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DVDEF

Dark Crystal, The (Superbit)

Critique
Synopsis/présentation
Jim Henson et Frank Oz sont les deux meilleurs animateurs de leur génération. A la vision de la qualité ahurissante de leur travail sur The Dark Crystal, cet état de fait ne peut qu'être confirmé. Jim Henson s'est beaucoup investi sur ce projet en le produisant grâce à sa propre compagnie, inventant l'histoire, animant les personnages et dirigeant le film en compagnie de Frank Oz. Le style employé pour conter cette histoire tient ouvertement du merveilleux, mais surprend par une noirceur ambiante plus affirmée que d'habitude sur ce type de productions. C'est d'ailleurs pour cela que le film fonctionne aussi bien au niveau des adultes que des enfants.

On y suit l'histoire de Jen, un jeune Gelfling élevé par les paisibles et spirituels Mystics. Il est le dernier survivant de son peuple qui a été exterminé par les violents et tyranniques Skekses qui dominent le Monde. Ceux-ci tirent leur puissance du Dark Crystal. La légende veut que ce soit un Gelfling qui mette fin à leur règne. Aussi, les Skekses feront tout pour empêcher Jen d'accomplir la prophécie.

L'animation quasi parfaite de toutes ces créatures fantastiques confère un charme unique à ce film que jamais les effets spéciaux numériques ne pourront remplacer ou imiter. Les décorateurs du film ont mis sur pied un univers d'une cohérence incroyable, truffant leurs magnifiques décors (féériques ou cauchemardesques) de détails très fins, et cela confère au résultat final un réalisme qui aide beaucoup à l'identification aux personnages. Les passages dans le marais sont confondants d'invention et amènent vraiment un surplus de vie à cette histoire. Son côté mythique résiste bien à la comparaison avec nombres d'autres oeuvres inspirées plus ou moins directement des livres de J.R.R. Tolkien : Le Seigneur des Anneaux. C'est grâce au fait que le côté sombre et violent de cette histoire n'ait pas été édulcoré, que le film surprend et étonne. Les situations proposées regroupent toute une palette d'émotions complexes qui permettent l'identification à des marionnettes, qui sans cela auraient sans doute eu du mal à rivaliser avec de vrais acteurs.

Un film qui a laissé des souvenirs inoubliables à toute une génération de spectateurs, qui seront ravis de le redécouvrir et surpris de voir qu'il n'a pas pris une ride. On peut même dire que cette oeuvre est d'un légèreté et d'une fraîcheur très appréciable et ce malgré un certain manichéisme qui en rigidifie un peu la progression. Certains points communs avec la saga Star Wars sont évidents (la façon de présenter le film et la fête chez les Podlings), leur structure sont relativement proches et ne sont sans doute pas étrangers à sa réussite.

Une oeuvre qui vous permettra de passer un moment très agréable pour peu que vous retrouviez votre âme d'enfant. Cette réussite majeure dans le domaine de l "Heroic-Fantasy" mérite largement recommandations.


Image
Le transfert nous offre l'image au format respecté de 1.85:1 d'après un transfert 16:9.

L'interpositif est dans l'ensemble très propre, mais curieusement quelques points blancs subsistent à des moments où l'on s'y attendrait pas forcément. La netteté est par contre impressionnante, permettant une finesse des détails étonnante, mettant en valeur le formidable travail effectué par les décorateurs et animateurs du film. Le rendu des couleurs est exceptionnel et lui redonne une seconde jeunesse. Elles sont chatoyantes et d'une constance étonnante, qui participe pour beaucoup au côté magique de l'oeuvre. Le contraste est bien géré et limite les brillances au maximum. Les noirs sont vraiment profonds et purs, permettant ainsi un rendu optimal des scènes nocturnes.

La partie numérique du transfert est, comme l'on pouvait s'y attendre avec une édition DVD Superbit, tout bonnement excellente. Seuls quelques plans d'effets spéciaux fourmillent un peu et la surdéfintion des contours fait son apparition à deux ou trois reprises.

Le principe Superbit permet effectivement un rendu vidéo optimal et c'est sur des oeuvres comme celle-ci que l'on s'en aperçoit le plus. En videoprojection, son apport est capital et les défauts de compression (même legers), d'habitude si visibles, sont totalment absents sur cette édition. Dommage que la Columbia Tristar n'ait jugé bon de renettoyer le matériel source du film, car elle nous aurait proposé ainsi la version définitive de cette oeuvre.


Son
Les bandes-son disponibles sur cette édition sont respectivement en Anglais (DTS) et Anglais (Dolby Digital 5.1.

Les deux bandes-son sont d'une qualité équivalente et pour une fois, le DTS ne prend pas l'avantage. La dynamique de ces bandes apparaît un peu limitée et en tout cas en dessous de ce que la technique permet à l'heure actuelle. Heureusement, la présence de cette bande-son est toujours correcte et appréciable. La musique sonne parfois un peu etouffée et il est dommage que des remixages multicanaux récents ne soient pas arrivés à plus de spatialisation. Son rendu global est tout de même correct. Les enceintes arrières sont étonnament peu utilisées et surtout d'un niveau faible alors qu'habituellement c'est l'inverse. Cependant, la présence assurée par les trois enceintes avant valent largement une mauvaise utilisation des canaux d'ambiophonie. Les dialogues sont toujours intelligibles et sans aucunes traces de sifflantes ou de parasites. Les basses fréquences manquent de tenue et d'impact, mais au boût du compte jouent plutôt correctement leur rôle d'appui.

En résumé, deux remixages corrects mais un peu décevants par rapport à ce que la technique sait produire actuellement, surtout en terme de dynamique. Au final, les deux bandes-son en elles-mêmes sont satisfaisantes, surtout pour les spectateurs qui n'ont jamais vu ce film qu'à la télévision, mais elles s'avèrent un peu décevantes par rapport au plus qu'est censé apporter le traitement Superbit.


Suppléments/menus
Une section totalement vide dont nous connaissons la non-existence par la définition même de la bannière Superbit. Cependant, au vu des éditions double DVD qui pullullent actuellement sur le marché, il est dommage que Columbia n'ait pas repris sur un autre disque les passionnants suppléments qui existent déja pour cette oeuvre.



Conclusion
Une édition aux qualités techniques certaines, malgré quelques défauts dont la présence est étonnante pour une collection censée présenter les produits les plus performants possibles techniquement.

Malgré ces quelques bémols, le rendu vidéo de cette oeuvre est très appréciable. L'achat est recommandé pour les personnes ne possédant pas l'ancienne édition. Le film ressort grandi de cette expérience car le rendu final met en valeur le travail colossal et génial effectué par ses animateurs et décorateurs. Une oeuvre qui a gardé intact tout son pouvoir de séduction, qui fonctionne aussi bien avec les grands que les petits. Il est d'ailleurs plaisant de constater que malgré ses similitudes avec la mythologie développée par Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux, ce film garde une originalité et une fraîcheur très agréables.



Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
3,2/5

Suppléments:
-,-/5

Rapport qualité/prix:
3,2/5

Note finale:
3,4/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2003-03-06

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Dark Crystal, The

Année de sortie:
1982

Pays:

Genre:

Durée:
93 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Columbia Tristar

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise DTS
Anglaise Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Espagnol

Suppéments:
Aucuns car édition Superbit

Date de parution:
2003-03-04

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