Facebook Twitter      Mobile RSS        
DVDEF

Yellowbeard

Critique
Synopsis/présentation
Nous n’aborderons pas le chapitre de la réalisation de ce film puisque l’illustre inconnu qu’est Mel Damski n’offre qu’une style visuel totalement banal et plat rappelant souvent un produit télévisé standard de l’époque.
Cependant l’intérêt de Yellowbeard est ailleurs puisqu’en tant que comédie a l’histoire découse et simple, ce sont les situations, dialogues et interprêtes qui en sont le cœur.
Il est d’emblée évident que toute personne hérmétique a l’humour des Monty Python, de Marty Feldman ou Peter Cook se doit d’éviter cette œuvre qui est assez représentative de leur gout du non sens poussé et des situations délirantes.
Graham Chapman et Peter Cook qui ont coécrit le film viennent de façon évidente de l’univers des sketches télévisuels et ils ont les plus grandes peines à composer un scénario de long métrage qui soit cohérent. Pourtant jamais il ne cherche autre chose que la linéarité mais comme souvent dans de telles œuvres, certains passages fonctionnent très bien sur le plan comique mais certains gags récurrents et toutes les liaisons entre ces mini sketches sont souvent quelconques voire navrants.

Il n’est jamais aisé de réunir autant de personnalités comiques dans une même œuvre et d’en tirer un résultat cohérent et constant dans la durée. Le plus curieux est d’avoir mélangé l’humour anglais si spécifique avec celui beaucoup plus facile et répétitif de Cheech et Chong. En effet, les passages avec le duo comique ne collent pas avec le reste du métrage mais leur présence en tant que stars principale sur la jacquette du DVD (malgré leur rôle limité dans le film) nous font croire a une opération commerciale dont le film aurait peut être du se passer pour une plus grande réussite. De même il ne fait nul doute qu’un cinéaste de comédie aurait réussit à rattraper certaines faiblesses du scénario par une inventivité visuelle et surtout un sens du visuel et du timing qui font cruellement défaut au pourtant sympatique Mel Danski dont l’origine télévisuelle se trahit beaucoup trop.
Heureusement le tandem Chapman/Cook fait souvent mouche grace à des situtations délirantes mais jamais trop (sauf un final qui sombre dans le trop plein) , des dialogues ciselés et d’une efficacité comique rappelant parfois les meilleurs moments de leur auteurs respectifs.
Fort heureusement les interprêtes principaux sont tous remarquables et parfaits dans leurs rôles respectifs taillés sur mesure. Ainsi, Chapman est une « barbe jaune » hilarant de rage et frustrerie, Feldman un traitre fourbe tordant , Cook un ivrogne dépassé par les évènements très drole, Cleese un aveugle fourbe désopilant. Peter Boyle et James Mason tire plutôt bien leur épingle du jeu face à des comiques exacerbés mais malheureusement (ou heureusement et ce alors à titre volontaire) le jeune premier Martin Hewitt est d’une fadeur confondante.

En résumé nous conseillons donc vivement ce film en demi teinte a tous les amateurs des Monty Python, de Marty Feldman et du tandem Peter Cook/feu Dudley Moore qui retrouverons la l’univers décalé et nonsensique des productions télévisuelles de ces comiques et oublierons sans aucun doute les nombreuses faiblesses du film tant ils seront pliés en deux à certains moments et s’en remettrons le temps des passages plus faibles.




Image
L’image est présentée au format respecté de 1.85 :1 d’après un transfert 16:9.

La définition générale est dans l’ensemble bonne même si certaines scènes sont curieusement moins définies. L’interpositif est lui assez sale même si cela s’avère heureusement assez peu gênant. Le grain est relativement même si trop présent sur certaines scènes.
Les couleurs sont globalement correctement gérées même si elle paraissent dans l’ensemble un peu « passées » mais cela est typique des pellicules utilisées à l’époque. Elles sont donc justes, constantes et honorablement saturées.
Le contraste est moyennement géré, évitant cependant les brillances.
Les scènes sombres sont dans l’ensemble mal rendues en partie à cause de noirs relativement profonds mais manquant cruellement de pureté.

La partie numérique ne génère qu’un seul défaut artificiel, du bruit vidéo qui s’avère malheureusement assez gênant sur toutes les scènes sombres dont il perturbe le rendu et visible sur les ciels turquoises des iles.

Voici donc un transfert non dénué de qualité mais qui peine à se hisser au niveau des standards du DVD. Cela est diffilement compréhensible, surtout à notre époque ou le DVD HD qui va largement supplanter le DVD simple en terme de qualité vient de faire son apparition. Certes, nous préférons voir ce genre de traitement concernant une comédie au style visuel banal que sur un chef d’œuvre, il n’en reste pas moins que nous sommes déçus de voir une éditeur de qualité comme la MGM proposé un produit aussi baclé techniquement surtout lorsqu’il est vanté comme remasterisé en haute définition !




Son
àLa seule bande-son proposée sur cette édition est en Anglais (Dolby à2.0 stéréo).
Sa dynamique est standard pour l’époque et le format utilisé. Sa présence et sa spatialité peuvent s’avérer surprenantes par moments.
La musique est correctement rendue malgré des limitations évidentes sur le haut du spectre notamment lors des « envolées lyriques » combinées au scènes d’actions. Elle est par ailleurs parfaitement intégrée au reste de la bande-son.
Les dialogues sont en permanence parfaitement intelligibles et les traces de parasites et distortions limitées pourvu que l’on soit raisonnable sur le volume sonore.
Les basses fréquences sont limitées au scènes les plus agitées du film et les coups de canon et autres pirateries sont alors correctement restitués.

Les sous-titres sont disponibles en Anglais, Japonais, Espagnol et Portugais.

Une bande-son sans défauts ni qualités majeures qui remplit parfaitement son office et s’avère clairement plusieurs tons au dessus de l’image en terme de qualité ce qui est assez rare pour être souligné.





Suppléments/menus
Une section malheureusement totalement absente. Qui plus le menu lui-même est l’un des plus basiques qu’il nous ait été donné de voir et ce depuis les débuts du DVD, faisant parfois se demander s’il ne s’agit pas d’une édition tant la qualité dans de domaine est indigne d’un éditeur comme la MGM.





Conclusion
Une édition décevante au niveau vidéo, correcte au niveau audio et limite indigente en terme éditorial. Nous ne pouvons donc vraiment recommander son achat, cependant comme il s’agit de la seule disponible pour cette sympathique comédie...

En effet, sans être une grand réussite du genre, Yellowbeard réunit une partie de l’équipe génialissime des Monty Python mais aussi des grands talents comiques anglais comme Marty Feldman et Peter Cook. Cheech et Chong sont loin d’être à la hauteur de leurs collègues et la constance est loin d’être le maitre mot de la qualité d’écriture. Cependant pour les amateurs de l’humour « nonsensique » des Python et de leurs camarades, cette comédie réserve quelques moments proprements hilarants et des tirades savoureuses.



Qualité vidéo:
2,5/5

Qualité audio:
3,2/5

Suppléments:
0,0/5

Rapport qualité/prix:
2,0/5

Note finale:
2,8/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2006-08-14

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Yellowbeard

Année de sortie:
1983

Pays:

Genre:

Durée:
96 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
MGM

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-5 (simple face, simple couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Non

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby 2.0 stéréo

Sous-titres:
Anglais
Japonais
Portugais
Espagnol

Suppéments:
-

Date de parution:
2006-06-27

Si vous avez aimé...