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DVDEF

Krzysztof Kieslowski's The Decalogue Special Edition

Critique
Synopsis/présentation
Krzysztof Kieslowski fait incontestablement partie des grands cinéastes de ce dernier siècle et l'ambition, la beauté et la complexité de ses oeuvres font d'autant plus regretter sa disparition prématurée (à cinquante-cinq ans en 1996).

Il laisse une oeuvre d'une cohérence et d'une puissance, qui mérite amplement une redécouverte ou plus simplement une découverte de la part du grand public tant son propos a toujours été universel et ses reflexions et pensées tournées vers les problèmes et dilemmes moraux de tout un chacun.

Il commença sa carrière en 1966 et réalisa pas moins de cinquante films (jusqu'en 1994) dont il ecrivit la plupart des scénarios. Ses oeuvres les plus marquantes ont été écrites en collaboration avec un ancien avocat reconverti en scénariste, Krzysztof Piesiewicz : Le Décalogue (1988), La Double Vie de Véronique (1991), Trois Couleurs : Bleu (1993), Trois Couleurs : Blanc (1994), Trois Couleurs : Rouge (1994).
Auparavant, Kieslowski avait débuté sa carrière de réalisateur dans le milieu des films documentaires et après avoir changé de voie et surtout développé son point de vue et sa science de la mise en scène, il se fit remarquer par la critique internationale grâce à des oeuvres aussi âpres mais prenantes et pleines de sens que La Cicatrice (1976), L'Amateur (1979), Le Hasard (1982), Sans fin (1984).
Son oeuvre la plus ambitieuse, la plus intelligente et la plus marquante restera à notre avis Le Décalogue (1988), ce projet fou qu'il réussit à concrétiser de la plus belle façon qui soit grâce à l'aide de son ami et co-scénariste Piesiewicz et de l'audace de la télévision polonaise.

La base du projet est de réaliser dix moyens métrages (55 minutes environ) dont chacun traitera de façon plus ou moins proche d'une question morale ou éthique liée à l'un des Dix Commandements de l'Ancien Testament. Ce projet, au départ déstiné à former de jeunes réalisateurs polonais, Kieslowski le travaillera, le chérira et y trouvera tellement de résonnances personnelles qu'il en réalisera la totalité des épisodes. Il s'est d'ailleurs réservé une place dans cet univers sous les traits d'un personnage non parlant qui traverse quasiment tous les films en observant simplement ses concitoyens.
Nous ne résumerons pas chacun des épisodes séparément car cela prendrait lieu et place du côté analytique de ce travail, chacun connaissant plus ou moins la teneur de ces commandements.

Sur chacun des segments il engagera un directeur de la photographie polonais différent de façon à éviter la lassitude visuelle du spectateur, et proposera également des partis pris de réalisation distincts.
Les dix segments peuvent se regarder séparément mais sont reliés entre eux par des liens subtils et signifactifs qui en font un cycle (comme aimait à les qualifier Kieslowski) et non des suites ou une série, ce qui du coup les différencie de bien des exercices de style ou du commun des productions télévisuelles ou même cinématographiques.
Kieslowski s'était déclaré totalement athé et surtout absolument désinteressé par l'aspect mystique ou spirituel (dans le sens habituellement donné par l'Eglise Catholique) de ces mêmes commandements. Il souhaitait les débarasser de tout aspect religieux pour en extraire uniquement la teneur morale et éthique essentielle qui y est enfouie. Ainsi le personnage énigmatique que nous mentionnons plus haut n'est pas, pour nous, une métaphore de Dieu comme certains l'ont affirmé. Il s'est par contre sans doute inspiré de la Bible ou du moins de son efficacité, tant ses propres paraboles sont aussi marquantes et puissantes.
De façon à atteindre à l'universalité qu'il souhaitait, car qu'on le veuille ou non chacun d'entre nous se retrouve quasi quotidiennement confronté à l'une de ces questions ou options déontologiques, il eut la riche idée de tourner en Pologne mais d'en effacer toutes les spécificités locales.
Ainsi, n'importe qui peut aisément s'identifier aux protagonistes des films et en comprendre les questionnements et les doutes, d'autant plus que la mise en scène de Kieslowski s'adresse directement à l'âme et communique avec son spectateur à travers un language universel fait d'émotions et de sentiments.
Toujours dans cette optique d'universalité et d'identification, il situa l'action de ses films dans une seule et même cité dortoir, betonnée et plutôt inhumaine comme il en existe partout à travers le monde.
Ses personnages sont une synthèse très juste de la composition de toute société avec ses personnes intelligentes et d'autres moins, des lâches, des courageuses, des vertueuses, des dépravées, en bref un microcosme représentatif (mais surtout à l'opposé total des caricatures dont abuse fréquemment le cinéma hollywoodien), fermé et profondément humain qu'il peut observer à loisir.
C'est d'ailleurs grâce à cette humanité que très peu ont su si bien rendre, alliée à un discernement confondant de justesse, que ces oeuvres s'élèvent largement au-dessus des productions habituelles pour atteindre le cercle très fermé des chefs d'oeuvres qui nous permettent d'avancer et d'évoluer non par leur contenu mais par l'interaction que nous avons avec eux.
Kieslowski ne moralise pas, n'assène pas de leçons et c'est sans doute en cela qu'il souhaitait tant se dégager de toute notion religieuse ; au contraire, il oblige le spectateur à s'interroger sur lui-même et sur l'humanité en général par le biais d'exemples banals. Ainsi, la leçon n'en est plus vraiment une ou plutôt elle se transforme en leçon de choses dont le maniement est très ardu et complexe (malgré son appartente simplicité), mais qui une fois étudiée et assimilée par le spectateur restera à jamais en lui. A noter tout de même qu'il défendait ardemment son point de vue sur le fait que le cinéma n'a pas d'incidence sur l'avis ou le comportement des gens, contrairement à ce que nous venons de dire (voir interview dans les suppléments). Qui a raison ? A vous de voir si vous serez touchés et changés par son cinéma.

Kieslowski est un observateur très rigoureux de ses contemporains et du monde qu'ils se sont créés. Il arrive à retranscrire en images et idées synthétiques les travers qu'il y perçoit, le sentiment de solitude qui s'en dégage, la paradoxale difficulté de vivre en groupe, l'incidence du hasard et le poids quasi invisible mais finalement colossal (positif ou négatif) que peuvent avoir les évènements passés ou futurs sur les trajectoires de vie d'une personne seule ou même d'un groupe. C'est grâce à un savant mélange d'esprit critique et d'empathie envers le monde qui l'entoure que Kieslowski peut nous offrir un ensemble aussi cohérent et libre à la fois.

C'est à travers ces dix films d'un niveau de qualité absolument sidérant (aucun ne pouvant être qualifié de moins bon ou de meilleur) que notre homme va nous exposer le bilan de ses observations, réussissant à englober la totalité des types de comportement dans un espace qui se serait avéré restreint pour tout autre que lui.
Son talent de directeur d'acteurs apparaît d'ailleurs aussi important et le jeu de tous ses interprêtes remarquables (du plus jeune au plus âgé) est également pour beaucoup dans le processus d'identification et donc dans l'impact des oeuvres. La Pologne s'avère d'ailleurs comme un vivier incroyablement sous exploité d'acteurs de haut vol, et nous ne craignons pas d'affirmer qu'aucune de leurs performances ne paraît déplacée ou même inférieure. Nous ne sommes pas en train de tomber dans la dithyrambe béate mais essayons de rester objectif devant tant de qualités !!

De même, sa mise en scène fait mouche sur chaque film par son adéquation au sujet et au final par sa simplicité. En effet, si toutes les implications morales et intellectuelles des scénarios paraissent impossibles à saisir au premier visionnage, la réalisation de Kieslowski fonctionne à deux vitesses, permettant au spectateur lambda de saisir parfaitement les forces à l'oeuvre ainsi que le déroulement de l'action. Contrairement à d'autres réalisateurs épris de métaphysique, ses oeuvres sont à la portée de la majorité des spectateurs (qui feront l'effort de regarder des films de la télévision polonaise sur des sujets quotidiens bien entendu !) mais recèlent encore beaucoup de significations et de sens pour des cinéphiles qui souhaiteraient l'étudier, tant chaque plan a été travaillé et réflechi. Ce système de mise en scène savant qui utilise toutes les ressources du cinéma (mouvements de caméra, cadrage, montage) permet d'accéder à un autre niveau de conscience de l'oeuvre et par là même d'être encore plus subjugué par le talent de K. Kieslowski.

Le cinéma étant audiovisuel et celui-ci n'échappant pas totalement aux règles, c'est à travers la musique qu'il pourra compléter sa gamme d'émotions pour atteindre à cet état si particulier dans lequel ce cycle plonge ses spectateurs. Zbiegniev Preisner illustre ainsi de thèmes émouvants les questionnements et actions des personnages, leur communiquant ainsi une profondeur qu'il n'auraient sans doute pas atteint sans. Ses notes sont le pendant musical de l'écriture de Kieslowski et leur deux créations se superposent et se complètent parfaitement, l'un n'allant pas sans l'autre. Nous émettons d'ailleurs l'hypothèse que c'est à cause de cette osmose si complète avec Kieslowski que Preisner n'est pas plus sollicité par les grands réalisateurs actuels.

Le Décalogue est donc une oeuvre relativement exigeante mais paradoxalement assez facile d'accès. Kieslowski a réalisé avec cet ensemble un des projets les plus fous de l'histoire du cinéma qui n'est ni plus ni moins que de proposer une sorte de radiographie de nos comportements et des problèmes moraux et éthiques qui se posent à nous en permanence.

A ce titre, nous le classons sans hésiter aux côtés des autres grands observateurs et scrutateurs de leurs temps tels Charles Chaplin , Stanley Kubrick ou Fritz Lang, et si son aura est loin d'être aussi grande que la leur, il ne fait nul doute qu'avec le temps et la diffusion de plus en plus large de son oeuvre, elle finira par les rejoindre assurément.


Image
L'image est présentée au format respecté de 1.33:1 d'après un transfert 4:3.

La définition générale est d'un niveau satisfaisant à acceptable hors toutes considérations et d'un bon niveau si l'on prend en compte l'origine télévisuelle, l'âge et la nationalité de l'oeuvre.
L'interpositif n'est malheureusement pas très propre et régulièrement des taches et points blancs viennent légèrement perturber le visionnage. Dans ce cas par contre seul l'éditeur est en cause, n'ayant pas réellement fait nettoyer le matériel source ou procèder à une restauration numérique.
La finesse des détails varie de bonne à passable (lors de quelques brefs passages seulement) et cela ne gâche en rien le plaisir du visionnage.
Les couleurs sont plutôt bien rendues (justes et constantes) et le travail des dix différents directeurs de la photographie est ainsi aisément discernable. Elle sont saturées ou désaturées selon les films, mais dans l'ensemble leur gamme chromatique est volontairement limitée et accentue le côté quotidien et banal des oeuvres. A noter un rendu très différent du cinquième segment dû à son traitement visuel et formel en marge de l'ensemble.
Le contraste est plutôt bien géré et évite quasiment toutes les brillances.
Les noirs sont profonds mais s'avèrent parfois un peu bouchés étant donné la très faible luminosité de certains passages et les légères fluctuances du contraste.
Les dégradés sont appréciables sans pour autant être spécialement remarquables.

La partie numérique est du même acabit, laissant parfois échapper des fourmillements artificiels et quelques légers défauts de compression.
Des transferts fort corrects, auxquels une véritable restauration aurait à coup sur grandement bénéficié, mais qui s'avèrent tout à fait satisfaisant en l'état. Facets Video a le courage de sortir cette oeuvre indispensable et c'est son évident manque de moyens en tant qu'éditeur qui l'a empêché de pouvoir appliquer les dernières techniques de restauration. Un effort aurait cependant pu être fait sur le seul point noir de cette édition, les saletés de l'interpositif.


Son
La seule bande-son disponible pour chaque film est en Polonais (Dolby Digital 1.0 mono).

La dynamique est généralement d'un niveau honnête surtout pour une production de la télévision polonaise des années quatre-vingt. La présence et la spatialité sont en retrait mais s'avèrent acceptables pour une telle oeuvre qui s'appuie finalement assez peu sur son aspect technique pour toucher le spectateur.
Les superbes et émouvantes musiques de Zbiegniev Preisner sont bien restituées et s'intègrent toujours parfaitement au reste des bandes-son. Les dialogues sont en permanence intelligibles et d'un rendu naturel, sans traces marquantes de parasites ou distortions si l'on reste à un volume raisonnable.
Les basses fréquences sont bien entendus anecdotiques mais malgré leur faible niveau et profondeur, s'avèrent parfaitement en adéquation avec les besoins des films, leur apportant l'assise manquante lorsque nécessaire.
Les sous-titres sont disponibles uniquement en Anglais.
Un traitement correct sans être exceptionnel qui permet d'apprécier dans de bonnes conditions ces films hors du commun et qui plus est dans leur langue d'origine, ce dont nous félicitons Facets Video, tant il aurait été facile de n'en proposer qu'une version doublée. Par contre, nous soulignons qu'il aurait été opportun de proposer d'autres langues en sous-titrage de façon à étendre l'universalité du contenu au contenant.


Suppléments/menus
Une section intéressante même si un peu légère pour une oeuvre d'un tel calibre et centrée uniquement sur le réalisateur.

Sur le premier disque est disponible une passionnante introduction du célèbre critique de cinéma Roger Ebert (15 mins.). Celui-ci présente ces oeuvres de façon fort convaincante, mais a tendance par le biais d'extraits certes pertinents à révéler beaucoup trop des spécificités de certains segments. Ses observations et conclusions personnelles sont passionnantes et nous font vous conseiller de ne regarder cette introduction qu'après le visionnage des films, de façon à garder leur mystère et leur pouvoir de séduction intacts.
Les autres segments sont rassemblés sur le troisième disque.
Le premier, On the Set of the Decalogue (3 mins 26), nous montre Kieslowski au travail lors du tournage d'une scène du 2ème film ainsi qu'une courte entrevue de la télévision polonaise.
Le suivant est la pièce de resistance de l'ensemble : Kieslowski meets The Press (41 min 36). Il s'agit d'une émission tv intitulée "100 questions à" au cours de laquelle un parterre de journalistes plus ou moins inspirés pourront poser leurs questions au maître.
Au final nous apprenons beaucoup sur la personnalité et les opinions du cinéaste mais somme toute assez peu sur ses intentions et ses observations concernant le Décalogue.
La dernière partie, Kieslowski Known and Unknown (13 mins 21), est consacrée à un portrait du cinéaste par ses amis. Etant l'un des artistes polonais les plus connus à travers le monde, il fut beaucoup célébré après son décés et c'est lors de l'une de ses commémorations que ses amis et collaborateurs en dressent un portrait intéressant car ne correspondant pas toujours à l'image qu'il paraissait vouloir donner de lui-même dans le segment précédent.

Un ensemble donc de qualité mais qui ne fait preuve de quasiment aucun travail sur les films du Décalogue eux-mêmes. Si on apprend beaucoup de choses essentielles sur Kieslowski en tant qu'homme et réalisateur, il est dommage que Roger Ebert n'ait poussé plus loin son travail d'analyse. Il aurait pu aisément concocter un documentaire séparé de son introduction tant il a apparamment beaucoup à dire sur le sujet et surtout tant ces oeuvres appellent le commentaire.

Un supplément papier est également disponible et nous tenons à souligner cette initiative trop rare qui permet d'avoir un regard différent sur l'oeuvre, et un recul que ne permet pas forcément un segment audiovisuel qui nécessite toutes les facultés. Il s'agit d'un livret de 18 pages de la taille d'un boitier DVD, contenant une superbe introduction par K. Kieslowski lui-même (1990, 6 pages) et une interview de son co-scénariste K. Piesiewicz (3 pages). Les deux hommes offrent quantité d'informations passionnantes mais qui sont à lire plutôt après le visionnage de l'oeuvre car forcément trop révélatrices du contenu des différents épisodes.



Conclusion
Une édition réussie qui aurait sans aucun doute mérité un effort de nettoyage pour l'image mais qui nous propose cette oeuvre immense dans un état plus que correcte et cela est déja appréciable au vu de ses conditions de production.
Les suppléments sont intéressants et en nombre mais un peu trop centrés sur Kieslowski lui-même.

Il s'agit d'une oeuvre unique, d'une ambition et d'une ampleur quasiment sans équivalent dans l'histoire du cinéma. Stanley Kubrick déclarait d'ailleurs qu'il s'agissait d'une des meilleures oeuvres qu'il ait vu depuis très longtemps et surtout qu'il aurait aimé la mettre en scène lui-même.
La volonté de traiter de problèmes moraux et éthiques communs à l'humanité toute entière à travers dix films d'une heure réalisés pour la télévision polonaise était déja une gageure, mais s'appuyer sur les dix commandements et rester à l'écart de la tentation moralisatrice ou évangélisatrice fut le défi majeur de K. Kieslowski et K. Piesiewicz.
Leur éclatante réussite n'en est que plus impressionante car l'ensemble est proche de la perfection aussi bien au niveau des scénarios, de la réalisation, de la photographie, du jeu des acteurs que de la musique. Le terme de chef d'oeuvre paraît souvent bien galvaudé mais s'applique de façon parfaite à cet ensemble de moyens métrages qui en plus des qualités précitées, parviennent à un degré d'universalité auparavant seulement atteint par les plus grands (Chaplin, Kubrick), d'autant plus que leurs conditions de production ne les prédisposaient pas à une telle réussite.
L'intelligence, la sensibilité, le sens de l'observation, la discrétion des deux auteurs forcent le respect et l'on reste littéralement ébahis devant la facilité avec laquelles nos deux hommes ont mis sur pied autant de paraboles efficaces. Les rapports entre chaque épisode et le commandement dont il s'inspire pourront en décontenancer certains, car ils n'ont pas choisi la facilité, loin de là, et ils exigent de leurs spectateurs une somme conséquente d'efforts de façon à bien saisir tous les tenants et aboutissants de leurs fables alors que le sens premier en est si facile à comprendre.

Une oeuvre d'une force incomparable qui vous occupera vos pensées sans doute pour très longtemps tant sa pertinance et l'émotion qu'elle dégage sont grandes. De plus, chaque film peut se regarder séparément des autres mais dans le même temps, ils sont tous liés ensemble par divers détails et personnages communs.


Qualité vidéo:
3,1/5

Qualité audio:
3,1/5

Suppléments:
3,5/5

Rapport qualité/prix:
3,5/5

Note finale:
3,3/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2003-08-15

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:

Année de sortie:
1988

Pays:

Genre:

Durée:
584 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Facets Video

Produit:
DVD

Nombre de disque:
3

Format d'image:
1.33:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Polonaise Dolby mono

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Intoduction, documentaire, interview, hommage a Kieslowski

Date de parution:
2003-08-19

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