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DVDEF

Fifth Element, The (Superbit)

Critique
Synopsis/présentation
Luc Besson (1959- ), cinéaste français, est l'auteur, le scénariste et le réalisateur de The Fifth Element.
Besson s'est surtout fait connaître en tant que réalisateur; c'est à lui que l'on doit des films comme Le dernier Combat, Subway, Le Grand Bleu, Nikita et Léon. Depuis la fin des années quatre-vingt dix, Luc Besson est plus actif en tant que producteur; on lui doit Taxi et Taxi 2. En 1997, il produisit Ne pas avaler mais c'est surtout pour The Fifth Element que cette année fut marquante pour lui.
Bruce Willis (1955- ), Milla Jovovich (1975- ) et Gary Oldman (1958- ) sont les têtes d'affiche de ce film de science-fiction qui prend racine au 23e siècle. Le retour d'une force maléfique menaçant la Terre est annoncée, une force qui se manifeste invariablement à tous les 5 millénaires. Korben Dallas (Bruce Willis) est un chauffeur de taxi qui de manière inattendue fait la rencontre de Leeloo (Milla Jovovich). Cette dernière semble celle par qui le cinquième élément pourra se révéler et anéantir cette force maléfique qui menace l'univers.
On reproche souvent au film de Besson d'être appuyé par des scénarios somme toute assez simple, et The Fifth Element n'échappe pas à cette règle. Le réalisateur y va ici de morales assez simplistes sur les militaires, les pouvoirs politiques et comment l'amour est le seul salut de l'univers... Besson maîtrise, sans contredit, le langage cinématographique et sait faire un film; The Fifth Element en est la preuve. Malgré un rythme soutenu, ce film est un amalgame plus ou moins réussi de plusieurs genres (comédie, science-fiction, romance) qui laisse somme toute assez froid.
Présenté en première à Cannes (1997), ce film connu un certain succès en Amérique du Nord générant des revenus de plus de 60 millions de dollars américains. Au niveau international, des recettes dépassant les 200 millions (US) furent enregistrées. Considérant que ce film coûta 90 millions de dollars à produire, on peut qualifier l'opération de rentable pour la Gaumont (compagnie de production).
Ce n'est pas la première fois que ce film est offert en DVD. En 1998, Columbia/TriStar offrait une première édition de celui-ci. Les médias avaient tous louangé les qualités techniques de ce titre. Été 2001, Columbia/TriStar annonce la mise en marché d'une nouvelle collection: Superbit. A la différence d'autres collections qui misent sur les suppléments et l'interactivité, Columbia/TriStar choisit plutôt de miser sur la reproduction la plus parfaite possible d'une oeuvre. Exit les doublages, les suppléments et le superflus. Tout l'espace est alloué au transfert vidéo et aux bande-sonores originales.


Image
Le débit moyen d’informations vidéo sur support DVD est de 3,5 méga-octet par secondes. En fait, le terme de débit moyen peut être trompeur car en DVD-Video le taux de transfert pour l'image varie. On allouera plus d'octets pour des scènes plus complexes, et moins par un plan relativement statique.

Avec cette nouvelle bannière, Columbia/Tristar propose une image dont le débit moyen d’informations vidéo passe de 3,5 méga-octets/seconde à un débit de plus de 6 méga-octets/seconde. À noter que la source non compressée a un débit de 124.416 Mbps pour une source vidéo, ou soit 99.533 ou 119.439 Mbps pour une source film! Le taux de compression du DVD est de 36:1 à partir des 124 Mbps non compressés, ou 28:1 à partir des 100 Mbps de la source film.
Aucun supplément n’accompagne les titres de ce catalogue et les menus sont sobres, sans artifices. Le maximum d’information est alloué aux flux audio et vidéo.
La première édition de ce titre paru en 1998 faisait déjà office de référence par une qualité d'image exceptionnelle. Tenter de surpasser la qualité d'image de cette première édition était tout un défi. Le but est-il atteint?
Présenté uniquement en format original de 2.35:1 d'après un transfert anamorphique, The Fifth Element: Superbit est d'une netteté remarquable; le niveau de détail semble plus grand. Aucune scène ne semble manquer de piqué. En guise de preuve, jetez un coup d'oeil sur ces deux captures d'écran: l'édition Superbit offre des textures plus en détails et plus de subtilité dans les masses et contours.

Comparé à la première édition, le rendu des couleurs semble avoir été amélioré; elles sont plus justes et vibrantes. Pleinement saturées mais sans jamais déborder, les couleurs ont une pureté étonnante. Chaque nuance est subtilement reproduite. La brillance est sans fluctuation, bien balancée. Le contraste est correctement ajusté et ne semble pas avoir été accentué. La qualité des dégradés est surprenante!
Jamais n'a-t-on assisté à un rendu aussi fluide, et ce jusque dans les vapeurs du désert, en passant par les brumes de l'espace. Les noirs sont profonds, riches et purs.
La qualité de l'interpositif utilisé en vue de ce transfert est pratiquement irréprochable, seuls quelques très rares parasites sont visibles à certaines occasions. Pratiquement aucun défauts n'entache l'image, à peine un infime fourmillement se remarque dans quelques plans. Il n'y a aucune sur-définition des contours.


Son
Pour cette bannière, Columbia/Tristar a choisit de n'inclure que la bande-son originale, dans ce cas-ci anglaise. Deux mixage sont proposés sur ce titre: Dolby Digital 5.1 et DTS. Le mixage Dolby Digital 5.1 est à un débit de 448 kbs tandis que le mixage DTS est à 768 kbs (mi-débit).
Il est important de souligner que le mixage Dolby Digital 5.1 offert sur la première édition DVD, encodé à 384 kbs, était déjà d'excellente facture; les différences avec cette nouvelle bande Dolby Digital 5.1 (à 448 kbs) sont sommes toutes imperceptibles. Le son, sans être extrêmement dynamique, a beaucoup d'impact. On note une belle profondeur de l'espace sonore. L'immersion qu'apporte cette bande son étonne encore par sa spatialité. La trame-sonore est reproduite avec fidélité et intensité. Trait marquant de The Fifth Element: les effets canaux à canaux abondamment utilisés!
Mais c'est sans contredit le mixage DTS qui apporte le plus au niveau sonore. Le son semble avoir gagné en fidélité et en netteté; tous les éléments sonores sont rendus avec précision. La trame-sonore est d'une fidélité renversante tandis que les basses sont plus nettes, mieux définies.
Il y a option de sous-titrage en anglais, français, espagnol, portugais, chinois et thaïlandais.


Suppléments/menus
Aucun supplément n’accompagne les titres de la collection Superbit.



Conclusion
L'édition DVD offerte en 1998 en était une déjà considérée par plusieurs comme étant de référence. Est-ce que le conditionnement Superbit a amélioré la présentation du film? Oui, sans aucun doute. Sur le plan visuel, la colorimétrie se veut plus juste et nuancée. Au niveau sonore, le mixage DTS procurera des frissons par sa fidélité et sa profondeur.
Si vous ne possédez pas le première édition DVD de ce film, n'hésitez pas à vous procurer ce titre Superbit, ne serait-ce que pour ses qualités techniques. Pour les autres, acheter pour une deuxième édition est peut-être agaçant, nous en conviendrons. Si une reproduction quasi parfaite du matériel source original est votre soucis, là encore le choix s'impose!


Qualité vidéo:
4,5/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
0,0/5

Rapport qualité/prix:
3,5/5

Note finale:
4,0/5
Auteur: Sylvain Bourdon

Date de publication: 2001-10-31

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 RCA ColorTrak, Récepteur Denon AVR-2800, Lecteur Denon DVD-1500, enceintes Nuance / Energy, câbles Monster Cable

Le film

Titre original:
The Fifth Element

Année de sortie:
1997

Pays:

Genre:

Durée:
126 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise DTS

Sous-titres:
Anglais
Français
Portugais
Espagnol
Chinois
Thailandais

Suppéments:
Aucun

Date de parution:
2001-10-09

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