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DVDEF

Cowboy Bebop : Best Sessions

Critique
Synopsis/présentation
3,2,1 let's Jam.
Pour les amateurs de mangas, le simple nom de Cowboy Bebop a généralement le don de provoque l'excitation. Jusqu'a maintenant réservé à une catégorie de "fan", Bandai Entertainment démocratise, avec cette magnifique édition, cette série culte.

Réalisé en 26 épisodes (ici appelés des sessions) de vingt cinq minutes, cet OAS (catégorie d'animés qui ne sont pas massivement produits pour la télévision, mais destinés au marché de la vidéo) a été diffusé partiellement en 1998 au Japon. Seules 12 des sessions ont été télédiffusées, le reste se trouvant disponible sur le marché de la vidéo. Réalisé par Shinichiro Watanabe, Cowboy Bebop relate les aventures spatiales d'une bande de chasseurs de primes qui sillonent l'espace à travers leur misérable vaisseau, le bebop.

Chaque épisode peut se regarder séparemment des autres (sauf pour les sessions 12-13 et 25-26) et c'est toujours avec le même plaisir que nous retrouvons les différents personnages. Tout d'abord Spike Siegel qui pourrait être considéré comme le héro. Un héro tout en mélancolie et en mysticisme pour des raisons qui sont dévoilées dans les dernières sessions. Son passé dans la mafia et les images de deux personnages, Julia et Vicious, le hante régulièrement. Le capitaine du bebop, Jet Black est la personne la plus adulte de la troupe et c'est la plupart du temps lui qui va chercher les contrats. Ces derniers sont la complétés par Spike, mais souvent en compétition avec Faye Valentine, sa rivale quand il s'agit de passer à l'action. L'équipe du Bebop se compose aussi d'une jeune terrienne de 13 ans qui s'appelle Ed (de son vrai nom : Edward Wong Hau Pepelu Tivrusky 4th). Géniale Pirate informatique, elle est d'autant plus à l'aise avec les machines que ses comportements sociaux sont toujours quelque peu bizarre. C'est certainement à cause de cette intelligence qu'elle est très amie avec Ein, le petit chien sur-intelligent du vaisseau.

Nous accompagnons donc cette petite équipe au gré des contrats qu'ils acceptent, allant de Mars à Venus. Les scènes d'action sont nombreuses et toujours très bien orchestrées, mélant les armes à feu et les arts martiaux (dont Spike est un spécialiste).

Si cette base semble un peu mince ou déjà vue, c'est dans un traitement complètement nouveau qu'elle nous est présentée. Tout d'abord, chaque session est intitulée suivant une chanson et rend toujours des hommages très appuyés aux idoles des créateurs. On voit à de nombreuses reprises Antonio Carlos Jobim, des adaptations stylisées de scènes de films de Bruce Lee ou de 2001 odyssée de l'espace de Kubrick. C'est un jeu fascinant que de découvrir quelle chanson, quel film ou quel acteur les artisans de cette série ont voulu mettre en avant (et il ne s'agit pas que de culture télévisuelle, la session #20 s'intitule Pierrot le Fou d'après le film éponyme de Jean Luc Godard sorti en 1965). L'animation et le design en général sont de très bon gout, et les mélanges CG et animation traditionnelle se fait très naturellement, utilisant au mieux chaque technique.
Les personnages sont d'une catégorie à part, toujours d'un humour qui frôle la cinglante critique sociale. Ce sont des personnages complets avec des psychologies élaborées Qu'il s'agisse de Spike ou de Faye, ils prennent forme au fil des sessions pour devenir des compagnons de route.

Les scénarios de chaque épisode sont toujours un peu décalés : des personnages secondaires aux comportements ératiques, des planètes et des technologies surréalistes, finissent de compléter ces sessions pour en faire de très agréables moments.
Enfin, il faut accorder une mention toute particulière à la musique, omniprésente dans cette série. Nous sommes très loin des battements syncopés techno, des voix d'adolescentes sur des thèmes sirupeux (à la Lain ou Perfect Blue) ou de quoi que ce soit qui accompagne habituellement ce genre de séries. Si les titres des épisodes et les hommages rendus font toujours référence à de réelles pièces musicales et à leurs compositeurs, on comprends tout de suite l'importance que cela avait pour les créateurs. Le thème et toutes les chansons environnantes sont excellentes, la plupart du temps dans des thèmes Jazz beebop (donc très rythmées). Elles sont toujours utilisées à contre emploi, des musiques rythmées pour des scènes lentes, rapides pour des passages plus lents. Cela donne une réelle couleur à cette oeuvre, et participe très grandement à son ambiance. De nombreux CDs sont disponibles sous forme de coffrets, et rendent justice à l'énorme travail musical qui a été fait par la compositrice Yoko Kanno (à qui l'on doit aussi la musique de Vision of Escaflowne ou bien Macross plus).

Ces "Best Sessions" nous propose deux ensembles de trois épisodes tirés de la série. Le premier ensemble est une sélection de l'équipe de production, le second une sélection des fans de la série. Les créateurs ont choisit les sessions #1 (Asteroid blues), #5 (Ballad of fallen Angels) et la session #19 (Wild horses). Les fans ont démontré un gout tirant un peu plus vers le bizarre avec la session #8 (Waltz for Venus), #17 (Mushroom Samba) et la #24 (Hard Luck Woman). La session #17 est certainement l'un des épisodes les plus étranges de la série, ou l'on voit se croiser Shaft et Carlos Jobim sur le thème Watermelon Man de Herbie Hancock...

Une série tout à fait particulière donc, que cette très belle édition vous permettra de découvrir à couts moindres; en effet, pour l'instant les éditions DVD séparées sont assez dispendieuses, et d'une qualité moindre que cette ré-édition.



Image
L'image est proposée au format original 1:33.1. Le très jeune âge du matériel source nous permet d'avoir une image exempte de tout défaut apparent, et d'une présentation très agréable.

L'image est toujours parfaitement nette et met bien en valeur les textures et effets visuels choisis. Les couleurs sont constantes et justes, aucun débordement n'a été constaté au cours des visionnements. Les noirs sont profonds et détaillés et les contrastes toujours en harmonie avec la présentation et ce même dans les scènes très lumineuses comme les désert ensoleillés.

La compression souffre de quelques problèmes quant à elle, Nous avons constaté à quelques reprises la présence de macro-blocs (dans les ciels à forts dégradés), et une légère surdéfinition semble être de mise.

Bizarrement les autres éditions DVD de la série ne présentent pas cette caractéristique, ce qu'il faut tempérer par une qualité d'image nettement moins bonne (pour les épisodes séparés).
Cette édition nous présente donc une très belle qualité d'image, supérieure aux éditions séparées des sessions. Les légers problèmes de compression sont très peu dérangeant, et ne sauraient perturber le visionnement.


Son
Bandai Entertainment a fait un immense effort pour cette édition. En effet, ce ne sont pas moins de trois bandes sonores multicanaux qui nous sont proposées : Anglais Dolby Digital 5.1; Japonais Dolby Digital 5.1 et Japonais DTS 5.1. Des sous titres en anglais sont disponibles pour toutes ces bandes-son.

Le mixage DTS est tout simplement magnifique, cette ré-édition a bénéficiée d'un très grand soin. La bande son est très dynamique sachant mettre en valeur tant l'environnement que les événements narratifs. Le champ sonore est large et l'utilisation subtile des canaux d'ambiophonie arrière pour supporter la musique permet une immersion dans l'univers musical de cette série. Les canaux sont bien séparés ce qui permet une localisation adéquate des éléments. Les transitions panoramiques sont très efficaces et savent même à quelques reprise donner le tournis. Le début de la session #17 propose un mouvement de caméra circulaire du centre d'une table autour de laquelle les protagonistes parlent. Malgré ce mouvement de caméra les voix se placent précisemment ou elles devraient être, ce qui donne un effet de réalisme vraiment surprenant. Cette scène serait un très bon test pour les effets de transitions tant gauche/droite qu'avant/arrière.
Les dialogues sont toujours nets et parfatement intégrés.

Les basses sont adéquatement rendues, qu'il s'agisse de la trame musicale (très accoustique avec de nombreux passages de contrebasse) ou des effets sonores. Une utilisation appropriée du canal d'extrême grâve, creusant souvent très bas, complète bien cette présentation réellement magnifique.

Les mixages Dolby Digital sont eux aussi très bons. Néanmoins comme à plusieurs reprises auparavant, il nous a semblé que la version DTS était plus dynamique, et surtout que la séparation des basses / extrèmes basses se faisait plus naturellement.

Le doublage en anglais a été fait par de bons acteurs qui offrent une performance tout à fait agréable (même si la voix de Ed semble un peu fade comparée à la version originale).

On regrette naturellement l'absence d'une bande son française, ou tout du moins de sous-titres qui auraient permis à un plus grand nombre d'avoir accès à ce titre. La qualité réellement surprenante de ces trames sonores témoigne du grand soin apporté par Bandai pour ré-éditer cette série. Si nous comprenons que son succès commercial ne pouvait justifier une nouvelle trame sonore en Français, des sous titres auraient néanmoins été une solution très acceptable devant la qualité générale de cette édition.


Suppléments/menus
Cette édition se compose de deux disques, le premier comprenant les trois épisodes choisis par l'équipe production, le second disque les trois choisis par les fans.

Les menus sont très beau et mettent dans l'ambiance des sessions.
Malheureusement, aucun suppléments n'est disponible. Pourrions-nous considérer cette édition comme une version "Superbit" ? La qualité est au rendez-vous, et il nous semble que ce fut un choix éclairé que de privilégier l'amélioration des pistes sonores plutôt que de s'engager dans l'"authoring" de nouveaux segments. Il aurait par contre été réellement fascinant de voir le détail de la vision de Watanabe, et ce surtout sur le nombre d'hommages rendus dans cette série.




Conclusion
Si on regrette l'absence de contenu français ainsi que de supplément, c'est un réel plaisir que de pouvoir visionner un échantillon de cette série. Le travail de ré-édition du son est toute simplement impressionnant, et la qualité de l'image est elle aussi au rendez-vous. Il y a fort à parier que cette édition va générer de nouveaux adeptes de Bebop, qui viendront se rajouter au bassin déjà riche de fans.

Une très belle édition que nous ne pouvons que recommander, tant pour les amateurs du genre que pour les néophytes qui verront là une très belle porte d'entrée vers les mangas de qualité.
Un film cinéma intitulé, Cowboy Bebop :Knocking on Heaven's door est sorti dans les salle japonaises en 2001, mais n'est toujours pas disponible en Amérique du Nord.
Pour ceux qui sauteront le pas vers la série complète, sachez que le des deux derniers épisodes "The Real Folk Blues" donnent un nouveau sens à toute la série, et la rendent encore plus précieuse.
See you Space Cowboy...


Qualité vidéo:
3,8/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
0,0/5

Rapport qualité/prix:
4,0/5

Note finale:
3,0/5
Auteur: Thomas Geoffroyd

Date de publication: 2002-12-04

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur Sony Wega KV27; Préampli Audio refinement par YBA Pre-2; Ampli Audio refinement par YBA Multi-5; Enceintes JmLabs; Sub REL Strata III; Lecteur DVD Toshiba Sd1200; cables et interconnects Cardas/Audioquest.

Le film

Titre original:
Cowboy Bebop

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
120 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Bandai Entertainment

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.33:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Japonaise Dolby Digital 5.1
Japonaise DTS

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Aucun

Date de parution:
2002-11-19

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