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DVDEF

Doctor Who (The Complete First Series)

Critique
Synopsis/présentation
Avertissement : Les lignes suivantes contiennent du matériel susceptible de gâcher le visionnement de la première saison de Doctor Who 2005 (en plus clair pour les utilisateurs de forums : ALERTE AUX SPOILERS, on peut pas faire plus clair).

Nombreux sont ceux qui considèrent Doctor Who comme une des plus brillantes nouvelles séries de la saison 2005. Nouvelle ? Loin s'en faut, c'est en fait la 27ème saison de LA série fantastique la plus populaire d'Angleterre, elle comprend pas moins de 718 épisodes répartis sur 42 ans.
En effet, la série fut diffusée sur les ondes britanniques de 1963 jusqu'en 1989 où elle fut mise en "sommeil" (il existe beaucoup de discussions pour savoir si c'était une annulation ou non. Un rien occupe les fans) à cause d'une image en déclin et un nombre de spectateurs en constante diminution. En 1996, un téléfilm fût produit en collaboration avec la naissante FOX aux États-Unis mais le faible engouement du public américain pour la très anglaise série portât un coup fatal à tout futur projet de collaboration, le Docteur semblait voué à mourir avec sa huitième incarnation. C'était sans compter l'absolue dévotion des fans Britanniques pour leur voyageur spatio-temporel, 2005 marquera le retour du Docteur sur les petits écrans britanniques et, un peu plus tard, canadiens. Doctor Who est de retour et quel retour !

La saga du Docteur débutât en Novembre 1963 sur BBC television sous la forme d'un programme à volonté en partie éducationnel, sans monstre aux gros yeux et destiné à toute la famille. Le coté éducationnel n'intéressera pas l'équipe plus d'une série ou deux et l'absence de monstres ne durera que jusqu'à l'apparition des Daleks, au 5ème épisode... Doctor Who deviendra rapidement le programme de science-fiction légendaire qu'il est aujourd'hui. Chaque série (correspondant plus ou moins à une saison) raconte un ensemble d'histoires constituées, à l'origine, de plusieurs épisodes d'environ 25 minutes chacun avec sa propre fin, généralement à suspens. Chaque histoire prenait généralement quatre à six épisodes avec quelques exceptions notables comme The Daleks' Masterplan de la troisième série (douze épisodes) et The Trial Of A Time Lord dans la vingt-troisième série (quatorze épisodes).

Le principe de la série est simple, Le Docteur, un être qui appartient à une race extra-terrestre très puissante nommée les Time Lord s'est enfui en compagnie de sa petite-fille Susan de sa planète natale, Gallifrey en volant un TARDIS (Time And Relative Dimensions In Space), le vieil engin d'un type TT20 obsolète, lui permet de se déplacer non seulement dans l'espace mais aussi dans le temps. Cet engin en forme de cabine d'appel d'urgence anglaise du milieu du XXème siècle, l'apparence étant le résultat d'un mécanisme de camouflage qui malgré quelques tentatives de réparation reste désespérément défectueux, est un personnage à part entière du programme, il est même vivant d'une certaine manière grâce à la relation symbiotique qui le lie au Time Lord qui le dirige. Un autre aspect essentiel de la série est l'extraordinaire capacité de l'espèce du Docteur à régénérer leur corps jusqu'à douze fois en cas de trépas changeant de caractère et d'apparence physique dans le processus. Ce tour de passe-passe génial de l'équipe de production permet de changer facilement l'acteur jouant le Docteur, et, à ce jour, 10 acteurs différents prirent les commandes du TARDIS, chacun apportant une nouvelle dimension et un style différent au personnage. La série ne serait pas non plus ce qu'elle est sans les compagnons du Docteur. Ce sont, le plus souvent, de jeunes et attractives demoiselles dont le rôle principal est de créer des ennuis et de poser des questions afin de donner l'occasion au Docteur de placer les éléments de l'intrigue. On ne comptera pas moins d'une trentaine de compagnons dans le cours de la série, certains meurent (rarement) d'autres quittent le TARDIS pour poursuivre d'autres aventures, certains seront tout simplement virés par le Docteur. Histoire de donner l'eau à la bouche aux fans de la série, sachez que les compagnons Sarah Jane Smith et K9 sont prévus pour une apparition dans la série 2006.

Bien sur, tout ce petit monde ne serait pas complet sans une flopée d'ennemis généralement monstrueux et animés des plus mauvaises intentions, la série sera d'ailleurs constamment attaquée sur le point de la pertinence du contenu du programme pour une émission diffusée à l'heure du thé (17h15). Dans les adversaires, on se rappellera notamment les autons, qu'on retrouve dans la nouvelle série, les Cybermens, les Sontariens, les guerriers de glace et un ou deux Time Lords, dont le Master. Mais les adversaires les plus célèbres, dont la seule évocation donne des sueurs froides aux plus aguerris des britanniques, sont bien entendu les fameux Daleks. Ceux-ci apparaissent dès la deuxième histoire en 1963 et sont rencontrés de temps à autres, tout au long de la série semant mort et désolation autour d'eux, leur philosophie de vie peut être résumée en un seul mot : "Exterminate !". Ce sont les ennemis jurés du Docteur en particulier et de tout ce qui vit en général, ces mutants qui vivent enfermés dans leur armure métallique représentent le mal absolu, l'archétype de ce contre quoi le Docteur a juré de se battre.

Il est communément admis qu'aucun des Docteur ne fut un échec mais une nette préférence semble aller vers Tom Baker qui enfila le rôle du légendaire Docteur entre 1974 et 1981, l'âge d'or de la série qui possède une place de choix au sein de la culture populaire britannique. Une génération entière a grandi avec le programme créant une des plus fantastiques expériences partagées de la psyché collective anglaise : regarder Doctor Who caché derrière le sofa, risquant un oeil de temps à autres afin de surveiller la fin de la partie effrayante.

Christopher Eccleston (le neuvième Docteur) le dit lui même en interview, lorsqu'il vit la cabine d'appel d'urgence bleue il pensa TARDIS et pas "Police Box" des années 50, l'imagerie de la série est si bien réussie que des éléments comme l'infiniment longue écharpe du quatrième Docteur, les Daleks ou le TARDIS sont immédiatement reconnus pour ce qu'ils sont même par des personnes qui n'ont jamais vu la série. C'est ce monolithe sacré que la BBC, avec l'aide de la plume et la passion du créateur de la version britannique de Queer As Folk, Russell T Davies, a décidé de ressusciter.

En Septembre 2003 une vague d'extase incontrôlable infecte sans discrimination de sexe ni de race la population des fans de Doctor Who, la BBC vient enfin d'annoncer le retour du Docteur sur ses ondes. Le rendez-vous est pris pour 2005 et la production de la nouvelle série de 13 épisodes, co-financée en (petite) partie par notre canadienne CBC, débute sans tarder chapeautée par BBC Wales (Il y a beaucoup de BBCs -BBCes ?- en Angleterre). Les attentes sont énormes et tout le monde attend la nouvelle équipe au tournant, elle va devoir combler 15 ans d'espoirs et d'attentes fébriles des fans ainsi les espérances de succès de la BBC qui, il faut le reconnaître a su mettre toutes les chances de son coté avec une mise en marché exemplaire. Le Samedi 26 Mars 2005 à 19h00 le premier épisode de la nouvelle série est diffusé sur BBC One. Le succès est immédiat, le pilote de Doctor Who 2005 recevra un accueil plus que chaleureux par presque 11 millions de téléspectateurs avec un taux de rétention de 76% (sans compter ceux qui l'ont visionné après téléchargement sur l'Internet...), le nombre de téléspectateurs se stabilisera entre 7 et 8 millions et le taux de rétention à plus de 80%, ces résultats furent jugés excellents par la BBC qui annonça peu après la diffusion du pilote la prochaine mise en production d'une deuxième saison et l'approbation d'une troisième.
L'épisode Rose introduit le nouveau Docteur, joué par Christopher Eccleston (The Others, Existenz, 28 Days) ainsi que sa nouvelle compagne Rose (d'où le nom de l'épisode) jouée par Billie Piper (The Canterbury Tales, The Calcium Kid, Spirit Trap) une ex-idole de la musique pop reconvertie actrice . La continuité de cette nouvelle série semble passer par certains romans issus de l'univers, notamment ceux de Russel T Davis et on apprend rapidement que le Docteur est le dernier Time Lord vivant, son peuple et celui des Daleks s'étant mutuellement décimés lors d'une guerre temporelle. Christopher Eccleston interprète un Docteur tout en contraste et nuances, passant du personnage arrogant très conscient de sa supériorité face à l'espèce humaine à la tristesse la plus profonde que peut ressentir un être qui a perdu son peuple mais aussi à un Docteur plein de truculences au sourire qui tue qui se délecte de ses propres aventures et qui ne sera pas sans rappeler Tom Baker aux vieux fans. Il fait preuve de beaucoup moins de retenue dans ses colères et la violence qu'il peut par moment utiliser ou le recul dont il fait parfois preuve est une nouveauté pour le personnage, la destruction de Lady Cassandra (End of the World) par exemple ne lui fera ni chaud ni froid pas plus qu'il n'hésitera à détruire les Autons qui menacent la terre. Par contre, on constate un renouveau de l'émerveillement dont il peut faire montre devant l'extraordinaire diversité présente dans l'univers. Sa nouvelle compagne, Rose représente elle aussi une évolution du rôle traditionnellement plutôt mièvre de compagnon ou compagne. Malgré ces origines modestes, elle travaille comme vendeuse dans un grand magasin lorsque le Docteur la sauve in extremis des Autons, elle fera rapidement preuve d'une grande largesse d'esprit et d'une volonté d'explorer l'étrange univers que lui propose ce personnage hors du temps qu'est le Docteur. Le personnage de Rose va évoluer et grandir tout au long de la saison, elle ne craint ni n'idolâtre le Docteur, elle s'opposera plus d'une fois aux décisions de ce dernier, notamment dans l'épisode Dalek (ben oui, bien sur qu'ils reviennent, une série de Doctor Who sans Daleks sans comme une tarte aux pommes sans pommes). Deux autres compagnons se joindront à eux plus tard dans la saison, Adam Mitchell (Bruno Langley) que le Docteur reverra chez ses parents assez rapidement et le truculent et plein d'énergie capitaine Jack Harness (John Barrowman) un alien bi-sexuel du cinquante et unième siècle qui devrait avoir sa propre série Torchwood (regardez bien fort le titre...) à l'automne 2006.

Malgré quelques (rares) moments faibles, on pensera particulièrement à tout l'imbroglio autour de Bad Wolf qui bien que partant d'une excellente idée ne convainc jamais et apparaît bien brouillon, dans l'ensemble la saison fonctionne extrêmement bien avec des moments très forts comme End of the World, Empty Child ou l'excellent Dalek (n'en déplaisent aux puristes que cet épisode semble particulièrement déranger) et le fantastique triptyque final (Boom Town, Bad Wolf et The Parting Of The Way). La saison semble sortir tout droit des rêves mouillés du plus grand fan de la série, on a un excellent Docteur, digne de Tom Baker, des compagnons qui, si on oublie le très médiocre Adam, sont très engageants, des Extra-terrestres de toutes les formes et orientations, des Daleks, plusieurs tentatives d'invasions de la terre dont une par les Daleks, la destruction de celle-ci, plein de Daleks, une distribution époustouflante qui nous offre d'excellentes interprétations aussi bien pour les rôles stars que pour les rôles secondaires, on a même le droit à une régénération. Que demander de plus ?
Au fait, vous a t-on dit qu'il y avait aussi des Daleks et qu'ils ont réglé leur problème d'escalier ?

La version 2005 de Doctor Who a su évoluer avec son temps et présente un divertissement absolument délectable dans sa "Britishitude", sa verve et sa capacité à nous surprendre, nous faire sourire, sursauter ou tout simplement peur pour les plus jeunes d'entre nous. L'équipe a aussi su caresser les vieux fans dans le sens du poil et des millions de petits détails les interpelleront tout au long de cette fantastique saison. Billie Piper est étonnement à l'aise dans son rôle et interprète une Rose engageante et attachante, John Barrownman est exceptionnel de charisme et Christopher Eccleston nous manquera dans ce qui fût certainement la meilleure interprétation du Docteur depuis Tom Baker. Son successeur, David Tennant, sera t-il à la hauteur ? Ceux qui ont vu les épisodes spéciaux Childrens In Need et Christmas Invasion connaissent déjà la réponse.


Image
Doctor Who nous est offert en format 1.77 dans un transfert 16:9. Filmé avec des caméras Beta numérique, l'image source peut être considérée comme très bonne.

La définition est excellente malgré un certain flou classiquement notable pendant les scènes à effets spéciaux. Le niveau de détails est tout à fait honnête, et, dans l'ensemble l'image présentée est très nette. Les couleurs sont justes, les tons apparaissent naturels. Aucun défaut de saturation ni débordement n'a été constaté. Les niveaux sont parfaits et ne présentent pas la sur-brillance que l'on constate souvent dans les coffrets saisonniers de séries anglaises (et pour être parfaitement clair ici, la source de ces problèmes n'est pas à chercher de l'autre coté de l'atlantique mais bien de notre coté de l'océan...). Le niveau de détails dans les zones sombres est tout à fait correct même si on atteint pas les sommets d'une émission filmée en haute définition.

La surdéfinition de contours n'est que faiblement présente et aucun filtre bizarre n'a été appliqué. Cependant l'image du coffret possède un défaut majeur : le transcodage en NTSC de l'image PAL est au mieux très moyen. On constate beaucoup de traînées et un effet de peigne du à un mauvais marquage de trames qui laisse l'impression d'une image sale, à notre connaissance ces défauts ne sont pas présents sur le transfert anglais. Il est bien dommage de gâcher l'excellent travail fait sur ce coffret par une erreur très facilement évitable (les solutions se nomment standard de qualité et contrôle de qualité...)


Son
Le coffret étant la copie conforme du "Collector Edition" disponible en Angleterre, on ne trouve qu'une bande sonore anglaise Dolby Digitale 5.1 avec des sous-titres anglais. Pas d'option française du tout, mais on a tout même des sous-titres, est-il ce nécessaire de rappeler une fois de plus qu'on parle le FRANÇAIS au Québec ? Au moins le sous-titrage est présent aussi sur l'intégralité du matériel supplémentaire ce qui aidera beaucoup certains.

La bande son présente est un exemple de bande sonore de série télévisuelle à budget moyen moderne et on ne trouvera pas grand chose à y redire. Elle dispose d'une bonne dynamique avec un champ sonore conséquent. La trame sonore est fluide avec chacun de ses éléments qui se fondent en un tout plutôt harmonieux sans discordance désagréable, la séparation des canaux est correcte sans être époustouflante. Les canaux d'ambiance sont constamment au travail et donne une qualité enveloppante à la bande sonore qui, défaut d'être subtile, favorise l'immersion. L'accent britannique des acteurs est parfaitement clair tout au long de la série et la compression dynamique semble être présente mais réduite au minimum. Les basses sont de très bonne qualité, rondes et bien définies. Le canal de basse fréquence trouvera amplement matière pour une remise en forme complète. On remarquera cependant une utilisation pas toujours constante de ce canal, certaines scènes en sont totalement dépourvu malgré un certain degré d'action, étrange.

Même si ce n'est pas la bande sonore de la décennie cela reste une très agréable écoute qui accompagne parfaitement l'aventure de notre cher Docteur.


Suppléments/menus
La première saison du retour de Doctor Who sur les petits écrans nous est présentée sur cinq disques DVD9 contenus dans un très beau coffret au couleur du TARDIS enveloppée d'une bande de plastique sur laquelle sont imprimés Christopher Eccleston et Billie Piper d'un coté et la liste des épisodes et des disques ainsi que quelques détails techniques de l'autre. Le coffret cartonné, qui est infiniment plus mince et pratique que sa contrepartie britannique qui a les proportions du TARDIS, se déplie en quatre volets, le premier contient un livret, le deuxième le DVD avec les quatorze épisodes, charcutés, de la première saison de Doctor Who Confidential, les deux derniers volets renferment l'intégralité des épisodes de la série ainsi que quelques suppléments sur quatre DVD. L'intérieur du coffret continue la métaphore en simulant la décoration intérieure du TARDIS, les DVD 1 à 4 reprennent cette illustration pour se fondre dans l'image de fond, l'effort de design est payant et le coffret est tout simplement superbe. Si le coté esthétique est très réussi, la qualité du coffret elle laisse à désirer : l'enveloppe protectrice de plastique semble bien fragile et perd facilement des morceaux et avec un simple décompte vous remarquerez que les derniers volets contiennent deux disques par volet, en effet nous retrouvons l'horrible organisation un disque sur l'autre que nous avions déjà déploré pour le coffret de la première saison de Veronica Mars, ce n'est pas pratique du tout et les risques d'endommager les DVD 1 ou 3 en essayant de sortir les DVD 2 ou 4 sont grands. Le coffret est beau mais nous parierons pas sur sa longévité, dommage.
Sur le front des suppléments Doctor Who: The Complete First Series mérite bien son nom. Pour une fois les suppléments livrés avec une série sont consistants, généralement divertissants et ciblés sur les fans. Les Anglais sont les champions du monde lorsqu'il s'agit des séries télévisées et leur coffrets DVD sont la directe expression de la passion de ce peuple pour leurs programme scriptés.

Tous d'abord nous avons treize commentaires, oui treize, tous les épisodes de la saison sont commentés, et on ne parle pas de commentaire par un l'obscure perchiste ou l'opérateur en charge du rendu de tel ou tel effet spécial, ici les commentaires sont fait par Russel T Davis le créateur, Julie Gardner (souvent dans le rôle de la prude) responsable de la série pour la BBC, Phil Collinson le producteur, les acteurs Billie Piper, John barrowman, ainsi que d'autres membres de l'équipe trop nombreux pour être nommés ici. Les commentaires sont fantastiques, l'équipe de production est constituée de fanboys de la pire espèce (notre préférée), Billie Piper s'extasie de tout comme une petite fille qui irait pour la première fois au cinéma, la présence de John Barrowman rend impossible la conduite sérieuse d'un commentaire. Malgré ce chaos à l'accent fortement britannique, les commentaires sont plein d'anecdotes et d'informations le tout généralement sans langue de bois. Les succès sont commentés et expliqué mais aussi les échecs et autres petits ratés, ces commentaires enthousiastes sont tout simplement brillants. On regrettera cependant l'absence de Christopher Eccleston au sein de cette excellente distribution.

Le disque identifié "Confidential" contient les treize épisodes de la série soeur Doctor Who Confidential diffusée à la suite des aventures du Docteur sur BBC3 (encore une autre BBC) ainsi qu'un épisode supplémentaire dans les coulisses de l'épisode spécial de noël "The Christmas Invasion". Les versions proposée ici sont des versions intitulée "Cut-Down" et elles portent, malheureusement bien leur nom, tout le matériel d'archives, extraits d'anciens épisodes et interviews des Docteurs précédents a été coupé de ces versions. A l'arrivée on obtient, pour chacun des épisodes, entre dix et quinze minutes de documentaires DVD qui même s'ils contiennent toujours une masse impressionnante d'informations sont beaucoup moins divertissants que les Confidential originaux.
Le reste des suppléments est plus classique et se trouvent répartis sur les quatre autres disques.
Sur le disque 1 on trouve :
Interview with Christopher Eccleston (BBC Breakfast) : Une entrevue intéressante avec l'interprète du neuvième Docteur qui essaye très dur de ne pas laisser transparaître qu'il ne fera pas plus d'une saison.
Destroying the lair : Un documentaire de production classique sur les techniques visuelles utilisées pour la destruction du nid des Autons dans l'épisode Rose.
Making Doctor Who with Russell T Davis est une tentative de journal vidéo par le créateur de la série, intéressant mais ce dernier devient rapidement nettement trop occupé pour s'occuper de son journal et les entrées se font de plus en plus rares au fur et à mesure que la production avance.
Waking The Dead : Même principe mais cette fois-ci avec l'auteur de l'épisode The Unquiet Dead. Le journal est très détaillé et va en profondeur dans les affres créatifs de l'auteur.
Laying Ghosts : Un documentaire de production sur The Unquiet Dead.
Launch Trailers : Une collection des bandes annonces utilisées la série qui démontre à quel point la BBC est capable de vous détruire le suspens en vous révélant les moindres surprises dans les promotions... Morale : ne pas regarder les bandes annonces que les BBCs (es? esses?) diffusent pour un épisode.
Disque 2 :
Deconstructing Big Ben : Ce documentaire explique comment la scène de destruction de Big Ben par le vaisseau spatial à été créée. Classique mais étonnement intéressant.
On Set With Billie Piper : Un vidéo-journal tourné par l'actrice Billie Piper. Intéressant tout autant qu'étonnant par moment, elle filme même pendant qu'un réalisateur lui donne ses instructions pour la scène suivante et fait quelques zooms d'un goût douteux... Un petit regard sur la production filmée par une grande enfant.
Quelques autres bandes annonces toujours aussi révélatrices.
Disque 3 :
Mike Tucker's mocks of balloons : Ce segment s'intéresse à la construction de la miniature de ballon anti-aérien visible dans la scène de blitz de l'épisode Empty Child. Impressionnant.
Disque 4 :
Designing The Doctor : C'est la pièce de résistance des suppléments. Ce documentaire revient sur tout l'aspect visuel et créatif de la série. Passionnant.
Ce disque contient les bandes annonces des trois derniers épisodes de la saison où on peut assister à l'annihilation totale du moindre suspens dans les épisodes. Si la BBC a globalement très bien géré la mise en marché de la série l'aspect des bandes annonces est à revoir complètement...

C'est un ensemble tout à fait impressionnant de suppléments qui totalisent presque 5 heures en tout et même si certains sont plus faibles que d'autres, aucun n'est inintéressant.



Conclusion
Après 15 ans d'attente les fans de la série Doctor Who vont enfin pouvoir visionner de nouveaux épisodes de leur série fétiche dans le confort de leur salon.
Doctor Who version 2005 est une complète réussite, la série est captivante, les personnage engageants et l'interprétation fabuleuse. Nous avons eu le droit au meilleur Docteur que la série nous est offert depuis Tom Baker et même si on constate un léger cafouillage avec l'histoire autour de Bad Wolf (l'arc n'est semble t-il pas totalement terminé, un rattrapage est donc toujours possible) la saison offre un tout très intéressant qui débouche sur une surprise de taille, pour ceux qui ne regarde pas les bandes annonces de la BBC bien entendu...
Le coffret saisonnier est, comme souvent lorsqu'on parle de la BBC, plein de suppléments et d'une haute valeur de production. Rien que les commentaires seraient suffisants pour classer cette édition comme une des meilleures de l'année mais la valeur ajoutée par le nombre et la qualité des suppléments fait de ce coffret un produit qu'il va être bien difficile d'égaler. Seul le coffret saisonnier de Lost s'approche de loin de la qualité de l'offre de Doctor Who pour sa première saison sur les écrans modernes.
Qu'on soit un fanatique de la série ou qu'on se sente l'envie de la découvrir le coffret est un achat fantastique qui donnera des heures et des heures de divertissements de très haute qualité. L'acquisition en est très très vivement conseillée.
On notera aussi que nous avons notre revanche pour le délais de sortie du coffret de la première moitié de la deuxième saison de Battlestar Galactica, en effet le coffret Doctor Who ne sortira aux États-Unis qu'en Juillet après sa diffusion sur SciFi, Nananèreuh !



Qualité vidéo:
3,5/5

Qualité audio:
4,0/5

Suppléments:
4,5/5

Rapport qualité/prix:
4,7/5

Note finale:
4,4/5
Auteur: Pascal Cauden

Date de publication: 2006-03-29

Système utilisé pour cette critique:

Le film

Titre original:
Doctor Who

Année de sortie:
2005

Pays:

Genre:

Durée:
585 minutes

Réalisateur (s):
-

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
BBC

Produit:
DVD

Nombre de disque:
5 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.78:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais (CC)

Suppéments:
Commentaires, "Doctor Who Confidential - Cut Down", documentaires, bandes annonces

Date de parution:
2006-03-07

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