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DVDEF

Final Fantasy VII: Advent Children (Special Edition)

Critique
Synopsis/présentation
Si'histoire du jeu vidéo est plus récente que celle du cinéma, il n'en reste pas moins que certains titres sont devenus de véritables légendes. Et certains jeux d'aventure, aux scénarios complexes et passionnants, ont connu un succès tel qu'ils ont connu de nombreuses suites. Si les premiers ordinateurs nous ont amené des séries comme Ultima, c'est sur consoles que le phénomène a connu ses deux plus grandes sagas, Legend of Zelda de Nintendo et Final Fantasy, créée par la société Square (devenue depuis Square Enix lors d'une fusion).
La saga Final Fantasy a commencé, en 1987, au Japon, sur la première génération de console Nintendo. Le nom était dû au fait que son créateur,Hironobu Sakaguchi , pensait prendre sa retraite après le a sortie de ce jeu, qui aurait pu aussi être le dernier de Square, alors en grande difficulté. De nombreuses suites virent le jour, chacune avec un scénario complètement indépendant des autres (à l'exception de Final Fantasy X-2 qui est la suite de Final Fantasy X), sur différentes consoles.
Final Fantasy VII fit date dans l'histoire de la saga, en étant le premier à comporter des séquences vidéo calcuulées en 3D. Ceci, et la richesse et la complexité de son scénario, en firent un des plus grand succès de la saga, et sans doute le plus apprécié. Après une première incustion au cinéma, avec le décevant Final Fantasy - the Spirits Within qui fit tout de même date dans l'histoire des longs-métrages 3D, du défunt studio hawaïen de Square, la saga revint sur le grand écran en 2004 sur les écrans japonais avec cette suite du jeu Final Fantasy VII, nommée Advent Children.

L'histoire se déroule deux ans après la fin de l'histoire contée dans le jeu, qui a vu la victoire de Cloud et de ses amis contre Sephiroth, un guerrier qui fut amené, par haine et désespoir, à se laisser totalement corrompre par le mal venu du ciel, Jenova. Une maladie étrange se répand sur la planète qui se remet difficilement de ses blessures, un mal qui semble lié au Lifestream, et qui touche plus particulièrement les enfants, les geostigma. Un jeune et violent chef de gang, Kadaj, qui semble obsédé par la recherche de ce qu'il appelle sa mère, cherche à pousser les enfants à se révolter contre la planète. Cloud, reclus et hanté par les fantômes de son passé, cherche à éviter la confrontation à tout prix, alors que tous ses amis et ses anciens maîtres essayent désespérément de le convaincre de retrouver sa force.
L'histoire s'avère, disons le tout de suite, assez difficile à suivre pour qui ne connaît pas le scénario du jeu. Mais malgré tout le film parvient à accrocher, par la superbe qualité des images de synthèse et des effets spéciaux, et par sa réalisation très particulière.
Le mot d'ordre de Tetsyua Nomura, pour le design et la réalisation, en particulier des très nombreuses séquences d'action, a été "tout est permis". Et cela se voit. Des séquences de combat hallucinantes, des effets parfois complètement psychédéliques, ce film est un régal pour les yeux. Le décor de l'église, avec les parterres de fleurs là où le dallage a disparu, et le combat contre le dragon Bahamut, son particulièrement impressionnants.
De par son découpage et tout simplement par ce qui se passe à l'écran, ce film démontre sans équivoque que ses créateurs viennent du monde du jeu vidéo et non pas de celui du cinéma. Certains raccourci narratifs sont d'ailleurs un peu choquants, comme l'arrivée tardive de certains personnages qui semblent venus de nulle part pour qui ne les connaît pas pour avoir joué au jeu. Si l'histoire est loin d'avoir la complexité de celle du jeu (on ne raconte pas la même chose en 1h40mn qu'en 20h, et l'attention du spectateur d'un film n'est pas la même que celle d'un joueur), elle est tout de même loin d'être simple, et émaillée d'innombrables références au jeu.

S'il s'adresse avant tout à un public de joueurs, ce film s'avère tout de même nettement plus intéressant que The Spitits Within. Contrairement à ce dernier, l'histoire de Advent Children a du sens, et n'est pas là que pour servir les scènes d'action (qui sont parmi les plus belles du cinéma d'animation). L'idée même de faire la suite d'un jeu en film est assez originale, bien plus en tout cas qu'une adaptation ratée comme le réalisateur Uwe Boll (House of the Dead, Alone in the Dark, et bientôt Dungeon Siege et Far Cry) semble ne pas se lasser de nous servir année après année.
Les néophytes (qui n'ont pas passé vinght heures de leur vie et plus sur le jeu) qui souhaitent comprendre un tant soit peu ce qui se passe seront tout de même heureux de savoir qu'un supplément résumant l'histoire du jeu est proposé sur le premier disque de cette édition. Les autres (qui ont passé des nuits blanches sur le jeu) seront ravis d'apprendre que pas moins de trois jeux Final Fantasy VII sont prévus à la suite de ce film: Before Crisis, Crisis Core, et Dirge of Cerberus.


Image
L'image est proposée au format original de 1.77:1, d'après un transfert 16:9.

Comme on peut s'y attendre avec un film de synthèse, le transfert est purement numérique et la qualité est fantastique. La définition est excellente, l'image déborde de détails et les textures sont reproduites avec finesse et subtilité. Le rendu des images est excellent, sans atteindre les standards de Pixar, et a su éviter l'écueil de se vouloir absolument photoréaliste, gardant un style graphique pas désagréable. Certains détails, notamment les cheveux (Cloud donne l'impression d'avoir mis beaucoup trop de gel le matin), laissent à désirer sur certains personnages, mais s'avèrent très convaincants sur d'autres (les cheveux des personnages féminins sont absolument superbes). Ces inégalités sont cependant secondaires face à la qualité générale des images.

Les niveaux vidéo, notamment le contraste et la luma (niveau des noirs), sont parfaits, et ne varient évidemment pas de tout le film. Les couleurs, volontairement ternes la plupart du temps, mais très saturées lors de certaines séquences, sont parfaitement rendues, et ne souffrent d'aucun débordement.

Aucun défaut numérique ne vient gâcher cette excellente qualité d'image. Les filtres qui viennent habituellement gâcher la qualité d'image sur DVD (on pense notamment à l'épouvantable surdéfinition des contours, une horreur dont on espère ardemment qu'elle ne viendra pas ternir les images des formats haute définition HD-DVD et Blu-Ray) semblent totalement absents. La compression est excellente, et même la scène d'ouverture dans le cratère d'un volcan, avec des effets atmosphériques qui souffrent habituellement très mal la compression, s'en sort avec les honneurs.


Son
La bande son est proposée en deux langues, la version originale japonaise et un doublage américain. Les deux sont au format Dolby Digital 5.1. Des sous-titres en anglais, français, espagnol, portugais, coréen, thailandais, mandarin et cantonais sont proposés. C'est la version originale qui est le sujet de cette critique.

Comme on peut s'y attendre avec un film résolument construit autour de ses séquences d'action, la dynamique est impressionnante, et la présence assez imposante. L'impression d'immersion et de spatialité est garantie par une excellente utilisation des canaux d'ambiophonie, qui soutiennent l'action de façon soutenue, quelquefois légèrement exagérée sans atteindre les excès de certains films comme Underworld. La séparation des canaux est excellente, et le placement des éléments sonores dans l'espace est précis, avec de très beaux effets de transition latéraux et avant-arrière.

Les différents éléments composant cette bande-son sont fort bien intégrés par un mixage maîtrisé. Les dialogues sont toujours clairs, réalistes et intelligibles. Les effets sonores, souvent explosifs, font primer la sensation sur le réalisme, ce qui correspond totalement à la direction artistique du film. Quand à la très belle trame sonore de Nobuo Uematsu, qui mélange des éléments opératiques avec des instruments plus rock, est rendue avec profondeur et une haute fidélité.

Le canal d'extrêmes graves (LFE, le .1 de 5.1) est évidemment de la partie, soulignant avec vigueur et enthousiasme les nombreuses séquences d'action et de combat qui ponctuent le film.


Suppléments/menus
Comme on peut s'y attendre avec une édition spéciale sur deux disques, les suppléments sont très nombreux. Excellent point, la plupart d'entre eux sont sous-titrés en anglais et en français.

Sur le premier disque, on trouve un long (23:54) et fort bienvenu résumé du jeu Final Fantasy VII, Reminiscence of Final Fantasy VII une bonne entrée en matière pou ceux qui n'y ont pas joué et qui souhaiteraient comprendre quoi que ce soit à l'histoire du film qui en est la suite.

Le reste des suppléments se trouve rassemblé sur le second disque de cette édition.

On trouve en premier des scènes coupées, au nombre de 11, d'une durée d'une vingtaine ou une trentaine de secondes chacune. Ces scènes "coupées" sont parfois des versions extrêmement proches de scènes présentes dans le film, et sont présentées sans autre introduction que les sempiternels et ennuyeux avertissements légaux (on sait que c'est mal de pirater, et l'opinion des artistes nous intéresse bien plus que celle de Sony Pictures Home Video Enterntainment, merci beaucoup). Les avertissements légaux sont en fait joués avant le premier supplément que l'on choisit.

Le second item proposé au menu est l'intégralité du pré-montage du film présenté lors du festival de Venise (23:45). Cette version du film, sorte de super-bande annonce, est un supplément très original et particulièrement intéressant.

Un documentaire est bien entendu de la partie, Distance: The Making of Advent Children (36:20). Ce documentaire fait la part belle aux artistes, que l'on sent tous passionnés par le projet. Comme de plus il aborde toute l'histoire de la création de ce film, il s'avère très intéressant.

Huit bandes-annonces du film sont proposées dans un sous-menu. On y retrouve les différentes campagnes associées à des festivals de jeux vidéo comme le Tokyo Game Show et l'E3.

Enffin, le dernier item du menu nous permet d'admirer les bandes-annonces des prochains jeux Square Enix faisant suite à Final Fantasy VII, précédés d'une petite introduction comportant des graphismes du jeu original, afin de bien voir les progrès effectués dans le domaine visuel dans les jeux vidéo.



Conclusion
Si ce film risque d'avoir du mal à trouver un réel public en dehors des joueurs amateurs de la saga Final Fantasy, il s'avère tout de même très réussi, aussi bien techniquement que par sa réalisation originale et musclée. Cette édition est particulièrement réussie, et offre une qualité d'image et de son qui en font du matériel de démonstration, en plus d'une pléthore de suppléents, d'intérêt certes inégal mais présentant une belle qualité d'ensemble. Un achat recommandable aussi bien pour les fanatiques de jeu vidéo que pour les amateurs d'animation 3D réussie.


Qualité vidéo:
4,7/5

Qualité audio:
4,3/5

Suppléments:
4,0/5

Rapport qualité/prix:
4,3/5

Note finale:
4,3/5
Auteur: François Schneider

Date de publication: 2006-05-22

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Panasonic PT-L500U, écran 92'' fait maison screen Goo, Lecteur DVD LG DV7832NXC (sortie composantes 1080i), HTPC (Athlon64 3000+, Radeon 9600 pro, connectique DVI, M-Audio Revolution 7.1, WinDVD, Media Portal), Récepteur Denon AVR-1602, Enceintes Wharfedale Cinestar 30 (5 Vivendi Modus Cube + 1 PC-8), câbles Acoustic Research

Le film

Titre original:
Final Fantasy VII: Advent Children

Année de sortie:
2004

Pays:

Genre:

Durée:
101 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Sony Pictures Home Entertainment

Produit:
DVD

Nombre de disque:
2 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Japonaise Dolby Digital 5.1
Anglaise Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol
Portugais
Coréen
Thailandais
Mandarin
Cantonais

Suppéments:
Résumé du jeu original, Scènes coupées, Documentaire, Bandes-annoncce, Pré-montage du film

Date de parution:
2006-04-25

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