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DVDEF

Murder by Numbers

Critique
Synopsis/présentation
Pour Barbet Schroeder, Murder by Numbers marque un retour aux grandes productions Hollywoodienne après la réalisation d'une co-production hispano-française (La virgen de los sicarios). Ancien critique aux Cahiers du cinéma, puis producteur de Jean-Luc Godard et Eric Rohmer, il s'est lancé à la réalisation au cours des années soixante. A l'instar d'autres réalisateur européen (Paul Verhoeven et Wolfgang Petersen), il a fait le saut sur le continent américain au début des années quatre-vingt. Schroeder a réalisé alors des films comme Single White Female (1992) et Desperate Measures (1998).

La prémisse de Murder By Numbers est, à priori, intéressante : deux jeunes adolescents blasés d'un quotidien banal décident de commettre le meurtre parfait. L'idée est fort simple: une victime sélectionnée au hasard, un plan précis et un coupable qui correspond parfaitement au profil présumé du tueur. En suivant cette idée à la lettre ("by numbers"), les deux adolescents s'assurent que la police n'y verra que du feu. C'était sans compter sur Cassie Mayweather (Sandra Bullock), cette détective à l'instinct plutôt développé vient en effet compliquer la réalisation du projet de Richard Haywood (Ryan Gosling) et Justin Pendleton (Micheal Pitt). Bien que tous les indices laissés par les deux jeunes hommes indiquent que Ray le trafiquant de drogue (Chris Penn) est celui qui a perpétué le crime, et que tous ses collègues mordent à l'hameçon, la jeune femme pousse l'enquête dans une toute autre direction. Richard et Justin pourront-ils lui échapper et réussir le pari qu'ils s'étaient lancé ou la policière sera-t-elle plus forte qu'eux?

Bien que cette équation narrative semble bien fonctionner lorsque présentée ainsi, le film ne fonctionne pas toujours. Par exemple, les éléments qui poussent Cassie Mayweather à enquêter plus à fond sur les deux adolescents sont tellement gros qu'on ne peut croire qu'elle est la seule de tout le service de police à y voir plus clair...

De plus, le film n'est marqué d'aucune surprise. Mis à part part un rebondissement d'usage à la toute fin, le scénario reste prévisible. On assiste à un enchaînement logique mais somme toute simpliste d'événements jusqu'à une conclusion tout à fait attendue. Par le fait même, cette progression paraît trop lente et le film en souffre. Sans oublier que le montage de Lee Percy n'est pas très nerveux n'aidant en rien au rythme de l'oeuvre.

Pourtant le réalisateur Barbet Schroeder avait sous la main assez d'éléments pour mettre en scène un film captivant, à commencer par des personnages au profil complexe. Schroeder semble par contre être resté en surface; le passé de Cassie Mayweather, est dévoilé mais sans impacts sur le fil narratif principal. Même chose pour les deux jeunes hommes (campé par Ryan Gosling et Micheal Pitt) qui pourtant auraient mérité plus ample attention.

L'intêret principal de Murder By Numbers réside dans la présentation du modus operandi de l'enquête et des meutriers. Contrairement à plusieurs suspense mettant en place des tueurs en série, Schroeder a solidement mis en scène l'enquête et la préparation du crime faite au préalable par les deux assassins.

Mais somme toute Murder By Numbers ne comble pas toute les attentes. On pouvait s'attendre à mieux considérant l'excellente prémisse du film et l'expérience de celui qui était à sa barre.


Image
Murder By Numbers est présenté au format respecté (1.85:1) d'après un transfert vidéo anamorphosé de qualité plutôt moyenne. Notons qu'une édition plein écran est également disponible.

La définition générale du transfert est satisfaisante. La majorité des scènes présentent un piqué et une précision satisfaisants. C'est plutôt au niveau de la colorimétrie que ce transfert laisse à désirer. On remarque en effet plusieurs séquences où la les couleurs semblent déborder, principalement lors des scènes extérieures. De plus, les noirs manquent à maintes occasions de profondeur et d'intensité. Notons également certains passages où le contraste semble sous-accentué et doublé d'une fluctuation de la brillance.

Comme à l'habitude pour un titre récent, l'interpositif utilisé ne présente de grain ni ou imperfections. On remarque toutefois d'importantes défaillances au niveau de la compression. Certaines scènes souffrent d'un fourmillements marqué, tel qu'en fait foi la séquence d'ouverture du film. Il s'agit d'une problématique importante qui contrairement à l'habitude chez Warner constitue un défaut majeur de ce transfert.



Son
Cette édition offre deux bandes sonores, une anglaise et une française, toutes deux en Dolby Digital 5.1.

La bande-son anglaise est satisfaisante quoiqu'elle souffre de quelques lacunes au niveau des dialogues. En effet, ceux-ci sont parfois mixés à trop faibles volume comparativemnt au reste des éléments sonores. Il en résulte plusieurs moments où ceux-ci sont difficilement intelligibles. Notons de plus que l'intégration des dialogues est à quelques reprises totalement ratée. Certains plans filmés depuis l'extérieur de la voiture laissent entendre les dialogues des personnages comme si nous étions situés à l'intérieur de l'auto. Ce choix dérange et fait perdre l'attention.

À l'opposé, on doit applaudir la fidélité de la bande son au niveau de la reproduction de l'imposante trame sonore créée par Clint Mansell. Ainsi, bien que l'essentiel du champ sonore se déploie des enceintes avant, on remarque à plusieurs reprises de belles utilisations des effets d'ambiophonie dans l'appui de la trame-sonore. L'image stéréophonique est quant à elle bien articulée, le son profitant de transitions de canaux à canaux bien réussies. Il faut finalement noter la présence de basses solides, bien étalées quoique l'utilisation du canal .1 (LFE) soit plutôt timide.

La bande-française, Dolby Digital 5.1, est à la hauteur de sa contrepartie anglaise. Les dialogues souffrent toutefois des mêmes problèmes d'intégrations, bien qu'ils soient généralement plus intelligibles.

Il y a finalement présence de sous-titres en anglais, français et espagnol.



Suppléments/menus
Cette édition de Murder By Numbers est plutôt avare.

On retrouve comme unique supplément digne de ce nom une piste de commentaires audio animée par Barbet Schroeder (réalisateur) et Lee Percy (monteur). Les deux hommes sont intéressants et abordent les défis techniques reliés à la production du film. Chacune des scènes sont scrutées et analysées de façon à mieux comprendre leur implication dans le film.

On retrouve également dans la section suppléments la filmographie et des notes sur les acteurs et artisans ainsi que la bande-annonce du film, présentée au format respecté et anamorphosé.
Est-ce tout? Oui...




Conclusion
Malgré une prémisse intéressante et prometteuse, Murder By Numbers laisse un peu froid. La facture technique, et la quantité limitée de suppléments rendent cette édition encore moins attrayante. Une location s'impose avant tout achat.



Qualité vidéo:
2,8/5

Qualité audio:
2,9/5

Suppléments:
2,0/5

Rapport qualité/prix:
3,2/5

Note finale:
2,8/5
Auteur: Steve Tremblay

Date de publication: 2002-09-25

Système utilisé pour cette critique: Téléviseur NTSC 16:9 Samsung HCL5515W, Récepteur Harman/Kardon AVR310, Lecteur DVD Panasonic RP91, enceintes Cerwin Vega, câbles Accoustic Research

Le film

Titre original:
Murder by Numbers

Année de sortie:
2002

Pays:

Genre:

Durée:
120 minutes

Réalisateur (s):

Acteur (s):

Le DVD / Blu-ray

Pochette/couverture:

Distributeur:
Warner Bros.

Produit:
DVD

Nombre de disque:
1 DVD-9 (simple face, double couche)

Format d'image:
1.85:1

Transfert 16:9:
Oui

Certification THX:
Non

Bande(s)-son:
Anglaise Dolby Digital 5.1
Française Dolby Digital 5.1

Sous-titres:
Anglais
Français
Espagnol

Suppéments:
Piste de commentaires, filmographies, bande-annonce

Date de parution:
2002-09-24

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