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DVDEF

Great Race, The

Critique
Synopsis/présentation
Blake Edwards a, en de multiples occasions au cours de sa carrière (voir la critique de S.O.B), rendu hommage aux génies du burlesque du début du siécle, mais jamais aussi ouvertement que dans ce film (qui rappelons-le est dédié à Laurel et Hardy). Il s'agit, à notre connaissance, de la plus grosse farce organisée et à coup sur de la plus grosse bataille de tarte à la crème de l'histoire du cinéma.

Le plus incroyable est le paradoxe entre la facilité et la décontraction présentes dans toutes les "grosses scènes", et la complexité nécessaire à la mise en oeuvre de tels morceaux de bravoure (cf la bagarre générale dans le saloon ou la bataille de tartes). Blake Edwards fait ainsi éclater son génie comique car la fluidité du film et son rythme général ne sont jamais affectés par la difficulté des moyens utilisés.

Il est certain que la finesse de certains autres de ses films n'est pas toujours présente et qu'il faut retrouver un peu son âme d'enfant pour goûter tous les gags, mais une fois cet effort fait, quelle récompense !
L'histoire est basé sur une course automobile autour du monde organisée en 1908, mais toute comparaison s'arrête là. Le grand cascadeur 'The Great Leslie' (Tony Curtis, parfait dans le rôle du personnage héroïque dont les femmes s'éprennent) propose à un grand fabricant automobile américain d'organiser une course de New York à Paris de façon à prouver la suprématie des véhicules de la marque. Prennent part à cette course (au souci de toute vraisemblance), son ennemi juré le Professeur Fate (Jack Lemmon, hilarant à force de méchanceté et d'obstination) flanqué de son inséparable Max (génialemment campé par Peter Falk). Vient également se joindre à l'entreprise une journaliste féministe et arriviste, également decidée à gagner la course quels qu'en soit les moyens, Maggie Dubois (jouée à la perfection par une Nathalie Wood plus belle et pétillante que jamais). S'ensuivent alors une avalanche ininterrompue de gags et de folles situations, plus improbables les unes que les autres, qui nous mènerons jusqu'à Paris.

Les seuls reproches constructifs que l'on puisse adresser à l'encontre de ce film sont sa longueur (160 minutes) et un certain flottement dans la dernière partie, qui nuisent légèrement à la cohérence de l'ensemble. Cependant, ces quelques critiques ne pèsent pas lourd comparées aux incroyables qualités euphorisantes de cette oeuvre. Les personnes qui ont bien connu dans leur jeunesse le dessin animé "Les Fous du Volant" (qui est tiré du film), prendrons plaisir à retrouver en chair et en os les mêmes personnages et surtout le même type de gags complètement fous. En résumé, un film totalement burlesque et improbable (le Pr Fate et Max auraient du mourir au moins une dizaine de fois), au scénario un peu léger (les incohérences se succèdent au même rythme que les gags), mais à la folie totalement contagieuse et au pouvoir distrayant et hilarant réellement uniques. A noter qu'encore une fois, Blake Edwards a inspiré grâce à l'un de ses films (avant La Panthère Rose dont la version animée sera mise en route suite au succès énorme que connaîtra la série dans les années 70) une série animée qui deviendra plus célèbre que son propre long métrage, aidé en cela par les inoubliables et géniaux thèmes musicaux de Henry Mancini.


Image
L'image est présentée en format d'origine de 2.35:1 d'après un transfert anamorphosé . La renumérisation annoncée sur la jaquette s'avère absolument phénoménale, de qualité étonnante pour un film ayant plus de 35 ans.

L'interpositif est vierge de tous défauts; parasites, rayures et points blanc. La définition générale est du niveau de certaines productions actuelles, la richesse des détails et textures (même en arrière plan) surprend agréablement. Le plus extraordinaire s'avère être le rendu des couleurs. Celles-ci sont toujours parfaitement saturées, naturelles et incroyablemment chatoyantes. L'aspect bande dessinée du film est ainsi renforcé par ces couleurs mais sans toutefois la patine des années 60 de cette photographie. Un contraste parfaitement ajusté et un niveau des noirs (brillance) à point mettent en valeurs des dégradés subtil et bien détaillé.

Nous avons tout juste droit à deux ou trois arrières plans de ciel un peu granuleux et toutes traces de défauts de compression ou de surdéfinition sont absentes (alors que les renumérisations donnent souvent lieu à ce genre de problèmes). De l'excellent travail de restauration par la Warner. Chapeau!


Son
Les bande-son proposées avec cette édition DVD sont disponibles en Anglais (Dolby Digital 5.1) et Français (Dolby 1.0 mono).

La bande-son anglaise a été restaurée et renumerisée en Dolby Digital 5.1 . Il s'agit-là d'un travail remarquable tant le résultat final est proche de la qualité maximale que l'on peut obtenir avec un enregistrement des années soixantes. La dynamique est surprenante et doublée d'une présence remarquable de la trame-sonore. La séparation des canaux est optimale. Les dialogues sont impeccablement rendus et toujours intelligibles. Les basses et le canal d'extrême-grave sont bien évidemment très en retrait par rapport aux productions actuelles, mais largement suffisant pour venir appuyer la musique et les effets.

Le doublage français en mono est fort correcte mais patie bien évidemment de la comparaison avec son homologue anglaise. Celles-ci permettent de faire ressortir l'interêt d'un remixage en 5.1, lorsque le travail est bien fait. En effet, la spacialisation disparaît quasi totalement et les effets sont beaucoup plus limités. C'est ici la musique qui souffre le plus du retour à un seul canal de diffusion.

A noter que les sous-titres sont disponibles en Anglais, Français, Espagnol, Portugais, Japonais, Coréen, Chinois et Thaïlandais.

Un travail remarquable a donc été effectué sur la bande-son anglaise nous permettant de redécouvrir ce film tel que nous ne l'avions jamais entendu (même à l'époque de sa sortie), sans pour autant dénaturer les intentions du réalisateur. Preuve est ainsi faite que lorsque un studio se donne les moyens de ses ambitions, les techniques actuelles lui permettent d'assurer une qualité phenoménale.


Suppléments/menus
Une partie suppléments encore une fois largement en dessous de nos espérances et qui déçoit surtout par rapport à la qualité de l'effort fourni sur la restauration audio et vidéo du film.

En effet, sont disponibles un documentaire d'époque, une bande annonce et la filmographie du réalisateur et des acteurs. Le documentaire est un simple outil de promotion qui dévoile la moitié des gags, met en avant le nom des stars et ne laisse jamais à Blake Edwards l'occasion de s'exprimer. Il ne s'agit nullement d'un documentaire décortiquant le film ou expliquant la fabrication de certaines scènes avec le réalisateur, comme il était annoncé sur la jaquette.

La bande annonce reprend la plupart des images du documentaire et dévoile encore plus de gags. A noter tout de même la bonne qualité technique de ces suppléments à défaut de qualité du contenu.



Conclusion
Un titre remarquable au niveau technique, tant pour l'image que pour le son, mais qu'il est dommage de ne pas voir completée par des suppléments de qualité. Une édition DVD donc grandement recommandé.


Qualité vidéo:
4,1/5

Qualité audio:
3,9/5

Suppléments:
1,0/5

Rapport qualité/prix:
3,7/5

Note finale:
3,5/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2002-07-03

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Great Race, The

Année de sortie:
1965

Pays:

Genre:

Durée:
160 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol
Portugais
Japonais
Chinois
Thailandais
Coréen

Suppéments:
Documentaire Promotionnel

Date de parution:
2002-06-04

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