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DVDEF

Tunnel, The

Critique
Synopsis/présentation
Le 13 août 1961, Berlin devient tristement célèbre à la suite la construction du célèbre Mur séparant Berlin-Ouest de la Rébublique Démocratique Allemande (RDA). C'était l'époque de la Guerre Froide, et la RDA était alors un des pays totalitaires formant ce que l'on appelait à l'époque l'Europe de l'Est. Deux semaines avant ce jour fatidique, le nageur Harry Melchior (interprété par Heino Ferch dans le film) remportait le championnat de natation de la RDA, une belle revanche pour cet opposant au régime communiste qui, quelques années plus tôt, avait séjourné quelques temps en prison à cause de ses opinions.

Peu de temps après la construction du Mur, Harry Melchior est passé à l'Ouest, à l'aide d'un faux passeport le faisant passer pour un touriste Ouest-Allemand. Avant de quitter la RDA, il avait juré à sa soeur Lotte qu'il ferait tout son possible pour la faire passer à l'Ouest. Avec l'aide de Mathis (Sebastian Koch), un ingénieur décidé à faire sortir sa femme d'Allemagne de l'Est, et de Fritzi (Nicolette Krebitz), séparée de son fiancé par la construction du Mur, il met au point l'idée de creuser un Tunnel.

L'histoire du Tunnel 29 (nommé ainsi car il a permis à 29 personnes d'échapper au régime oppressif de la RDA) est une histoire vraie, portée magistralement à l'écran dans ce film de Roland Suso Richter. Ce long-métrage a été distribué dans de nombreuses versions différentes (avec des longueurs allant de 150 minutes à 188 minutes, et des ratios d'image de 1.85:1 ou de 2.35:1), le plus souvent diffusé en deux parties à la télévision. Le scénario très bien écrit, la multitude de personnages attachants aux motivations variées fait qu'on se rend à peine compte de la durée de ce film.

Le Tunnel conçu par Mathis devant faire 145 mètres de long, de nouveaux membres doivent se joindre à l'équipe. Ce qui ajoute d'autres personnes à faire sortir d'Allemagne de l'Est, et autant de complice Est-Allemands susceptibles de les trahir. Les motivations diverses et les relations complexes entre les personnages sont très bien rendues par une interprétation d'un très bon niveau global. Le fait que les acteurs soient pratiquement inconnus en dehors de leur pays contribue au réalisme du film (ce côté avait été négligé lors du doublage français du film, l'acteur doublant Heino Ferch étant le même qui double habituellement Bruce Willis en France, ce qui était distrayant).

La réalisation, classique mais haletante, est quand à elle servie par une très belle photographie, qui donne l'impression que le film a été tourné à cette époque, ce qui ajoute au côté réaliste.

Ce film a obtenu les prix du public au festival international du film de Saint Louis et au festival des films du monde de Montréal.

L'édition dont il est ici question, produite par Séville, est disponible partout au Canada sauf au Québec. Une édition de K-Films est disponible sur le territoire québécois.


Image
Le transfert utilisé est manifestement une réutilisation d'un transfert créé pour une télédiffusion. Il est au format de 1.85:1 mais n'est pas optimisé 16:9.

Les sous-titres anglais sont enchassés sur le transfert vidéo, et ne sont donc pas optionnels. Le transfert étant un transfert prévu pour la télédiffusion, la vidéo est encodée en 30 images/seconde en utilisant une répétition de cadres 3:2. Un transfert de film optimisé pour DVD est en 24 images/seconde, et l'éventuelle répétition de cadres 3:2 est opérée par le lecteur, ce qui permet d'optimiser l'utilisation de la place sur le disque et de faciliter le travail des lecteurs de DVD à balayage progressif.

Ce défaut est toutefois mineur, et l'image sur une télévision standard ou avec un bon désentrelaceur est tout identique à l'image obtenue d'après un transfert 4:3 à 24 images/seconde. Le principal défaut de ce tranfert est de ne pas être optimisé 16:9. La définition s'en ressent, mais est tout de même d'un niveau correct. L'étalonnage est excellent, et les couleurs un peu passées correspondent tout à fait à l'ambiance du film. Les contrastes et la brillance font preuve d'une belle constance. Les dégradés sont fluides et les zones sombre de l'image sont corectement détaillées.

Il n'y a quasiment aucun défaut numérique à déplorer, les fourmillements sont rares et il n'y a pas de surdéfinition des contours.


Son
La seule bande-son proposée par cet édition est la version originale allemande (en Dolby Surround 2.0), avec des sous-titres anglais intégrés et donc, contrairement à ce qui est indiqué sur le boîtier, non optionnels.

Comme il ne s'agit pas d'un mixage multicanal 5.1, la spatialité s'en ressent quelque peu, ainsi que la séparation des canaux. Le tout est cependant d'un bon niveau, dans les limites techniques du format, et offre une présence assez convaincante. L'ambiophonie est utilisée principalement pour des effets d'ambiance. La trame sonore, bien intégrée, démontre profondeur et fidélité. Les basses fréquences sont utilisées de façon judicieuse, mais évidemment il n'y a pas de canal .1 (LFE) dans ce mixage Dolby Surround. Les dialogues, eux aussi fort bien intégrés au mixage, sont toujours parfaitement intelligibles.

Cette bande sonore, si elle n'est pas très impressionnante, est tout de même d'un niveau tout à fait adéquat pour ce type de film qui se rapproche du documentaire. Il est toutefois très dommage que le mixage multicanal 5.1, disponible sur les éditions allemandes du film, n'ait pas été inclus dans cette édition.


Suppléments/menus
Les seuls suppléments disponibles sont les bandes-annonces de trois films édités en DVD par Séville, à savoir 8 Women, I am Dina et Talk To Her. On peut donc parler de désert de ce côté-là, ce qui est bien dommage, car on aurait bien aimé avoir le documentaire tourné à l'époque par la NBC sur du creusement du vrai tunnel 29, qui est disponible sur une des éditions allemandes de ce film.



Conclusion
Ce très bon film nous est proposé ici dans une édition qui, sans être techniquement catastrophique, aurait pu être bien meilleure. Les éditions disponibles en Allemagne offrent un transfert 16:9 et une bande son multicanal (5.1). Quand aux suppléments, c'est le désert le plus total, ce qui est là encore bien dommage au vu de ce qui est disponible dans les éditions allemandes. Le film est cependant d'un intérêt historique suffisant pour justifier un visionnement.


Qualité vidéo:
3,1/5

Qualité audio:
2,9/5

Suppléments:
0,5/5

Rapport qualité/prix:
2,8/5

Note finale:
3,0/5
Auteur: François Schneider

Date de publication: 2003-07-24

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Panasonic CT-36D11E / Moniteur ViewSonic P95f, PC avec GeForce3 et Sonic CinePlayer, Récepteur Denon AVR-1602, Enceintes Wharfedale Cinestar 30 (5 Vivendi Modus Cube + 1 PC-8).

Le film

Titre original:
Der Tunnel

Année de sortie:
2001

Pays:

Genre:

Durée:
166 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Films Séville

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Allemand Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Bandes-Annonces

Date de parution:
2003-06-24

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