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DVDEF

Brotherhood, The

Critique
Synopsis/présentation
Martin Ritt débuta sa carrière à la télévision et évolua tout naturellement vers le cinéma. Ses débuts furent couronnés par des succès critiques et lui permirent d'obtenir les faveurs des producteurs (Edge Of The City 1957, The Black Orchid 1959, Paris Blues 1961).
Mais ce n'est réellement qu'à partir de Hombre (1967) que son talent parvient vraiment à éclater. Ce western entièrement construit sur l'action, aux dialogues restreints, fait ressortir des capacités de mise en scène insoupçonnées jusque là.
Ses films suivants seront de plus en plus ambitieux et complexes, sur des sujets peu faciles, même si peu atteindront la qualité de Hombre (The Molly Maguires 1970, Sounder 1972, Norma Rae 1979).
The Brotherhood, qu'il tourna juste après Hombre, est un film étonnant pour qui a déjà vu The Godfather. En effet, les thèmes exploités dans ce film sont quasi identiques à ceux du succès mondial de F.F Coppola ; de plus, la similitude de quelques scènes est telle que nous nous en sommes venu à nous demander si The Godfather n'était pas qu'une reprise de The Brotherhood.
Bien évidemment, une fois le film vu et analysé, ces questions se sont vite envolées et force est de constater qu'entre un cinéaste de génie et un honnête artisan, parfois inspiré, la différence est énorme.
Franck Ginetta (Kirk Douglas est ici également producteur du film), petit parrain de la mafia, se retrouve coincé entre la nouvelle génération de mafiosos aux ambitions démesurées, et les anciens très attachés à la methode traditionnelle. Son frère (Alex Cord), qui souhaite faire partie de la famille, vient perturber ses plans et l'oblige à faire appel à son sens de l'honneur, ce qui donnera des résultats traumatisants pour l'organisation et sa propre famille.
Cette histoire est racontée sur un mode classique et naturaliste. Le scénario est vraiment le point fort du film, relayé par une interprétation solide, mais limité par une mise en scène sans grand éclat. A noter : toute une galerie de seconds rôles dont les gueules semblent avoir énormément marqué Martin Scorcese pour Goodfellas et Casino.
L'émotion génerée par le film est malheureusement un peu gâchée par l'inévitable comparaison avec The Godfather, à laquelle se livrent tous les spectateurs. Ces deux films n'ont en commun que leur thème, et leur traitement diffère radicalement.
Très certainement, le film de M. Ritt est nettement moins bon que celui de Coppola, mais cela ne le rend pas initéressant pour autant. Il apporte même un éclairage plus proche de la réalité, et des personnages moins cinématographique mais sans aucun doute plus crédibles.
Le film est grandement recommandé pour les amateurs de The Godfather et de tous les films sur la mafia, car il en constitue un peu la genèse, et il est suprenant de voir qu'il en contenait déja tous les éléments caractéristiques.
Une deuxième chance doit donc être donnée à The Brotherhood, dont le seul tort est d'avoir le même sujet qu'un des chefs-d'oeuvre mondialement reconnus du cinéma.



Image
Le transfert proposé ici est anamorphosé et évidemment l'image est présentée en format original (1.85:1).
La qualité de l'interpositif est très variable, passant d'excellente à un manque évident de netteté. Cependant, l'ensemble est plutôt agréable malgré une certaine instabilité.
Le rendu des couleurs est lui de bon aloi et solidement épaulé par des noirs assez profonds. Le contraste est correctement ajusté tandis qu'on n'observe aucune flustation de la densité.
Le plus gros défaut vient probablement =de la numérisation qui donne un aspect mouvant aux arrières-plans de l'image (voire à la totalité de l'image). On peut constater l'aspect fluctuant des défauts numériques sur la dernière (et poignante) scène, qui devient soudain quasiment irregardable tant le fourmillement est évident. Bizarrement il n'y avait aucun défaut de numérisation quelques secondes plus tôt.
Un transfert néanmoins agréable à regarder, qu'une numérisation en bonne et du forme aurait libéré de ses défauts actuels.


Son
Les bandes son sont disponibles en anglais (DD 2.0 mono) et français (DD 2.0 mono).
La dynamique est tout juste correcte, mais le résultat final est plutôt valable. La musique de Lalo Schiffrin semble quelque fois un peu trop complexe pour être parfaitement restituée. Toutefois, aucun gros défaut n'est à relever et les voix des personnages sont parfaitement intelligibles.
Une bande son qui aurait gagné à être renumerisée (ce qui ne semble plus être la politique de la Paramount), mais qui reste tout-à-fait honorable en l'état.
A noter tout de même, la supériorité de la piste originale sur celle doublée en français.
Les sous-titres sont proposés uniquement en Anglais.


Suppléments/menus
Le problème est le même qu'avec The Gambler où la Paramount nous propose une édition totalement vide de suppléments. Une fois de plus, il aurait été très facile de concocter un petit document sur les analogies et différences avec The Godfather, qui trois ans après celui-ci deviendra la référence des films sur la mafia.



Conclusion
Un film surprenant, injustement passé sous silence, supporté par une édition tout juste correcte. Cependant, la qualité du film et le prix de vente vraiment intéressant nous permettent de recommander cet achat.



Qualité vidéo:
2,5/5

Qualité audio:
2,5/5

Suppléments:
0,0/5

Rapport qualité/prix:
2,5/5

Note finale:
2,0/5
Auteur: Stefan Rousseau

Date de publication: 2002-06-04

Système utilisé pour cette critique: Projecteur Sharp XV Z9000, Lecteur de DVD Toshiba SD500, Recepteur Denon, Enceintes Triangle, Câbles Banbridge et Real Cable.

Le film

Titre original:
Brotherhood, The

Année de sortie:
1968

Pays:

Genre:

Durée:
96 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Paramount

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby mono
Française Dolby mono

Sous-titres:
Anglais

Suppéments:
Aucun

Date de parution:
2002-05-14

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