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DVDEF

Horror of Dracula

Critique
Synopsis/présentation
La Hammer décida de continuer son cycle d'adaptation des classiques de la Universal des années trentes, suite au succès phénoménal que connut leur première tentative : The Curse of Frankenstein (1957, adaptation du Frankenstein de James Whale de 1931). Ainsi, Horror of Dracula (1958), confirmera par son succès et sa réussite artistique la justesse des choix de la firme anglaise.

L'apport de la couleur dans un genre jusque là confiné au noir et blanc fut primordial et décisif. Il permettra de mettre en valeur l'élément primordial de la légende vampirique, ainsi qu'un élément visuel puissant : le sang . Cette nouvelle possibilité sera meme exploitée pour elle-meme dès le générique. Celui-ci peut paraitre anodin maintenant, mais traumatisa plus d'un spectateur à l'époque, ceux-ci n'ayant jamais vu autant de sang et d'une telle couleur à l'écran. L'interprétation des deux rôles principaux est un autre des atouts du film. Christopher Lee s'impose définitivement comme le Dracula dans l'inconscient collectif. Son personnage devient ainsi racé, élégant, sexy mais également bestial et sanguinaire (ses capacités athlétiques sont bien utilisées). Peter Cushing est totalement convaincant et passionnant en Van Helsing, LE chasseur de vampires. Les deux compères sont pour beaucoup dans le succès du film et plus généralement de la Hammer.

Terence Fisher est l'autre atout majeur de la compagnie et l'association de ces trois artistes permit de créer un style qu'aucun spectateur ne peut oublier, après le visionnement d'une de leurs oeuvres. De la meme façon que Chrsitopher Lee se démarque totalement de l'interprétation de Bela Lugosi (l'autre grand interprète de Dracula, qui fit d'allieurs une fixation sur ce personnage), Fisher introduit la moblité dans la mise en scène (collant toujours au plus près des acteurs et de leurs actions), en réaction à un certain statisme dans celle de Tod Browning (Dracula, 1930, qui est loin d'etre son meilleur film). Il place toujours sa caméra au bon endroit et ses mouvement sont amples, élégants et contribuent grandement à l'ambiance distillée par le film. L'atmosphère d'érotisme dans laquelle baigne le film est également pour beaucoup dans son succès. La modernité de Fisher et la tolérance relative de l'époque (plus grande qu'en 1930), permirent à Jimmy Sangster (scénariste attitré et futur réalisateur de la compagnie) de réintroduire un élément essentiel de la légende vampirique : l'attirance sexuelle que Dracula provoque sur ses victimes. La scène où Mina ouvre sa fenetre et tremble de désir en attendant la visite de Dracula, celle où une des fiancées du meme Dracula se faisant réconforter par Jonathan Harker en profite pour le mordre en gros plan, ont du choquer et en meme temps attirer plus d'un spectateur.

Par contre, il faut bien reconnaitre que la scène d'introduction du film (plutot lente et contemplative à cause du scenario), est gachée par le jeu de l'acteur incarnant J. Harker. Celui-ci est vraiment mauvais et en total décalage avec son personnage. De même, Michael Gough (pourtant très bon dans l'excellent Horrors of the Black Museum d'Arthur Crabtree, 1959) est excécrable dans le role du frère de Mina Harker (personnage créé de toute pièce pour le film) et réussit à rendre parfois pénible la deuxième partie du film. Le scénario est également trop lâche et moins réussi que ceux de la série des Frankenstein. Malgré tout, le fait d'avoir débarrassé le Comte Dracula d'une partie de ses pouvoirs (car le budget n'en permettait pas les effets spéciaux) contribue à le rendre moins monstrueux, mi homme mi vampire (il reste tout de même une créature terrifiante). Une fois de plus, les décors, la photographie et la musique sont absolument excellents surtout si on les rapporte à l'argent investi dans la production.

Ce film est donc une oeuvre fondatrice qui pose les bases de la légende du Prince des Carpates telle que la connait le grand public (et non comme elle a été créée par Bram Stoker). Ses qualités en font une oeuvre majeure (meme si par certains aspects moins réussis que d'autres) de la Hammer et de Terence Fisher. Christopher Lee y gagne ses galons d'acteur en personnifiant de façon parfaite le Comte Dracula. Peter Cushing confirme ses immenses capacités d'acteur, découvertes dans The Curse of Frankenstein et entérinées par toutes ses futures interprétations.


Image
Le format proposé par cette édition est de 1.78:1, mais il ne parait pas etre l'original car le haut et le bas de l'image semblent régulièrement rognés. Le transfert est anamorphosé et n'a à priori pas bénéficié d'une restauration particulière.

La définition générale s'avère d'un niveau surprenant pour ce type de production. L'interpositif est certes entaché par quelques traces et rayures, qui sont cependant peu génantes eu égard à l'age du film et à son importance (c'est surtout le générique qui en souffre). La finesse des détails permet de littéralement redécouvrir le film tant ses précédentes copies étaient vagues en comparaison. Le bon rendu des couleurs permet de réaliser le magnifique travail effectué par le directeur de la photo. Le contraste est fort correct et permet d'éviter, par sa bonne gestion, trop de brillances qui auraient pu s'avérer genantes. Les parties sombres du film sont plutot bien rendues, meme si la définition a parfois tendance à y chuter un peu (dans des proportions raisonnables toutefois). Les noirs sont encore une fois d'une profondeur surprenante et contribuent activement au bon rendu de cette image.

Le transfert numérique est quant à lui d'excellente qualité ne laissant transparaitre aucun défaut majeur si ce n'est une tendance à la surdéfinition qui reste toutefois raisonnable.

Une image fort satisfaisante et pour tout dire surprenante (au regard des précédentes), qui permettra enfin à toute une génération d'admirateurs du film de le découvrir avec la qualité qu'il mérite. Une question reste toutefois posée à la Warner par rapport à son format qui ne semble pas etre respecté sur cette édition. Cependant, nous remercions cet éditeur de nous permettre de découvrir la vraie vision de Terence Fisher, ce qui n'était possible avec les anciennes incarnations en format recadré.



Son
La bande-son est uniquement disponible en Anglais (DD 1.0 mono).

Celle-ci est d'une dynamique correcte et offre une présence agréable. Tous les effets sonores ressortent bien et la musique (très présente) est bien intégrée, meme si elle a tendance à saturer régulièrement (mais rien de grave cependant !). Les dialogues sont toujours intelligibles et n'en viennent à siffler que si l'on pousse vraiment le volume.

Une bande-son bien numérisée et fort correcte pour un film datant de 1957 et n'ayant pas subi de restauration poussée. Les sous-titres sont eux disponibles en Anglais, Français, Espagnol et Portugais.


Suppléments
Une édition malheureusement vide de suppléments alors que cette oeuvre en aurait plus que largement mérité. Sont tout de meme présents, un texte fixe et court sur la série de "Dracula" de la Hammer : Dracula Lives Again (d'un intéret quasi nul), une bande annonce d'assez bonne qualité (technique et artistique), et l'énumération des acteurs et artisans du film.

Lorsque l'on connait le gout de Christopher Lee pour les commentaires et les interviews, on trouve dommage que la Warner n'ait pas jugé bon de mettre sur pied un documentaire sur ce film qui fit sa gloire.



Suppléments/menus
Une édition DVD très attendu par tous les amateurs de cinéma fantastique et ceux-ci ne seront pas déçus par sa qualité technique. Mais ils le seront sans doute par son absence de suppléments. Ce film se doit d'etre vu par tous pour découvrir à quel point il est fondateur (et donc essentiel) pour la légende vampirique.




Conclusion



Qualité vidéo:
3,2/5

Qualité audio:
2,0/5

Suppléments:
1,0/5

Rapport qualité/prix:
3,8/5

Note finale:
3,2/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2002-10-16

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Horror of Dracula

Année de sortie:
1957

Pays:

Genre:

Durée:
81 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol
Portugais

Suppéments:
Bande Annonce, Texte fixe:'Dracula lives again!' sur les Dracula de la Hammer

Date de parution:
2002-10-01

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