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DVDEF

Cape Fear

Critique
Synopsis/présentation
Cape Fear fait partie des belles réussites de J. Lee Thompson (1914 - ). Ce réalisateur britannique n'a pas une filmographie très impressionnante: il a malheureusement tourné une bonne quantité d'œuvres mineures telles que Death Wish 4 (1987), The Murphy's Law (1986) et The messenger of Death (1988) avec son acteur fétiche, Charles Bronson. Néanmoins, il demeure un réalisateur qui maîtrise très bien les rouages narratifs hollywoodiens et son Cape Fear en a beaucoup bénéficié.
Cape Fear raconte l'histoire de Max Cady (Robert Mitchum), un ex-détenu qui débarque dans la ville de Savannah en Géorgie pour se venger d'un avocat, Sam Bowden (Gregory Peck). Huit ans auparavant, le témoignage de Bowden a fait emprisonner Cady pour une affaire de viol sur une mineure.
Le réalisateur est fortement influencé par le style d'Hitchcock et montre qu'il a bien appris sa leçon: la séquence de l'escalier en est la plus évidente manifestation. De plus, la scène finale restera longtemps comme un modèle de tension dramatique. Ces 20 minutes où Cady joue au chat et à la souris avec la famille Bowden constituent l'un des grands moments de tension cinématographiques. À elle seule, cette scène mérite de se procurer le film.
Ce long-métrage ne serait probablement pas le même sans sa superbe distribution, en particulier Robert Mitchum. Sa composition très introspective d'un violent calculateur est mémorable. Peck lui, il plus monolithique et en très grande forme également, mais pour lui c'est pas un rôle de composition.
Cette descente aux enfers d'une famille typiquement américaine, dont tous les membres s'aiment et vivent en harmonie, est particulièrement intéressante car elle se déroule dans le contexte du début des années soixante. Elle préfigure, à sa façon, les bouleversements qui vont agiter l'Amérique durant cette décennie.


Image
Pour cette édition DVD, la Universal a fait un très beau travail : l'image est absolument remarquable. Nous ne sommes pas loin de la référence en matière de restauration. L'interpositif est de première génération: tout le long du visionnement, l'on ne voit aucune trace du passage du temps. On a vraiment l'impression de voir une copie toute neuve du film, et ce, malgré qu'il ait 40 ans.
Le transfert est superbe. L'image en noir et blanc nous est proposée en format de 1.85 :1 (anamorphique). Elle est d'une grande stabilité et le contraste y est excellent. Les noirs sont splendides et ont une belle profondeur (en particulier dans la scène finale). La richesse des tons de gris donne beaucoup de relief aux visages et contribue à l'apparente jeunesse qui émane de l'ensemble.
La définition est aussi excellente. Les textures des vêtements semblent réelles à l'écran: on a presque envie d'y toucher. Nous sommes très loin des produits bon marché offerts par d'autres éditeurs. La compagnie Ritek Digital Research nous offre ici un magnifique transfert numérique.


Son
Comme c'est souvent le cas, le son est le parent pauvre de cette édition. Les techniques d'enregistrements étant ce qu'elles étaient en 1962, il ne fallait pas croire aux miracles... La bande sonore anglaise Dolby Digital monophonique est la seule qui soit proposée dans cette édition, mais l'éditeur offre l'option de sous-titrer le film en français. C'est, dans l'ensemble, de la bonne mono, mais avec une bande passante plus tôt restreinte. Ceci laisse peu de place aux fréquences extrêmes qui se retrouvent gommées, en particulier dans la musique. Toutefois, les dialogues sont toujours intelligibles dans toutes les scènes.


Suppléments/menus
Encore là, bien qu'il ne s'agisse pas d'une édition spéciale, l'éditeur a fait des efforts pour offrir des suppléments de qualité. Le tout commence par un documentaire de 27 minutes de Laurent Bouzereau intitulé The making of the Cape Fear. Ce document est construit autour des propos de Gregory Peck et de J. Lee Thompson. Les deux hommes relatent l'élaboration du film, le processus de choix des acteurs, etc.
Ce documentaire est de la même facture que tous les autres réalisés par Bouzereau: des entrevues, des extraits du film et des photos prisent sur le plateau. Ce docuementaire est intéressant et agréable à regarder, mais manque de perspective. Vous n'avez aucune information sur le contexte historique. Le cinéphile reste sur sa faim, c'est un peu dommage.
Le spectateur a ensuite droit à une galerie de photos. Celles-ci sont présentées avec la musique de Herrmann en guise de fond sonore: il s'agit d'une curiosité, sans plus. On retrouve ensuite la traditionnelle bande-annonce du film, puis des notes sur la production et la biographie des principaux acteurs du film.
En terminant, une section DVD-ROM propose des liens Internet vers les différents sites de la Universal.




Conclusion
La Universal nous propose une très belle édition DVD d'un des grands classiques du suspense. Avis aux amateurs de films de peur: voilà un titre à ajouter à sa collection, d'autant plus qu'il s'agit de d'une solide présentation d'une oeuvre qui date déjà de plusieurs décennies.


Qualité vidéo:
4,0/5

Qualité audio:
2,5/5

Suppléments:
3,4/5

Rapport qualité/prix:
3,6/5

Note finale:
3,6/5
Auteur: Sylvain Lafrenière

Date de publication: 2001-09-06

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC Toshiba 32 pouces, Récepteur Sony STR-DE945, Lecteur DVD Sony DVP-S360, enceintes Energy, câbles Cable Accoustic Research

Le film

Titre original:
Cape Fear

Année de sortie:
1962

Pays:

Genre:

Durée:
120 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Universal

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby mono

Sous-titres:
Français
Espagnol

Suppéments:
Documentaire, notes sur la production et l'équipe de tournage, bande-annonce

Date de parution:
2001-09-18

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