie aux situations absurdes et hilarantes : Volunteers (1985).
Son travail suivant (The Deceivers, 1988) confirmera chez Nicholas Meyer une capacité à réaliser des films corrects techniquement et stylistiquement, mais sans être capable de faire ressortir une personnalité quelconque à travers ceux-ci. En somme, c'est un bon artisan mais ses qualités en tant qu'artiste avec un grand A apparaissent comme plus limitées. Il réalisa en 1991 un autre épisode de la série des Star Trek : The Undiscovered Country. Une fois de plus il s'agit d'un épisode de qualité supérieure au reste de la série sans pour autant atteindre le rang de film recommandable.
C'est donc avec Time After Time que N. Meyer signe son meilleur film. Nous suivons H.G Wells (Malcolm McDowell, épatant et surprenant en héros sympathique) au moment où celui-ci va tester sa fameuse Time Machine. Un de ses meilleurs amis se révèle être en fait Jack l'Eventreur (David Warner, manquant un peu de cruauté), qui utilise la machine de Wells pour échapper à la traque de Scotland Yard. H.G Wells, consterné d'apprendre la vraie nature de son ami, décide de le suivre en 1979 et de le ramener à son époque de façon à ce qu'il ne perturbe pas le futur (qu'il croit idyllique).
L'intelligence et la nouveauté du scénario sont vraiment évidentes et même si le traitement de tous les personnages n'est pas égal, il s'agit d'un script hors du commun comme Hollywood en produit peu. La mise en image est appliquée mais ne présente aucun caractère particulier. Le film se suit facilement et propose des moments de comédie réjouissants (la découverte du monde de 1979 par H.G Wells), et l'histoire d'amour (avec Mary Steenburgen, très bien mais dont le personnage est un peu flou) ne vient pas parasiter le suspence du film.
Un film n'ayant d'autres prétentions que celles de nous distraire grâce à un scénario original et solide, d'excellents acteurs et une réalisation sans failles.


Image
Le tout nouveau transfert numérique est proposé en 2.35:1, soit son format d'origine. La remasterisation de la copie offre une nouvelle jeunesse à ce film.
Le niveau de détails est excellent et l'interpositif a été débarassé de tous ses défauts, malgré de temps à autres une légère baisse de la définition générale. Le rendu des couleurs est également de très bon niveau, conservant toujours un aspect juste, une tenue et une saturation impeccable. Le contraste aurait pu être plus poussé, bien qu'il soit d'un niveau tout à fait acceptable. Les parties sombres offrent quant à elles un rendu convaincant, même si les noirs auraient pu être plus profonds et certains détails plus visibles.
La partie numérique du transfert est impeccable bien que de temps à autres un certain flou soit notable, juste en dessous et au dessus des bandes noires. Ce problème est très léger et n'entache en rien le plaisir du visionnement.



Son
Les bandes-son sont disponibles en Anglais (DD 2.0 surround) et Français (DD 1.0 mono). La bande-son en Anglais propose un Dolby Surround d'époque (1979) non remixé et qui a par conséquent du mal à se hisser à la hauteur des standards actuels. Cependant, une dynamique acceptable et une spacialité certes étriquée mais correcte, lui permettent d'offrir un rendu convaincant.
La séparation des canaux est faible et ne permet pas un déploiement important du champ sonore. Malgré tout, les effets d'ambiance sont présents et dans l'ensemble bien intégrés. Les enceintes arrières sont quasi muettes tout au long du film. Les dialogues eux sont toujours nets et parfaitement intégrés aux effets. Les basses fréquences ne sont certes pas le point fort de cette bande-son mais elles sont toutefois présentes en quantité suffisante pour soutenir la musique et les effets quand cela est nécessaire.
La bande-son monophonique en Français reprend quant à elle les qualités de son homologue anglaise même si elle offre un rendu beaucoup moins ample et un niveau de sortie un peu faible.
Les sous-titres sont disponibles en Anglais, Français, Espagnol et Portugais.



Suppléments/menus
Une section bien remplie pour une édition régulière.
Une piste de commentaires audio animée par Nicholas Meyer et Malcolm McDowell a été enregistré spécialement pour cette édition DVD. Celle-ci est plutôt intéressante même si le côté souvenirs privés du tournage l'emporte sur les anecdotes valables. La complicité entre les deux hommes est évidente, ce qui rend encore plus incompréhensible les blancs relativement longs qui jalonnent ce commentaire et le rendent parfois pénible à écouter car trop morcelé.
Nous est ensuite proposé un court essai (un peu trop simpliste) en texte déroulant. Cette technique remonte au début du format DVD et il aurait tout de même été plus judicieux de faire lire le texte par une personne sur fond d'image, plutôt que d'obliger le spectateur à lire les informations proposées. L'idée de proposer trois bandes-annonce de films sur le même sujet est excellente et permet bien de mesurer l'évolution du traitement d'un même scénario en comparant celle de The Time Machine de 1960 et celle de 2002. Ces trois bandes-annonce sont de qualité tout à fait acceptable même si comme c'est trop souvent le cas, elles dévoilent une bonne partie de l'intrigue et des morceaux de bravoure.




Conclusion
Une belle surprise que cette bonne édition pour un petit film a priori moins candidat que d'autre à un traitement poussé comme celui-ci. Une édition recommandée pour un film très distrayant, au scénario et à l'interprétation remarquables, bien soutenu par une édition à la hauteur au niveau technique et suppléments.


Qualité vidéo:
3,2/5

Qualité audio:
2,8/5

Suppléments:
2,8/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,0/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2002-08-03

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Time After Time

Année de sortie:
1979

Pays:

Genre:

Durée:
112 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Portugais
Espagnol

Suppéments:
Commentaire Audio de N.Meyer et M.McDowell, essai en texte déroulant "It's About Time", bandes annnonce de The Time Machine version 1960 et 2002 et de Time After Time, filmographies et Biographies des artisans du film

Date de parution:
2002-08-06

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