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DVDEF

Lawrence of Arabia (Limited 2 Disc Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Mettant en vedette Peter O'Toole dans le rôle de T.E Lawrence, Lawrence of Arabia se définit tout simplement comme un des films dont la grandeur et la force se fait encore sentir aujourd'hui. Le film débute par l'accident qui a coûté la vie a T.E. Lawrence, un accident de moto qui pour certains demeure mystérieux. Dès cette séquence terminée, nous reculons de près de trente ans pour nous retrouver au Moyen-Orient, plus précisément au Caire. T.E. Lawrence étant un attaché militaire au quartier général anglais du Caire en pleine première guerre mondiale, on décide de l'affecter en tant qu'observateur en Arabie. Commencera alors une épopée qui mènera ultimement à l'unification de l'Arabie, jusqu'alors divisée en plusieurs clans.
Comme le souligne avec appoint Steven Spielberg dans un des suppléments, refaire un tel film aujourd'hui serait difficile. Bien sur les coûts seraient très élevés, mais au delà de cela, il y aurait des tollés sur la perspective historique donnée. Inspiré librement de Seven Pillars of Wisdom, Lawrence of Arabia n'est en aucun cas une adaptation minutieuse et précise de la période arabe de la vie de T.E. Lawrence. David Lean (réalisateur) à plutôt choisit de saisir le personnage par d'autres voies, celle d'un certain style poétique cinématographique. Les plans du désert, le jeu de Peter O'Toole, le montage du film contribuent au lyrisme du film. Il est étonnant que David Lean ait pu jouir d'autant de liberté dans une production d'une telle ampleur. Rappelons que ce film de 1962 a coûté plus de 15 millions de dollars américains.
Le choix d'acteur est solide: Alec Guiness, Omar Shariff, Jack Hawkins, José Ferrer, Anthony Quayle, Claude Rains,
Anthony Quinn et bien sur Peter O'Toole. Des acteurs qui livrent des performances convaincantes et adaptées à l'œuvre. La photographie de Freddie Young est magnifique et la musique de Maurice Jarre marquante.
Aux Oscars de 1963, Lawrence of Arabia a gagné sept statuettes: direction artistique (couleur), photographie (couleur), réalisateur, son, montage et meilleur film de l'année. Peter O'Toole, bien que mis en nomination, perdit face à Gregory Peck (To Kill a Mockingbird) tandis qu'Omar Shariff, également en nomination, perdit contre Ed Begley (Sweet Bird of Youth).


Image
Une restauration majeure de ce film fut faite en 1989 par notamment Robert A. Harris, un homme a qui l'on doit beaucoup dans la déterioation de la pellicule originale était avancée.. C'est à partir du nouvel interpositif crée lors de cette restauration que l'on a fait un nouveau transfert téléciné numérique.
L'image est présentée en format original de 2.20:1 (le film fut tourné en Super Panavision 70 sur négatif 65mm) d'après un transfert anamorphique. Qu'elle ne fut pas notre surprise d'observer la superbe qualité de ce transfert malgré les quarante ans du film. L'image est particulièrement bien définie, ce qui est capital pour un film présentant des panoramas désertiques. Le sable peut rapidement devenir une masse confuse si le transfert n'est pas de qualité, ce qui n'est pas le cas ici.
Les couleurs sont riches, saturées et vivantes, les tons de peau sont rendus avec naturel et justesse. On ne remarque aucune variation de la brillance du contraste tout au long de ce transfert. Les parties sont généralement bien dégradées, les noirs sont profonds mais manquant parfois de pureté (dominante).
Il n'y a pratiquement aucune trace de compression, et les parasites visuels (points blancs), bien que présents à l'occasion, n'agacent pas. On observe à de rares occasions une très minime sur-définition des contours.


Son
Il n'y a pas moins de cinq bandes sonores sur cette édition: anglaise (Dolby Digital 5.1/2.0), française (Dolby Digital 2.0 surround), espagnole (Dolby Digital 1.0 mono), portugaise (Dolby Digital 1.0 mono).
Comme pour l'image, une restauration fut faite, cette fois de la bande sonore magnétique de ce film. La restauration a évidemment permis de nettoyer la bande de parasites sonores en plus de normaliser les fréquences. On ne peut rien faire contre l'âge; les techniques d'enregistrement de l'époque étant ce qu'elles étaient, souhaiter un dynamisme sonore ayant l'impact des méga-productions actuelles serait illusoire.
Ceci étant dit, le remixage Dolby Digital 5.1 (anglais) a été fait avec délicatesse. L'esprit général de ce mixage respecte l'œuvre, des effets d'ambiophonies sont utilisés mais sans appui excessif. La trame sonore de Maurice Jarre a une belle présence, mais manque parfois de profondeur. Le champ sonore se déploie des enceintes avant avec justesse et définition, les dialogues sont naturels et clairement intelligibles. On n'hésite pas, à quelques reprises, à utiliser avec force le canal .1 (LFE).
Des bande sonores anglaise et française (Dolby Digital 2.0) sont offertes en plus de bandes espagnoles et portugaises (Dolby Digital 1.0). La bande sonore française, bien qu'agréable d'écoute, n'a pas l'impact du remixage anglais; nous vous suggérons vivement d'opter pour le sous-titrage français. Il est important de préciser que certaines parties du film n'ont pas de doublage français. Lorsque le film fut restauré en 1989 dans sa version finale, des scènes furent ajouter à l'œuvre, ces nouvelles séquences n'ayant jamais été doublées.


Suppléments/menus
Un mot d'abord sur le boîtier qui est magnifique. Rien de clinquant ou de tape à l'œil; le revêtement du boiter rappelle les tissus bédouins auxquels on a apposé une illustration du film, alors qu'au verso sont embossés les crédits. Sobre mais très efficace.
Le cœur des suppléments se regroupe sur le deuxième disque. En premier lieu, on retrouve une entrevue de près de sept minutes avec Steven Speilberg. Le réalisateur livre ses impressions sur Lawrence of Arabia, David Lean et comment ce film a marqué sa culture cinématographique. M.Spielberg souligne avec justesse la force de certaines séquences (i.e. allumette/lever de soleil). Steven Spielberg a activement participé à la restauration du film en 1989; à cette occasion, il a visionner la version restaurée du film en compagnie d'un David Lean qui commentait en sa présence chacune des scènes. On ne peut qu'imaginer le plaisir qu'a dû avoir M. Speilberg, et de regretter de pas avoir pu vivre ce moment.
La pièce de résistance de cette édition est sans contre-dit le documentaire réalisé par Laurent Bouzerau: The Making of Lawrence of Arabia. D'un peu plus d'une heure, ce documentaire est de très belle facture. On entrecoupe des entrevues (David Lean (entrevue de 1989), Omar Shariff, Anthony Quinn, Peter O'Toole), des extraits du film et des séquences filmées durant le tournage. L'œuvre est bien synthétisée et on saisit bien les enjeux du film. Il aurait peut-être été intéressant d'élaborer un peu plus sur la préproduction et la restauration du film, mais il s'agit là d'une opinion éditoriale. Columbia/Tristar a eu la présence d'esprit de diviser par chapitre thématique ce documentaire.
Suivent quatre segments réalisés à l'occasion de la sortie du film en 1962. Nommés Wind, Sand and Star: The Making of a Classic, Maan, Jordan: The Camels Are Cast, In Search of Lawrence et Romance of Arabia, ces segments détiennent un ton quelque peu complaisant. En fait, ce sont les segments promotionnels de l'époque. Une curiosité sans plus.
Ont été regroupé par la suite dans une seule et même section les biographies/filmographies des artisans principaux du film, des images de la première du film a New-York (une minute) et trois bandes-annonces (Lawrence of Arabia, The Bridge On The River Kwai et The Guns of Navarone).
La dernière section des suppléments de nomme
Advertising Campaigns. Ce montage de photographies, illustrations et matériels publicitaires n'est pas statique; les images défilent sous nos yeux en même temps qu'un narrateur explique le synopsis du film et décrit le matériel publicitaire employé pour faire la promotion du film.
La partie ROM de cette édition offre des éléments très intéressants; le plus instructif est sûrement Archives of Arabia. Présent sur les deux disques, Archives of Arabia présente, chapitre par chapitre, des compléments d'informations sur de nombreuses scènes. Journey With Lawrence est un élément ROM que l'on retrouve sur le premier disque, la qualité de cette production ne faisant aucun doute. La navigation se fait depuis une carte de la région du Moyen-Orient. On peut consulter des cartes illustrant le partage du territoire, voir des descriptions de régions, en plus de pouvoir consulter une ligne du temps. On a prit la peine d'inclure une section qui explique comment naviguer dans tout cet élément ROM. Excellent.
Pour les plus passionnés, il y dans les éléments ROM du deuxième disque une section bibliographique qui fait référence à des livres et des sites Internet sur T.E. Lawrence et Lawrence of Arabia. Finalement, un livret d'une douzaine de pages est inclus dans le boîtier. Ce document est une reproduction du livret souvenir de 1962.



Conclusion
Voila une édition complète et bien réalisée. L'image et le son, compte tenu de l'age du film, sont exceptionnels. Aucun des suppléments n'est faible ou bâclé, chose plutôt rare. À titre d'exemple, la partie ROM de cette édition auquelle on a porté un grand soin.
Une édition de valeur ne se définit pas uniquement par un aspect exceptionnel d'un titre (son, image ou suppléments), c'est un tout. Dans cet esprit, Columbia/Tristar a fait un travail remarquable qui rend pleinement justice à l'importance du film.


Qualité vidéo:
4,4/5

Qualité audio:
4,1/5

Suppléments:
4,3/5

Rapport qualité/prix:
4,2/5

Note finale:
4,3/5
Auteur: Mathieu Daoust

Date de publication: 2001-04-09

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Widescreen 16:9 Toshiba TheaterWide TW40X81, Récepteur Pioneer Elite VSX-07 TX, Lecteur DVD Pioneer Elite DV-37, enceintes Paradigm, câbles Monster Cable.

Le film

Titre original:
Lawrence of Arabia

Année de sortie:
1962

Pays:

Genre:

Durée:
227 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
2.20:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround
Espagnole Dolby mono
Polonaise Dolby mono

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol
Portugais
Chinois
Coréen
Thailandais

Suppéments:
Documentaire, entrevue avec Steven Spielberg, segments (4) sur la réalisation, bandes-annonces, filmographies, galerie d'images, livret

Date de parution:
2001-04-03

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