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DVDEF

Clockstoppers

Critique
Synopsis/présentation
À sa sortie en salles au printemps 2002, le film Clockstoppers s'est pratiquement fait démolir par la critique. Dommage, car Clockstoppers s'avère être l'un des divertissement les plus agréable et rafraîchissant qu'il nous ait été donné de voir depuis longtemps. À nouveau, Paramount et sa filiale Nickelodeon nous livre un film familial réussis qui ne manifeste aucune autre prétention que celle de nous divertir pendant 93 minutes.
L'histoire, tout d'abord, à tout pour séduire un auditoire jeune et avide d'aventure, de science-fiction et d'effets spéciaux "cool". Elle raconte les aventures de Zak Gibbs (Jesse Bradford), un adolescent comme les autres qui se retrouvera par hasard détenteur d'une curieuse montre qui lui permet littéralement d'arrêter la course du temps ! Mais pendant que Zak n'utilise la montre que pour réaliser des coups pendables, un savant maladroit et un peu cinglé (French Stewart) ainsi qu'un vil fonctionnaire (Michael Biehn) sont à préparer un plan machiavélique pour récupérer la montre et l'utiliser à des fins malveillantes!
Bon, d'accord, l'intrigue n'a rien d'exceptionnelle, mais les prémices de l'histoire ont tout pour séduire l'auditoire adolescent. En effet, qui n'a jamais rêvé, étant jeune, d'avoir le pouvoir d'arrêter le temps ? Et qui n'a jamais rêvé utiliser ce pouvoir à son avantage ! Le film mise entièrement sur cette montre et sur les prouesses accomplies à l'aide de celle-ci. Certains diront que le scénario, à force d'exploiter un seul élément, ne fait qu'en souffrir et devient vite répétitif. Cela n'est pas totalement faux, mais à l'inverse les scénaristes ont joués leurs meilleures cartes pour captiver un auditoire jeune en manque de sensations fortes, et vu sous cet angle, le film livre définitivement la marchandise. Les scènes d'action, dont la plupart se déroulent justement lorsque le temps est arrêté, en mettent littéralement plein la vue grâce à des effets spéciaux inventifs et particulièrement bien exploités. Ces effets spéciaux, qui ne sont pas sans rappeler ceux du film The Matrix avec leur utilisation du "bullet time", sont diablement efficaces. Les moindres détails de la composition d'image ont été soignés, comme par exemple la traînée de lumière laissée par les phares des voitures, conférant à l'image une qualité quasi-poétique.
En fait, si le film est une réussite sur le plan visuel, c'est beaucoup grâce à la mise en scène assurée de Jonathan Frakes, acteur et réalisateur issu de la populaire série Star Trek. La réalisation est dynamique et ne laisse aucune place aux temps morts. Qui plus est, le film est parsemé d'une bonne dose d'humour cabotin et bon enfant qui ne peut faire autrement que de nous faire sourire (excepté la scène du concours de DJ, particulièrement mauvaise…). Finalement, les acteurs se livrent au jeu avec une bonne humeur apparente et contagieuse qui a tôt fait de nous faire comprendre que cette œuvre est bien loin de se prendre au sérieux. Pourquoi, dans ce cas, tenter de démolir avec prétention une œuvre qui n'en manifeste aucune ? Clockstoppers est à prendre pour ce qu'il est : un film un peu puéril mais au moins amusant.


Image
Le film nous est présenté au format respecté de 1.85:1 et ce d'après un transfert anamorphosé.
La définition est dans l'ensemble optimale laissant du mëme coup deviner les détails et textures. L'image est toujours nette et ne souffre d'aucun manque de piqué. L'interpositif utilisé pour le transfert en est dans une condition tout à fait décente. Les seuls anomalies à y apparaître sont quelques rarissimes points blancs. Le rendu des couleurs est excellent, mais malheureusement pas optimal. Les couleurs sont riches et naturelles, mais quelques couleurs particulièrement éclatées trahissent un léger fourmillement (chroma noise). Il n'y a heureusement aucune trace de débordement et la saturation est à point. La brillance et le contraste sont tout deux bien ajustés et ne présentent d'aucune fluctuation. Les parties sombres affichent des dégradés fort bien définis, tandis que les noirs sont généralement purs et profonds, exception faite de quelques plans qui laisse entrevoir un certain fourmillement.
Une sur-définition des contours parfois excessive tend à produire des halos, ce qui agace.


Son
Trois bandes-son sont offertes sur cette édition, à savoir deux mixages anglais (Dolby Digital 5.1 et 2.0 Surround) et un français (Dolby Surround 2.0).
Le mixage anglais Dolby Digital 5.1 en est un des plus compétant. Le son est dynamique, ample et l'espace sonore tous à fait immersif. Tous les canaux sont judicieusement mobilisés pour créer un environnement crédible. La séparation des canaux est fluide et subtile. Les canaux d'ambiophonies sont utilisés abondamment et efficacement pour créer l'ambiance mais surtout pour ajouter beaucoup d'impact aux scènes d'action avec l'aide d'effets bien localisés ainsi que de transitions de canaux dynamiques. La séquence de la poursuite automobile en est un bel exemple. La trame-sonore apparaît bien intégrée et reproduite avec fidélité. Les dialogues sont toujours clairs et intelligibles. Les basses sont souvent puissantes et fortes, conférant ainsi beaucoup de mordant à l'ensemble. Le canal .1 (LFE) profite d'une utilisation ponctuelle et intelligente.
Le mixage français en Dolby Surround 2.0 n'offre pas le même dynamisme ni la même spatialité que la bande-son anglaise, mais à tout le moins précisons que le doublage est d'assez bonne qualité. Des sous-titres anglais sont également offerts sur cette édition.


Suppléments/menus
Probablement dû à l'échec de ce film au cinéma, très peu de suppléments nous sont offerts avec cette édition. Vous trouverez d'abord un court segment (10 min) typique de ce qui est généralement offert format DVD. Le contenu est surtout axé sur l'histoire, très peu sur le tournage lui-même. Les intervenants se contentent de dire ce qui les a attirés vers le projet tout en résumant l'intrigue et les motivations de leur personnage. Dommage, plus de temps aurait du être consacré à l'élaboration des effets spéciaux, ceux-ci étant l'un des principal attrait du film. Il y a ensuite deux vidéoclips assez quelconque, soit l'un pour la chanson Holiday in my Head, de Smash Mouth, et l'autre de It's the Weekend, interprétée par Lil' J. Finalement, la bande-annonce originale ainsi que quatre publicités télévisés complètent cette édition.



Conclusion
Clockstoppers est un gentil petit film qui a, à tort, été dévasté par la critique au moment de sa sortie en salles. Un film à ne pas prendre au sérieux et à savourer pour ses nombreuses qualités. Quant aux aspects techniques de cette édition, tant la qualité de l'image que du son répondent aux standards du marché actuel. Seuls les suppléments nous laissent quelque peu sur notre appétit, mais compte tenu du succès plus que mitigé dont a souffert le film, faut-il vraiment en vouloir à la Paramount ?



Qualité vidéo:
3,6/5

Qualité audio:
4,2/5

Suppléments:
2,0/5

Rapport qualité/prix:
3,6/5

Note finale:
3,4/5
Auteur:

Date de publication: 2002-08-20

Système utilisé pour cette critique:

Le film

Titre original:
Clockstoppers

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
93 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby 2.0 Surround
Française Dolby 2.0 Surround

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Documentaire, vidéoclips et bandes-annonces.

Date de parution:
2002-08-13

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