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DVDEF

Gambler, The

Critique
Synopsis/présentation
Karel Reisz était critique et théoricien du cinéma avant de venir à la réalisation. Ses allers-retours fréquents entre productions anglaises et américaines l'ont sans aucun doute empêché d'accéder à une plus grande notoriété.
Un certain décalage (par rapport aux productions classiques) dans les personnages et les sujets, sa tendance à désamorcer ou du moins à ne pas surdramatiser les moments les plus forts de ses films, aidée par des mises en scène sobres lui permettront de signer des films très intéressants au niveau de la psychologie des personnages et des ressorts de l'histoire.
Sa trilogie américaine (The Gambler 1974 ; Who'll Stop the Rain 1978, un film de guerre disséquant l'enlisement américain au Vietnam, et Sweet Dreams, la vie d'un chanteur de country, 1985) prolonge les thèmes deja exploités dans ses films anglais (Night Must Fall 1964, film à l'ambiance bizarre où Albert Finney est remarquable ;Isadora 1968, ou il dépeint la vie d'une danseuse de cabaret, et The French Lieutenant's Woman 1981, dans lequel un homme tombe amoureux d'une femme mise au ban de la société).
The Gambler dresse le portrait d'un joueur compulsif, dont la particularité est d'être également professeur d'université (James Caan, qui porte littéralement le film sur ses épaules). Il prétend assumer son statut (jusitication de ses actes dans ses cours par le biais de citations philosophiques) et pourtant, après une soirée désastreuse, il se retrouve débiteur de 44000 $ auprès du teneur de livre local.
Il va emprunter cette somme à sa mère, puis replongeant dans le jeu, va utiliser cet argent pour prendre d'autres paris. Sa petite amie (Lauren Hutton) va se rendre compte de son addiction, mais ne pourra rien y faire. Le film suit ainsi la lente descente aux enfers de ce personnage, pris entre sa passion du jeu, l'adrénaline qu'il lui procure et les impératifs financiers nécessaires à ce style de vie (il est sommé sous menace par le milieu de rendre l'argent emprunté).
Ce film est d'une autre époque et pourra par conséquent paraître lent et mou aux spectateurs actuels. Ils passeraient cependant à côté d'un très bon film : une psychologie des personnages vraiment fouillée et le refus de l'héroïsme et du spectaculaire, restituent de façon parfaite les problèmes moraux et matériels générés par l'attrait du jeu.


Image
Le transfert de ce film originellement en 1.85:1 a été heureusement anamorphosé. Il est plutôt correct même si quelques points sont toujours présents.
La définition globale est acceptable (renforcée par la copie anamorphosée), mais quelques scènes en intérieur souffrent d'un certain flou ou manque de piqué. Les couleurs semblent parfois un peu passées mais il s'agit d'une volonté du directeur de la photographie. Aucun problème de brillances ou de contrastes ne sont a déplorer. Les passages sombres sont bien rendus et le niveau de noir vraiment appréciable.
Le problème de cette copie vient du fait qu'un réducteur de bruit vidéo a très certainement été appliqué, et que paradoxalement son utilisation renforce le grain déja présent sur certaines scènes. Aucun autre souci numérique n'est apparent.
Cette bonne copie permet d'appuyer la volonté du réalisateur en renforçant le côté naturaliste du film.


Son
Aucune renumérisation en 5.1 n'a été effectuée sur les bandes sons de cette édition contrairement aux habitudes des studios Paramount.
Cependant, le résultat obtenu avec les deux bandes son présentes sur le disque (anglais et français DD 2.0 mono) est tout-à-fait correct. La dynamique est suffisante et les défauts sont quasi inexistants (tout juste une ou deux sifflantes sur certaines voix). La musique (inspirée par la magnifique 1ère Symphonie de G. Mahler) est bien rendue et il est évident qu'une renumérisation n'aurait apporté que très peu à cette édition.
Les sous-titres ne sont proposés qu'en anglais.


Suppléments/menus
Malheureusement, la Paramount a décidé de sortir ses titres économiques sans aucuns suppléments. A la décharge du studio, le tarif de vente est vraiment avantageux (aux environs de 20$ CA), mais une bande annonce aurait tout de même été appréciée.



Conclusion
Une édition correcte (sans plus) au niveau technique mais décevante au niveau des suppléments qui sont inexistants, alors qu'une fois de plus, il aurait été si simple de réunir les artisans du film ou d'ajouter un documentaire sur les effets pathologiques du jeu (par exemple). Un achat tout de même recommandé pour la qualité du film et le prix de vente.


Qualité vidéo:
3,1/5

Qualité audio:
2,5/5

Suppléments:
0,0/5

Rapport qualité/prix:
3,4/5

Note finale:
2,5/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2002-05-31

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Gambler, The

Année de sortie:
1974

Pays:

Genre:

Durée:
110 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby mono
Anglaise Dolby mono

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Aucun

Date de parution:
2002-05-14

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