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DVDEF

Red Road

Critique
Synopsis/présentation
Jackie (Kate Dickie) travaille comme opératrice dans une société de vidéosurveillance. Elle surveille, épie et guette les moindres faits et gestes d’une partie de la communauté. Assise à son poste, elle regarde évoluer un monde auquel elle ne semble plus vouloir appartenir. Un drame traumatisant est survenu quelques années plutôt la forçant à vivre ainsi reculée du monde, même de ses amis et de sa belle-famille. Ses rapport affectifs se limitent à quelques séances de sexe avec un compagnon de travail et une brève visite au mariage de sa belle-sœur. Mais un soir, alors qu’elle croit assister à un crime, elle surprend une femme et un homme en plein ébat. Cet homme, Jackie le reconnaît. Mais pourquoi s’obstine-t-elle autant à vouloir le suivre constamment? Pourquoi le désir de faire partie de son monde devient soudainement une véritable obsession pour Jackie ?

Présenté au Festival du Nouveau Cinéma de 2006, Red Road a également remporté le prix du jury au Festival de Cannes de 2006 en plus d’être en sélection officielle aux Festivals de Sundance et de Toronto en 2007 et en 2006.



Image
Le film est offert au format d’image respectée de 1.78:1 d’après un transfert 16:9.

Séville nous offre malheureusement un transfert NTSC obtenu par transcodage de la version PAL offerte en Zone 2. Nous nous retrouvons donc malheureusement avec le principal défaut d’un transfert en PAL, c’est-à-dire une accélération de l’image passant de 24 images /seconde à 25 images / seconde, ce qui a pour effets majeurs de créer des dédoublements à l’image ainsi qu’une impression de flou. Mais heureusement, le film ayant été tourné en vidéo, ces défauts ne sont pas aussi criants que l’on pourrait le croire. L’image offre un niveau de détail acceptable avec un rendu des textures adéquat. La reproduction des couleurs ne pose pas problème. Ces dernières demeurent riches, précises et sont parfaitement bien délimitées, n’offrant ainsi aucun problème de saturation ou de débordement. Les contrastes sont également bien gérés évitant ainsi tout effet de surbrillance. Quant aux dégradés, ils sont fluides et précis offrant ainsi des parties sombres correctement détaillées. Les noirs sont purs et intenses.

Seulement le film est offert sur ce disque, il est logique de constater que la compression a été parfaitement maîtrisée et ne laisse paraître aucun défaut numérique.



Son
Deux bandes son sont disponibles sur cette édition. Toutes deux offertes en version originale anglaise, elles sont disponible aux formats Dolby Digital 5.1 et Dolby Surround 2.0. C’est le mixage 5.1 qui a évidemment été employée pour cette critique.

Bien que le film soit très intimiste et ne se prête pas aux grandes prouesses sonores, le mixage offert ici reproduit fidèlement l’esprit du film. Grâce à un bon dynamisme, à une présence convaincante et à une honnête spatialisation de l’environnement sonore, une certaine immersion du spectateur est possible. De plus, le déploiement sonore de ce mixage s’effectue de façon élégante, respectant toujours l’esprit du film. Ainsi, les ouvertures frontale et latérale demeurent claires et précises alors que les enceintes arrière sont employées à des fins exclusives d’ambiance. Les effets d’ambiophonie se font donc rares. Par contre, les dialogues demeurent constamment et parfaitement intelligibles alors que la trame sonore s’intègre avec une très belle subtilité au mixage. Quant aux basses, leur utilisation est assez limitée, mais lorsque c’est le cas, elles grondent avec une certaine profondeur et une belle efficacité. C’est encore plus vrai pour le canal d’extrêmes graves dont l’utilisation et la manifestation sont complètement anecdotiques.

Malgré l’absence d’une bande son française, on notera heureusement la présence de sous-titres anglais et français.



Suppléments/menus







Conclusion
Red Road est le premier segment du concept « Advance Party » qui réunit trois œuvres de trois réalisateurs différents en développant des œuvres à partir des mêmes intrigues et des mêmes personnages. Dans ce cas-ci c’est la réalisatrice britannique Andrea Arnold qui décrit les tourments intérieurs d’une jeune femme qui a été marquée à vie par un drame bouleversant. Il en résulte une œuvre intense, prenante, dérangeante, mais très pertinente, où se mélangent suspense psychologique et drame intimiste. Décidément, Arnold est une réalisatrice très prometteuse et Red Road est certainement un film à découvrir.

Malheureusement, Séville n’arrive pas à rendre justice au film à tous les niveaux. Le transfert d’image en NTSC a été obtenu par un transcodage de la version PAL, offrant donc les défauts habituels de ce type de transferts. Le mixage a néanmoins le mérite de servir honorablement le film, mais le plus aberrant est l’absence totale de suppléments, pas même une piste de commentaires audio, un segment quelconque ou encore une bande-annonce. Pour l’œuvre d’abord et avant tout...



Qualité vidéo:
2,9/5

Qualité audio:
3,2/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
2,5/5

Note finale:
2,5/5
Auteur: Frédéric Bouchard

Date de publication: 2007-11-23

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Toshiba 27A43C, Récepteur JVC TH-A30

Le film

Titre original:
Red Road

Année de sortie:
2006

Pays:

Genre:

Durée:
113 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Films Séville

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais
Français

Suppéments:
-

Date de parution:
2007-09-11

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