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DVDEF

Straight Story, The

Critique
Synopsis/présentation
Comme bon nombre de films indépendants, The Straight Story, malgré des critiques favorables et plusieurs noms importants au générique, est disparu des salles nord-américaines aussi vite qu'il y est apparu. Avec la sortie nouvelle de la version en DVD c'est l'occasion idéale de découvrir ou de redécouvrir ce véritable petit chef d'œuvre. Mais attention, ce film est complètement à l'opposé de ce qui se fait au cinéma américain traditionnel (ce qui explique probablement sa déconfiture au box office) et même du cinéma de David Lynch, son réalisateur, qui nous avait habitué à des productions beaucoup plus psychédéliques.
L'histoire est véridique et racontée avec tact par un David Lynch visiblement attentif à la délicatesse du sujet. Le récit est fort simple. Alvin Staight, un vieillard mal en point vivant un froid avec son frère, part à sa rencontre alors que celui-ci est mourrant. N'ayant point de permis de conduire et non plus d'argent pour prendre un moyen de transport publique, le vieil homme décide de faire le trajet sur le dos de sa veille tondeuse à gazon. Il parcourra ainsi plusieurs états à une vitesse moyenne de 6 kilomètres à l'heure, lui donnant le temps nécessaire en chemin pour faire le point sur sa vie, la mort, et sa relation avec son frère. Entièrement au service de ses personnages, la mise en scène de Lynch s'avère fort sensible aux enjeux dramatiques et psychologiques du récit. Ici, pas d'exercice de style, pas d'effets chocs. Le réalisateur s'attarde plutôt aux petits détails qui marquent la randonné de ce vieux sage. Une attention particulière a d'ailleurs été portée aux paysages et à la nature, un peu à la façon de The Thin Red Line. Il s'agit d'une œuvre contemplative empreinte d'un grand humanisme, et le défunt Richard Farnsworth a su rendre, dans son dernier rôle à l'écran, toute la sagesse et la sincérité d'un homme qui faisait le point sur son existence. Ironiquement, après le décès tout récent de Farnsworth, on regarde le film avec un œil différent, comme si l'acteur racontait un peu sa vie à travers celle d'Alvin Straight.



Image
Présentée en format original de 2.35:1, l'image du film est absolument sublime. Bien entendu, la superbe photographie de Freddie Francis y est pour quelque chose. Les détails et la composition de l'image sont riches et complexes, et le tout est admirablement bien rendu à l'écran, caractéristiques d'un transfert anamorphique haute définition. Les couleurs sont vibrantes et éclatées mais toujours bien dégradées. Ces couleurs donnent litérallement vie au récit. Bien entendu, l'image est en tout point exempte de défaut ou d'artéfacts distrayants. Pour un film qui repose autant sur les images, il est très satisfaisant de constater le soin apporté au transfert, surtout de la part de Disney.



Son
Notons à nouveau le soin apporté à cette édition. Totalement au service du film, la bande sonore, offerte en format en Dolby digital 5.1, évite la surenchère inutile d'effets directionnels pour se concentrer d'avantage sur les éléments importants du film. Toute la place est laissée à l'envoûtante musique de Angelo Badalamenti, qui occupe une place prépondérante dans ce film. Il y a bien quelques effets d'ambiophonies mais ils sont généralement limités aux sons des voitures ou du vent. Ces quelques effets sonores n'ont pour d'autre but que de créer une certaine spatialité. En somme, une bande sonore justement mixée qui apuuie le langage cinématographique employé par David Lynch.



Suppléments/menus
Il y a bien peu de chose à dire ici puisque le disque ne contient qu'un seul et unique supplément. Il s'agit de la bande-annonce du film. À part cela, rien du tout. Je veux bien croire que cette bande-annonce est de qualité et qu'elle traduit tout à fait l'ambiance du film, mais tout de même, un petit supplément aurait été le bienvenue, surtout venant d'une œuvre aussi personnelle et intimiste de David Lynch.



Conclusion
Un disque particulier que celui-ci. La qualité de l'image et du son n'ont d'égales que la grande maîtrise du film, mais nous avons cependant quelques réserves. Tout d'abord, l'absence d'un quelconque supplément pourrait décevoir plusieurs personnes. Ensuite, le film est présenté d'une façon qui était beaucoup plus courante à l'époque des vidéodisques (laserdiscs), c'est à dire sans aucun chapitre. Il semblerait que cette habitude plus agacante qu'autre chose ne soit pas complètement disparue. Les réalisateurs, à l'époque, justifiaient cette décision en pronant qu'un film était un médium qui devait être savouré en un tout, chose qui a du sens. Nous n'approuvons pas particulièrement cette pratique puisqu'elle vous empêche d'avoir le plein contrôle de l'écoute. Aussi stupide que cela puisse paraître que ferez-vous si vous devez interrompre l'écoute du film?
Ceci étant dit, il s'agit là d'un excellent film, les aspects techniques du son et de l'image sont presque irréprochable. Pour les amateurs es films de David Lynch, il s'agit là d'un excellent compromi.

Notez ici que la version critiquée est la version américaine distribuée le 7 novembre dernier par Buena vista. La version canadienne pourrait comporter quelques différences.


Qualité vidéo:
4,1/5

Qualité audio:
3,8/5

Suppléments:
1,0/5

Rapport qualité/prix:
3,0/5

Note finale:
3,2/5
Auteur: Yannick Savard

Date de publication: 2000-12-05

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 4:3 Sony Trinitron Wega KV-32S42, Récepteur Pioneer VSX-D509, Lecteur DVD Pioneer DVL-909, enceintes Bose, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Straight Story, The

Année de sortie:
1999

Pays:

Genre:

Durée:
117 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Buena Vista

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.35:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais (CC)

Suppéments:
Bande-annonce

Date de parution:
2000-11-07

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