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DVDEF

House of Wax

Critique
Synopsis/présentation
Le synopsis des deux films est quasi identique aussi nous n'en ferons qu'une seule description.

Un sculpteur sur cire de génie (Vincent Price / Lionel Atwill) a créé une série de mannequins à l'effigie de personnages historiques célèbres. Il est même tombé quasi amoureux de ses créations auxquelles il parle, surtout celle de Marie-Antoinette qui est sa favorite.
Il a pu financer ses créations grâce à un mécène peu philantrope et surtout intéressé par le fait de récupérer ses dividendes rapidement. Il propose donc à l'artiste de mettre le feu à son actuel musée pour récupérer l'argent de l'assurance. Celui-ci refuse catégoriquement et s'ensuit une bagarre au cours de laquelle le musée prendra feu avec l'artiste à l'intérieur. Celui-ci refera curieusement surface quelques temps plus tard en chaise roulante et une série de meurtres coincidera avec sa réapparition.


Image
L'image de House of Wax est presentée au format respecté de 1.33:1 d'après un transfert 4:3. La définition générale est de bonne qualité. Par contre l'interpositif est vraiment sale (traces, points, griffures) et laisse passer pas mal de grain. La finesse des détails est néanmoins de bon niveau.
Les couleurs sont bien gérées, saturées, constantes et sans débordements. Le contraste est lui aussi bien traité et évite les brillances. Les parties sombres sont plutôt bien rendues grâce à des noirs suffisamment profonds. La partie numérique du transfert est bien traitée même si elle laisse échapper tout au long du film des fourmillements importants sur les arrières-plans.

L'image de Mystery of the Wax Museum est présentée au format réspecté de 1.33:1 d'après un transfert 4:3. La définition générale est plutôt faible mais néanmoins surprenante et fort agréable pour un film de 1933. L'interpositif est malheureusement assez sale mais comparé à House of Wax et leur age respectif, il s'avère presque moins abimé. Les couleurs sont très étranges mais cela est dû au premier procédé de couleurs au cinéma en bichromie qui donne un charme surrané très agréable à ce film. Elles sont donc assez inconsistantes et très peu naturelles mais cela est logique. Le contraste est fluctuant mais dans l'ensemble plutôt bien géré et évite la majeure partie des brillances. Les parties sombres sont correctement rendues et les noirs sont étonnamment profonds pour l'époque. La partie numérique est bien traitée et le peu de défauts qu'elle laisse échapper se noie dans les imperfections du transfert.

Deux transferts agréables et surprenants de qualité si on tient compte du fait qu'ils n'ont pas subi de restauration poussée. Il est cependant dommage qu'à nouveau ce soit le nettoyage de l'interpositif qui ait été oublié ou peu effectif et vienne perturber le rendu de transferts par ailleurs agréables.


Son
Les bandes-son de House of Wax sont respectivement en Anglais (Dolby Digital 2.0 surround), Français (Dolby Digital 1.0 mono) et Espagnol (Dolby Digital 1.0 mono).

La bande-son en Anglais offre une dynamique fort correcte à laquelle on ne s'attendait pas forcément. Sa présence et sa spatialité sont également étonnantes sans être pour autant remarquables.
La tonitruante musique est bien rendue et correctement intégrée au reste de la bande-son. Les enceintes arrières sont très peu utilisées mais viennent occasionnellement donner du relief à cette bande-son.
Les dialogues sont bien intelligibles et les traces de parasites sont limitées au minimum. Les basses fréquences sont limitées mais tout de même présentes en quantité et qualité suffisantes pour être soulignées.
Les bandes-son doublées en Français et Espagnol sont beaucoup plus étouffées et surtout font apprécier la propreté de la bande-son anglaise car les parasites et distortions y sont beaucoup plus nombreuses. Les sous-titres sont disponibles en Anglais, Français, Espagnol, Portugais, Japonais, Chinois, Thaïlandais, Coréen et Balinais.


La seule bande-son de Mystery of the Wax Museum est en Anglais (Dolby Digital 1.0 mono).
Sa dynamique est vraiment tassée mais dans les limites de ce qu'on peut attendre d'un film de 1933 n'ayant pas subi de remixage particulier. Sa présence et sa spatialité sont donc faibles également, mais pas plus que sur certaines mauvaises bandes-son de films beaucoup plus récents.
La musique est correctement restituée et bien intégrée au reste de la bande-son.
Les dialogues sont parfois un peu difficiles à saisir mais cela est plus dû au fait que le film fait partie des premiers parlants, et au rythme effréné de la diction des acteurs plus qu'à la qualité de la bande-son. Logiquement des parasites et de la distortion sont clairement audibles dès que l'on monte un peu le niveau sonore.
Les basses fréquences sont par contre absentes mais cela est peu gênant vu qu'en 1933 c'est une partie du spectre sonore qui n'était pas vraiment prise en compte.
Les sous-titres sont disponibles en Anglais, Français et Espagnol.

Deux bandes-son correctes pour leur époque et rendant bien jusitice aux films qu'elles sonorisent mais pour lesquelles il aurait été sans doute possible de pousser plus loin le travail de remixage (surtout pour Mystery of the Wax Museum).


Suppléments/menus








Conclusion
Une édition plutôt réussie mais qui aurait bien supporté une restauration et un nettoyage plus efficace sur les deux films.

Les suppléments font défaut et il est curieux de considérer le film de Michael Curtiz comme le supplément de celui d'André de Toth car il lui apparaît souvent comme supérieur.
House of Wax est une reprise monté autour du procédé 3D et si la présence de Vincent Price est son meilleur atout, il faut bien avouer que le film est loin de valoir sa réputation. Il s'avère souvent assez ennuyeux à cause de son humour qui tombe à plat, de ses acteurs moyens, de sa mise en scène souvent plombée par les nécessités du procédé 3D, de la volonté des producteurs de le mettre à tout prix en avant (cinq minutes sur des danseuses de french cancan et cinq bonnes autres sur un bonimenteur) et de sa progression dramatique parfois aléatoire. Heureusement, Vincent Price confère à son personnage une aura dramatique forte et réussit à nouveau une de ses compostions intenses et baroques à la limite du cabotinage.

Mystery of the Wax Museum est la version originale de 1933 et elle aussi propose son lot d'innovations pour l'époque : le parlant était assez rare et surtout les premières expérimentations en couleurs ou plus précisément bicolores. La mise en scène de Curtiz s'avère plus nerveuse et les décors, l'ambiance ont des qualités liées à l'époque (expressionisme, mystère) qui font défaut à la version de 1959. L'humour y est quasi absent mais cela est profitable au film qui paraît beaucoup plus crédible et sérieux, donc angoissant.

A vous de juger quelle version vous préférez mais vous aurez compris que nous vous recommandons chaudement la première qui est à nos yeux supérieure à sa reprise, qui reste surtout intéressant pour la prestation de l'immense Vincent Price.


Qualité vidéo:
3,0/5

Qualité audio:
2,9/5

Suppléments:
4,0/5

Rapport qualité/prix:
3,0/5

Note finale:
3,3/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2003-09-04

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:

Année de sortie:
1953

Pays:

Genre:

Durée:
88 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1

Format d'image:
1.33:1 et 1.33:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby mono
Espagnole Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol
Portugais
Japonais
Chinois
Allemand
Coréen

Suppéments:
Bande-Annonce, première du film, Mystery of the Wax Museum de Michael Curtiz (1933)

Date de parution:
2003-08-05

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